Je like, donc je suis

Publié le 21 septembre 2026
3 min

Une histoire d’insomnie & de validation sociale

@maddisondesigns – Unsplash

De vous à moi, j’entretiens une relation presque toxique avec le « J’aime » sur les réseaux sociaux. Voilà, je l’ai dit ! Tout en sachant ce qu’il implique en termes de puissance algorithmique (désormais réduite à néant), d’approbation numérique et d’image « publique », je ne peux pas m’empêcher de garder un oeil sur mes notifications lorsque je poste sur un réseau social et de sourire bêtement quand je vois les chiffres grimper. 

En cette belle période de rentrée, LA période des statistiques et reportings en tout genre, je me questionne sur cette notion d’« amour digital ». 

Anatomie d’un sentiment virtuel

Le like est un petit secret honteux côté Instagram, un détail technique pour TikTok et un casse-tête émotionnel sur Facebook ou LinkedIn (je ne SAIS pas comment je me sens et c’est pour ça que je scroll depuis 2h, ok ?!). Ce simple petit tapotement de l’écran est à l’origine des réseaux sociaux tels qu’on les connait aujourd’hui, et grâce à lui Mark Zuckerberg et ses petits copains exploitent allègrement nos failles d’amour-propre et notre besoin d’appartenance à une communauté.

Cependant, le poids technique du « j’aime » a bien changé : avant, mettre un « j’aime » sur une publication social media c’était fort ! On « faisait le buzz » (ça m’a arraché une partie de mon âme de l’écrire, croyez-moi).  Aujourd’hui ça veut dire « j’ai vu » ou à la rigueur « je suis là, tu n’es pas seul·e »… On préfère se dire qu’on est sur la même longueur d’ondes en s’envoyant des posts en message privé, à l’abri des regards indiscrets !

Le like est mort, vive le like

@jacksonsophat – Unsplash

Et si demain tous les réseaux sociaux cachaient délibérément les interactions comme le like ou les partages, est-ce que ces espaces redeviendraient des lieux de discussions publiques ? Je veux dire, au-delà des trolls et des personnes qui ne comprennent pas à qui elles parlent quand elles commentent un post. Ou bien est-ce que la vraie puissance algorithmique ce ne serait pas… de ne pas parler d’un sujet

On appelle ça l’art du « gatekeep » (qui aurait pu figurer dans mon lexique de la Gen Z) : le fait de garder secrète une bonne adresse, une référence ou une astuce pour conserver le monopole sur cette information et/ou éviter qu’un lieu devienne trop populaire.

Ok… Et maintenant ?

Le « j’aime » n’est pas une fin en soi : c’est un simple outil de mesure, et le tout est de savoir quoi en faire dans sa stratégie social media ! On laisse tomber le nombre d’abonné·es et le like de politesse, et on se concentre sur ce qui a du sens comme les commentaires, les échanges en message privé ou les mentions. Bonus : continuer de se poser des questions comme : est-ce que les contenus que je publie toutes les semaines donnent envie d’aller plus loin ? Est-ce qu’au-là d’être aimée virtuellement, ma destination touristique donne envie de la rencontrer EN VRAI, ainsi que toutes celles et ceux qui en sont l’âme ? En voilà un indicateur de performance intéressant !

Allez, comme c’est vous j’arrête de gatekeep mon adresse préférée : c’est le Palais Beaumont à Pau, surtout du 13 au 15 octobre. Chuuuut ! 🤐

Source(s) : aucune IA n’a été utilisée dans le cadre de l’écriture de ce billet
Un matin tôt, Cédric Chabry m’a demandé d’échanger son créneau de rédaction sur le blog. Un soir tard j’ai demandé à mon mec s’il trouvait que « Je like, donc je suis » était une bonne idée de titre pour un article social media. Il a dit oui. J’ai donc eu une insomnie productive sur l’application « Notes » de mon téléphone, et des regrets à 7h du matin quand le réveil a sonné. Bonne lecture !
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Fondatrice de l'agence Avéré et spécialisée en communication digitale depuis 9 ans, j'aide mes client·es à atteindre leurs objectifs stratégiques grâce aux réseaux sociaux.
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