Criteo a publié il y a peu de temps, State of Mobile Commerce, une synthèse sur le e-commerce sur mobile. Elle est centrée sur le marché américain, mais propose des tendances s’appliquant globalement sur les marchés où les ventes en ligne sur mobile représentent une part significative du volume des achats en ligne. Le m-commerce représente désormais en moyenne 35 % des ventes en ligne. En Europe, c’est le Royaume-Uni qui a le plus haut taux de pénétration avec 46 % des transactions.

Les consommateurs utilisent plusieurs canaux avant de concrétiser une vente (télévision, magazines, conseils d’amis, publicité, Internet…). Cette tendance se reproduit au niveau des outils pour le numérique. Le consommateur avant d’acheter se renseigne, via son mobile, sa tablette ou bien via son ordinateur portable ou non. L’étude nous apprend ainsi que si l’internaute utilise plusieurs dispositifs numériques pour acheter, le mobile est son appareil préféré. En effet 4 transactions sur 10 concernent désormais plusieurs périphériques. Et ces utilisateurs de plusieurs périphériques ont tendance à plus terminer la transaction sur leur appareil mobile (smartphone) que la moyenne des utilisateurs.

Les applications mobiles dans le tourisme génèrent désormais un part significative des ventes sur mobile. L’étude précise ainsi que 49 % des transactions sur mobile sont réalisées via des applications. Le document indique également que les applications offrent un meilleur taux de conversion dans le secteur du tourisme. Il est supérieur de 1,6 par rapport à ordinateur. Est-ce en raison d’une meilleure expérience utilisateur ? Criteo pense que les taux de conversion sont meilleurs car il est plus simple d’utiliser une application. On peut aussi mentionner qu’il y a moins de distraction possible avec une application (tunnel de conversion plus étroit, moins de risque que le consommateur clique par exemple sur un lien et sortir ainsi du panier d’achat, panier d’achat beaucoup moins complexe que sur un ordinateur…). On ne dispose pas de chiffres pour l’univers touristique, mais le document indique que les dépenses moyennes sont supérieures via un application  (116 $ contre 100 $ sur un ordinateur, et 91 $ via un navigateur sur smartphone). Pour ce dernier point, on peut peut-être  en déduire qu’en matière d’achat, les sites web sur mobile proposent une expérience utilisateur pas assez optimal en matière d’achat. Cet été, les recherches sur mobile sur google ont dépassé celles sur un ordinateur (source). Quid de l’avenir des ventes en ligne si la conversion est plus faible sur un site web via une smartphone que sur une application mobile ?

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