Quand le “Care” se révèle grâce à l’IA déployée par les OGD, on remet les yeux dans les yeux !

Ravi de retrouver la rédaction du blog pour continuer à vous partager des convictions fortes sur l’Intelligence Attentionnelle des professionnels du tourisme à l’ère de l’Intelligence Artificielle. Alors avant de commencer et faire baisser la pression pour celles et ceux qui se sentiraient largué-es sur l’IA, je sors de 2 semaines de break sans avoir ouvert mon Gemini ou GPT et vous savez quoi, j’ai survécu 🙂 et j’ai même mieux dormi à laisser reposer mon cerveau de créatif qui se fait souvent piéger par la curiosité du champ des possibles face à l’IA 🙂 … allez c’est parti, on commence avec une réflexion sur les nouveaux métiers à inventer dans les OGD.
À retenir en 30 secondes
- On peut inventer de nouveaux métiers en interne dans les OGD, les promptologues attentionné-es
- L’IA dans un OGD, ce n’est pas (que) “reformuler des textes”. C’est un levier pour repenser la façon dont on prend soin des équipes, des clients et des acteurs locaux.
- Oui, l’IA repense les tâches du quotidien quand on découvre son potentiel. Oui, elle peut fragiliser des métiers si on la subit. Mais elle fait aussi émerger de nouvelles missions
- Leur mission : automatiser le répétitif pour libérer de l’attention et remettre du yeux dans les yeux (en interne, avec les clients, et surtout avec les pros du territoire).
- Attention au piège : ne pas créer “la personne IA” indispensable. On professionnalise collectivement (charte, bibliothèque, rituels, relais) pour éviter de se retrouver bredouille quand ma pépite part de l’entreprise.
- Bonus pragmatique : ce poste peut être mutualisé (3 OT) ou porté par une ADT (hub départemental).
C’est quoi ce nom à la noix ? Proctologues ????
Il faut que je commence par ce néologisme qui ressemble étrangement à une autre expertise… qui n’a rien à voir 🙂 : promptologue.
Un promptologue, c’est simplement quelqu’un qui sait formuler des consignes (prompts) de façon claire, utile et responsable pour obtenir un résultat fiable d’une IA. Dit autrement : quelqu’un qui sait parler IA sans perdre son humanité en route. Toute l’équipe peut et doit prochainement se revendiquer “promptologue” du quotidien, avec les bonnes astuces et connaissances pour bien exploiter l’IA comme un assistant bien cablé et non comme un truc qui fait (n’importe quoi) à sa place.
Si vous connaissez des conseillers d’orientation, va falloir leur dire de mettre à jour leurs fiches Onisep 😉
Petite précision assumée : oui, le mot ressemble à un autre métier bien connu et sans aucun rapport… et c’est justement pour ça qu’on s’en souvient.
Le sujet, c’est de proposer un nouveau métier dans les organisations touristiques : le – la Promptologue attentionné-e. Et derrière ce mot, il y a une idée simple mais puissante : L’IA n’est pas un sujet saoulant, c’est un révélateur d’attentions quand on l’intègre comme un “nouveau collaborateur” avec une vraie culture d’entreprise.
À ceux qui n’ont pas encore “pris le virage IA” (et aux sceptiques)
Beaucoup de managers d’OGD/OT voient encore l’IA sous un angle très réducteur, quand ils n’ont pas eu la chance de découvrir le potentiel des outils d’aujourd’hui. La plupart résume l’usage de l’IA à : “Ça reformule des textes, ça fait des posts, ça génère des idées.” … C’est la surface.
Le vrai potentiel de l’IA, dans une organisation touristique, est ailleurs : elle permet de repenser la façon dont on sert. Servir l’équipe. Servir les clients. Servir les pros du territoire.
Et aux sceptiques qui disent “l’IA va tuer des métiers” :
Ils ont raison de poser la question. Si on subit l’IA, oui, elle va déplacer des tâches et fragiliser des postes.
Mais il y a un autre scénario, beaucoup plus intéressant : l’IA fait aussi émerger de nouveaux métiers dans les OGD, parce qu’elle crée un besoin de : structuration, pédagogie, qualité… et surtout d’attention qui peut inviter à repenser des fiches de postes, des services et des promesses.
Quand l’IA “gagner du temps”, ce n’est pas un cadeau pour tout le monde
Vous entendez souvent que l’IA fait gagner un temps fou, je ne suis même pas toujours sûr que ce soit le premier atout de ces évolutions. Et quand on dit “l’IA va vous faire gagner du temps », certaines adorent et d’autres, beaucoup d’autres sont angoissés.
C’est une promesse géniale… pour les profils créatifs.
Pour beaucoup d’autres, c’est presque un stress :
- quand on a une routine depuis des années (même faite de tâches pénibles), c’est un quotidien maîtrisé
- quand on s’embête avec un SIT lourd, parfois peu “porteur de sens”, malgré tout rassurant parce qu’on le contrôle
- et entendre “vous aurez plus de temps pour remettre les yeux dans les yeux” n’a rien d’évident quand on n’est pas à l’aise face aux gens (pros, touristes, partenaires).
Quand le manager baisse la valeur du travail des collaborateurs quand ca transpire l’IA
Certains managers ressentent une forme de perte de valeur quand une équipe “fait trop avec l’IA”. Comme si l’outil avait travaillé à la place des personnes.
Je les comprends quand les collaborateurs ne prennent plus le temps d’infuser l’apport de l’IA, qu’on ne remet pas d’attention humaine ou qu’on envoie un TRUC de 40 pages imbuvables 😉 . On vit une période de transition majeure qui déstabilise, qui bouge les curseurs de la qualité du travail produit, c’est vraiment intéressant d’échanger sur ces aspects qui vont bien au-delà d’une stratégie digitale.
Parce que l’IA ne supprime pas le travail. Elle le déplace.
Le vrai travail devient :
- l’infusion (laisser les idées vivre, mûrir, être discutées),
- l’appropriation (comprendre, trier, choisir, reformuler, décider),
- l’incarnation (mettre du terrain, du contexte, une intention, une responsabilité),
- et la délibération collective (se mettre d’accord, arbitrer, assumer).
Conclusion simple : l’IA accélère la production. À nous de ralentir l’appropriation. Sans temps d’infusion, l’IA fabrique du livrable, pas du sens. Il est temps de réinvestir dans les temps d’échanges, de discussions autour d’une table ou en marchant, les yeux dans les yeux… Il faut aussi assumer un changement profond : on travaille quand on prend le temps de discuter, même si on n’a pas le nez devant un écran (seul indicateur pour beaucoup de décisionnaires pour savoir si un collaborateur « travaille »)
Le-La Promptologue attentionné-e : un rôle pour remettre l’attention au centre
Le Promptologue attentionné n’est pas “la personne qui fait des prompts”. C’est un rôle transverse, un facilitateur interne, un-e cheffe d’orchestre, qui sert une priorité : l’intelligence attentionnelle.
Sa promesse est très concrète : Automatiser le répétitif pour remettre les yeux dans les yeux, dans les réunions de travail, avec les clients et encore plus avec les pros du territoire.
Les 6 marqueurs qui font la différence
Ce rôle a une dimension très “écoute” (certains diront très “psy”, et ce n’est pas une critique). Parce que le cœur du métier, ce n’est pas l’outil : c’est la compréhension du quotidien.
- À l’écoute : comprendre avant de proposer, écouter son équipe, ses pros.
- Pédagogue : expliquer avec des mots simples, montrer plutôt que démontrer, rassurer.
- Curiosité : tester, explorer les possibles, ouverture d’esprit et veille permanente.
- Transmission : partager, former, responsabiliser, créer une dynamique d’équipe.
- Attentionné·e : soigner les détails, porter des valeurs, prendre soin des pros et de l’équipe.
- Culture juridique & données (RGPD) : on n’est pas juristes, mais on est formés pour faire les choses bien. Savoir repérer les risques, poser les bonnes règles, protéger les données (clients, pros, équipe) et éviter les usages “à l’aveugle”.
Et surtout : ne pas reproduire le piège qu’on a parfois connu avec l’Animation Numérique de Territoire : arriver avec une boîte d’outils avant d’avoir compris les besoins : l’écoute d’abord, l’outillage ensuite.
OK, on fait comment pour avoir ces personnes en interne ?
Comment on professionnalise sans dépendre d’un “super-héros” ?
C’est LA question sérieuse. Et tu as raison : si on crée “la personne IA” et qu’elle part, on perd tout. C’est exactement le piège de l’animation numérique de territoire qu’on connait bien pour l’avoir légèrement initiée avec la team MOPA à l’équipe (et notre ami Jean Luc).
Et pour visualiser cette idée, imaginez que vous, manager, vous êtes un-e guide de haute montagne.
Après un virage sur le sentier, tu as toujours deux extrêmes :
Les hyperactifs déjà partis trop loin derrière le virage sur le sentier, qu’on ne voit plus parce qu’ils ont “pris de l’avance” et on doit leur demander en permanence d’attendre le collectif.
Et ceux qui sont à l’arrière du groupe, pour qui chaque pas de plus est un effort, dont celui-celle qui s’assoit sur un rocher et lâche : « Ne m’attendez pas, continuez, je vous attends là. »
Un manager avec l’IA et son équipe, c’est pareil. Si tu ne gères pas le rythme, tu te retrouves avec une équipe en deux vitesses : une avant-garde qui produit à toute vitesse, et une arrière-garde qui décroche (souvent en silence). Et là, ce n’est plus un virage technologique : c’est une rupture humaine qui aura bien plus de conséquences.
Le Promptologue attentionné sert aussi à ça : éviter l’éclatement de la cordée. On garde le groupe ensemble, on pose des points de passage, on protège l’appropriation, on remet du collectif, et on s’assure que personne ne reste sur le rocher avec un “ne m’attendez pas”.
Donc il faut penser professionnalisation et système, pas “super-héros”.
Alors, on rédige la fiche de poste du promptologue attentionné ensemble ?
1) On recrute ou on transforme, mais on équipe surtout l’organisation
Tu peux avoir un Promptologue attentionné “référent”, mais son job n’est pas de faire à la place : son job est de mettre en capacité.
Objectif : que toute l’équipe puisse dire demain : “je sais travailler avec l’IA de manière professionnelle”. Donc, dans ton vocabulaire : “je suis promptologue”. C’est une notion qui fera demain la différence entre 2 CV au top, imaginez un avec et un sans la mention “promptologue” (ou je sais prompter), vous allez choisir quelle personne ? On en reparle plus bas.
2) On installe une “boîte à outils vivante”… mais surtout une boîte à méthodes
Le cœur n’est pas l’outil. Le cœur, c’est :
une charte IA (règles, données, ton, validation) avec un vrai volet RGPD / protection des données,
une bibliothèque de prompts métiers (accueil, com, pros, direction),
des templates de prompts ou de scenarii d’automatisations,
une base de connaissance (FAQ, procédures, cas réels).
Autrement dit : on transforme un savoir individuel en actif collectif.
3) On crée des rituels qui gardent bien vivante l’IA
Un rôle seul ne change rien si tu ne protèges pas du temps.
Exemples de rituels simples :
un “SAV IA” hebdo (cas concrets, 45 min),
une permanence (créneau où on vient avec un irritant),
un point mensuel “qualité & garde-fous” (dont RGPD et protection des données),
et surtout : des temps d’appropriation loin de l’écran (infusion, décisions, arbitrages).
4) On répartit la compétence : un référent + des relais
Le modèle robuste :
– 1 Promptologue attentionné-e (référent-e)
– 1 relais par pôle (accueil, com, pros, direction)
– Le relais n’est pas expert-e technique. Il-elle est garant-e d’usage et d’intégration dans son quotidien.
La vraie valeur : le marketing de services “pros” avant l’expertise IA
C’est là que le billet devient stratégique.
Je veux faire un focus clair : ce nouveau métier peut devenir le revival / l’évolution de l’ANT… mais version 2026, avec une correction majeure. Le piège serait de faire du “coaching IA”. Non, on ne veut pas un-e spécialiste “techossss”, l’expertise est toujours et avant tout sur les attentions portées aux cibles… et l’IA viendra (ou pas) optimiser les actions visées en interne ou pour ses pros. On a besoin d’une expertise … Attentionnée avant Artificielle
L’ambition, c’est l’inverse : ce sont des coachs experts (tourisme, commercialisation, marketing, développement) qui exploitent l’IA pour offrir un accompagnement pro beaucoup plus solide, plus personnalisé, plus utile.
Le marketing de services ne doit pas se centrer sur l’IA.
Il doit exploiter l’IA pour repenser totalement.
Ce n’est pas un poste pour apprendre l’IA aux pros.
C’est un poste pour aider les pros à mieux faire leur métier, avec l’IA comme levier.
Imaginez votre guide du partenaire 2027… avec des services augmentés
- Audits express
- Audit d’offre, audit de présence en ligne, audit de cohérence (promesse, cible, parcours).
- Analyses de stratégie pro
- Stratégie commerciale, stratégie marketing, stratégie digitale (priorités, angles morts, plan d’actions).
- Préparation de rendez-vous chez les pros
- Check-list contextuelle, questions à poser, hypothèses à valider, points de vigilance.
- Captation intelligente des échanges (type Fireflies / équivalent)
- Ne rien “perdre” des 2h d’échange : décisions, freins, opportunités, verbatims utiles.
- Infusion + restitution structurée
- Synthèse actionnable, plan 30/60/90 jours, propositions d’expérimentations, priorisation.
- Injection dans les outils de l’OGD
- Enrichissement du CRM pros (historique, besoins, projets, prochaines étapes),
- Enrichissement du SIT (infos manquantes, promesses, éléments de langage),
- Alimentation des services de l’OGD (offres d’accompagnement, contenus, ateliers, RDV de suivi).
- Suivi et relance “attentionnelle”
- Relances utiles (pas automatiques), rappels, micro-ressources personnalisées.
Ce qui change ici n’est pas “l’outil IA”.
Ce qui change, c’est la qualité du service rendu : plus d’écoute, plus de structure, plus de continuité.
Ca fera la différence sur le CV demain… ma conviction
Dans les recrutements à venir, à CV équivalent, la mention « promptologue » (maîtrise du prompt) peut devenir un différenciateur massif.
Bonne nouvelle pour celles et ceux qui maîtrisent.
Mauvaise nouvelle pour ceux qui se sentent déjà en retard : le risque, c’est la panique silencieuse et une équipe à deux vitesses.
Là aussi, notre expérience de l’Animation Numérique de Territoire nous met quelques “warnings” quand on voyait des ANT monter en compétence, mis en lumière, quand les “Fidlakeuil” (vous savez les fameuses “filles de l’accueil”) gardaient l’OT ouvert et se disaient que le numérique allait prendre leur place.
Donc le sujet devient un sujet RH et managérial : accompagner, sécuriser, donner un cadre, et rendre la compétence accessible.
Objectif implicite (mais très concret) : permettre à tout le monde, demain, de pouvoir dire (sur LinkedIn, sur un CV) :
“je sais travailler avec l’IA de manière professionnelle”, donc : “je suis promptologue”.
Et là, le-la Promptologue attentionné-e devient une figure clé : la personne interne qui :
démocratise la compétence (sans jargon),
structure (standards, méthodes, garde-fous),
rassure (on progresse ensemble),
et transforme l’IA en montée en compétence collective plutôt qu’en outil de comparaison.
Et oui, ce mouton réaliste à 4 pattes animera aussi, conférences, ateliers…
Si on veut remettre l’animation des acteurs au centre du marketing de services, il faut l’assumer : ce poste peut et doit produire des formats collectifs. On n’a besoin de personnes qui aiment échanger, partager, discuter, vulgariser, professionnaliser avant d’être des pros du clavier derrière un écran 🙂 :
conférences de vulgarisation pour vos pros
ateliers pratiques collectifs (ou individuels mode coach Premium)
démonstrations utiles archivées en ligne
une “Clinique de promptologie” pour assurer l’animation et le suivi.
Pas pour “faire de l’IA”, mais pour aider les pros à être meilleurs dans leur métier, avec l’IA comme levier discret mais puissant au service de la commercialisation, de la relation client, de la communication, du marketing, des RH…
Et si vous osiez le groupement d’employeurs quand on n’a pas le budget
Quand un directeur me dit “c’est super… mais je n’ai pas le budget pour ce poste”, on cherche des solutions. Et parmi ces solutions, il y en a une qui n’est vraiment pas assez exploitée, c’est le groupement d’employeurs !
Parce que ce métier a une caractéristique rare : il produit des choses réplicables (méthodes, standards, automatisations, contenus, bibliothèques de prompts, modèles d’audits, rituels d’équipe…). Donc un euro investi dans une structure peut en faire gagner dix dans les autres, si on organise bien le partage.
L’idée simple, plusieurs structures (OT/OGD/intercos) se regroupent via un groupement d’employeurs (ou un montage équivalent) et se partagent :
Le salaire du Promptologue attentionné,
Son temps (présence planifiée par structure),
Et surtout les livrables produits (qui deviennent un bien commun du groupement).
Ce que ça change et pourquoi c’est intelligent
Effet réseau : chaque mission réalisée dans un OGD enrichit la boîte à outils de tous les autres.
Vitesse d’exécution : au lieu que chaque structure “réinvente”, on capitalise et on industrialise.
Sécurisation du poste : un poste mutualisé a souvent plus de chances d’être pérenne.
Montée en compétences collective : on diffuse des méthodes communes, on réduit l’écart entre structures.
- Les livrables mutualisables pour le groupement
- Charte IA + règles de données + règles de validation (incluant RGPD et protection des données)
- Bibliothèque de prompts métiers + packs par service (accueil, com, pros, direction)
- Templates de diagnostic pro (audit express, stratégie digitale, plan d’actions)
- Modèle de rendez-vous pro “captation → restitution → injection CRM/SIT”
- Rituels : clinique IA, permanence, revues qualité
- Base de connaissance structurée (FAQ, process, cas réels, standards)
- Indicateurs partagés (temps gagné, rework réduit, adoption, qualité décision)
Le garde-fou majeur sinon ça se plante
Ne pas transformer le poste en “support technique itinérant”.
Le Promptologue attentionné n’est pas là pour “brancher un outil” ou “faire des prompts à la place”. Il est là pour : écouter, structurer, transmettre, animer, faire monter en compétence.
L’IA ne doit pas nous rendre plus rapides. Elle doit nous rendre plus présents.
Si je résume : l’IA est un accélérateur de production. Mais un OGD n’a pas besoin d’être seulement plus rapide. Il a besoin d’être plus utile. Plus cohérent. Plus proche. Plus solide.
Le Promptologue attentionné, c’est un rôle pour faire exactement ça :
transformer l’IA en compétence collective, repenser le marketing de services, et réinvestir le temps gagné dans ce que personne automatise : l’attention, la relation, l’incarnation.
Bref : automatiser le répétitif… pour remettre les yeux dans les yeux.
Bonus final : la fiche de poste “à ma sauce”
Intitulé
Promptologue attentionné·e
(oui, c’est un mot qui accroche. Et oui, il fait parler. C’est aussi le but.)
Mission (la phrase à afficher au mur)
Automatiser le répétitif pour libérer de l’attention.
Réinvestir cette attention là où elle a le plus de valeur : équipe, clients, pros du territoire.
Pourquoi ce poste existe
Parce que l’IA va faire gagner du temps.
Et que si ce temps n’est pas accompagné, il devient un vide, une angoisse, ou du “plus de production”.
Ce poste existe pour transformer le temps gagné en service, en qualité, et en présence.
Ce poste n’est pas
un poste “outils IA”
un poste “communication”
un poste “support informatique”
un “super-héros” qu’on appelle quand on est bloqué
Les 6 super-pouvoirs (sans cape)
Écoute : comprendre le quotidien avant de proposer
Pédagogie : rendre simple, rassurer, faire progresser
Curiosité : tester, explorer, garder l’esprit critique
Transmission : rendre autonome, éviter la dépendance
Attention : soigner les détails, prendre soin, porter des valeurs
RGPD & protection des données : savoir poser un cadre simple (ce qu’on fait / ce qu’on ne fait pas), protéger les infos, et éviter les usages risqués. On n’est pas juristes, mais on est formés pour faire les choses proprement.
Ce que tu fais concrètement
Tu commences par écouter
interviews internes
observation des routines
cartographie des irritants + des moments à haute valeur humaine
Tu construis un système (pas un one-shot)
charte IA + garde-fous (dont RGPD)
bibliothèque de prompts métiers
templates de prompts
base de connaissance vivante (FAQ, process, cas réels, standards de réponse)
Tu fais gagner du temps… et tu protèges ce temps
tu crées des automatisations sur mesure quand elles sont utiles
et tu organises l’appropriation : rituels, discussions, décisions, infusion hors écran
Tu remets l’animation des pros au centre
rendez-vous chez les pros (préparation, captation, restitution)
audits et plans d’actions
injection CRM pros / SIT / services
ateliers et conférences utiles (pas des shows IA)
Indicateurs (ce qu’on mesure vraiment)
temps libéré sur tâches répétitives (documenté)
réduction du travail “pauvre”
satisfaction équipe (charge mentale / fluidité)
qualité relationnelle côté client
relation pros (continuité, confiance, résolution)
adoption des standards (charte, templates, base)
montée en compétences collective (pas une équipe à deux vitesses)
et accessoirement nombre de “partenaires” en 2027-2028 qui augmente
En résumé, l’IA n’est pas un « truc » qui légitimera votre pertinence pour les pros, votre expertise métier restera toujours la priorité mais ça serait vraiment dommage de passer à côté de cet outil qui peut « révolutionner » la façon de collaborer.