oct
16
2012

Quel avenir pour la réalité augmentée entre usages et promesses ?

La réalité augmentée désigne les systèmes informatiques qui rendent possible la superposition d'un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel (source Wikipédia). Technologie prometteuse, notamment dans le tourisme, elle est encore rangée aux rangs des innovations, dans le sens où les usages ne sont pas encore clairement stabilisés et réservés à quelques initiés du numérique. Entre usages et promesses, la réalité augmentée a-t-elle de l’avenir ?

La réalité augmentée, miroir aux alouettes

"Eh la qui va là [Inspecteur Gadget] Eh la ça va pas [Ouh ouh]"
Des uns chantonneront ce gimmick comme une référence hautement culturelle à l’un des plus célèbres inspecteurs manga et d’autres y liront un véritable cri d’alerte. Tous auront raison. Prenons l’exemple de la plupart des applications touristiques. Pour la grande majorité d’entre elles, la réalité augmentée ne consiste qu’à superposer une couche informationnelle avec des points d’intérêts (hôtels, restaurants, etc.) en indiquant la direction (souvent approximative) et la distance alors qu’une simple carte 2D serait dans le contexte beaucoup plus adaptée, efficace et finalement pratique, pensons utilisateur !

Ce type de fonctionnalités se révèle dans la pratique bien peu utilisable, pour peu que l’on penche le support insuffisamment ou dans un angle contrariant, voir que l’on bouge à peine le petit doigt, le dispositif perd rapidement les pédales, pire les éléments se superposent, formant un ensemble confus et perdent au final l’utilisateur qui n’aura d’autres choix que de fermer l’application et d’en garder un mauvais souvenir, pas certain qu’il y revienne, ni qu’il mette à jour une application déceptive.

Dans le cas présent, la réalité augmentée n’a de réelle valeur ajoutée qu’en situation de séjour. Quelle utilité de proposer le service, de contraindre l’application à l’utilisateur non géolocalisé en lui proposant l'accès à une fonctionnalité inopérante ? Quelle alternative est proposée ? Bien souvent aucune.

La réalité augmentée comme architecte du passé

Bien entendu, il y a des exceptions à la règle, il existe quelques applications culturelles, ergonomiques et fonctionnelles comme en témoigne Jumièges en 3D pour la découverte d’un bijou du patrimoine de Seine-Maritime. Dans la même lignée sur le seul principe de superposer le passé au présent, on peut citer la suite des applications MaVilleAvant ou bien encore la prometteuse application Arat qui concilie art et réalité augmentée sous un angle ludo-culturel.
Pour en revenir à Jumièges, au delà de la qualité de l’application et même si “L'art n'a pas de prix”, le budget des développements seuls s’élève tout de même à 150 000 HT €, sans compter les centaines d'heures de travail des historiens et archéologues, la promotion, l’achat de tablettes pour la location. Simple calcul mathématique : environ 37 000 € HT par supports et plateformes puisque le produit est disponible sur smartphones et tablettes, Androïd comme Apple, soit 4 développements ad hoc pour peu qu'il soient natifs.

La réalité augmentée vaut-elle le prix de l’innovation ?

Si l’on s’en tient aux deux cas précédents, dans le premier cas sur des fonctionnalités basiques de superpositions de POI sans réelle utilité, difficile de justifier un vrai retour sur investissement quand on sait que le développement de la réalité augmentée coûtera presque aussi cher, voir plus, que l’application elle-même. Dans un contexte de diète budgétaire pour de nombreux acteurs touristiques, est ce que l’innovation seule peut justifier un investissement conséquent ? Ne doit-on pas plutôt réfléchir à la mise en place de services vraiment utiles avant de sombrer trop rapidement dans la poudre et la paillette qui feront certainement la fierté des élus mais pas la satisfaction des utilisateurs ?

Dans le cas où la réalité augmentée revêt un intérêt, comme pour Jumièges, la problématique est différente. L’investissement est important à la hauteur de l'innovation et des développements. Un pari sur l’avenir qui ne peut qu’être tenu qu’à la condition d’être déjà présent sur l’exhaustivité des plateformes et supports mobiles pour fournir un minimum d’informations aux mobinautes comme l'existence de l'abbaye et sa localisation, assurer un service continu sur mobile : visibilité, référencement, séduction, accès, visite virtuelle, fidélisation, etc. A l’image de la construction d’une maison, il faut avant tout investir dans les fondations avant de soigner les extérieurs. Est ce que l'abbaye est accessible et visible sur d'autres supports mobiles ? Le seul fait de proposer une visite virtuelle quelque soit sa qualité n'est pas un argument suffisant pour y venir.

Parallèlement, ce type d’investissement implique une réflexion sur la mutualisation des partenaires, des territoires, voir des clients sur un partage des coûts de développement et un modèle économique cohérent. A ceci près que l'utilisateur est près peu enclin à payer un service sur mobile, pour le moins habitué à du tout-gratuit sur le web, sed lex dura lex.

Réalité augmentée visuelle et sonore

Content is king ! Qui n’a jamais entendu cette fameuse sentence ? Plus que jamais, il s’agit de miser sur la qualité du contenu, bien avant de réfléchir au support de diffusion. Particulièrement pour les institutionnels du tourisme qui connaissent de plus en plus de difficultés à produire des dispositifs aussi qualitatifs que les privés, leur force ne serait-elle pas plutôt dans la mise à disposition de contenus qualitatifs, scénarisés et qualifiés.

Dès sa naissance, Internet a considérablement remis en cause le schéma saussurien de communication, enseigné placidement autour d’un émetteur, un récepteur, un canal et un feedback. A l’heure du web participatif, dit 2.0, la communication devient unidirectionnelle. Il y a simultanément plusieurs émetteurs et plusieurs récepteurs. Le canal, le média n’est plus unique, il est multiple : le multi-média. Les utilisateurs ne sont plus seulement spectateurs et lecteurs, ils sont actifs et producteurs de contenus. On parle ainsi de crowdsoucing, d’User-generated content (UGC), dit plus simplement des contenus produits par les utilisateurs et qui font aujourd’hui la principale richesse des réseaux sociaux comme Facebook ou des sites d’avis comme Tripadvisor sans lesquels ils ne seraient que des carcasses vides.

Pour Fabrice Benoît de Clameurs, le “réseau Internet structure la société” nous vivons un changement majeur, “de l'information unidirectionnelle à la convergence des médias et du collaboratif grâce à la réalité augmentée et au crowdsourcing”.

Le leitmotiv de son équipe est de prendre un vrai contre-pied à la réalité augmentée en promouvant la réalité augmentée sonore. Plusieurs raisons expliquent ce choix :

  • le son est moins encombrant et intrusif que l'image ;
  • les terminaux actuels ne sont pas adaptés et pratiques : difficile de tendre une tablette à bout de bras dans la rue sans se faire remarquer, ni se faire une tendinite ;
  • le son n’est pas un sens immatériel, l’utilisateur peut se détacher de l'outil et réellement regarder ce qui l’entoure et profite d'une meilleure immersion dans l'espace environnent.

L’avenir de la réalité augmentée est au bout de la lorgnette !

Selon une étude réalisée par le cabinet Marsouin, le grand public ne comprend pas l’utilité de la réalité augmentée et des intérêts que cette technologie peut leur apporter au quotidien. Ainsi tant que la réalité augmentée ne sera pas perçu comme une technologie grand public, elle aura du mal à décoller.

Une des grandes innovations est attendue du côté de Moutain View avec les Google Glasses déjà prometteuses comme outil de communication, de guidage et bien plus encore.
Terminator en a rêvé, Google l’a fait !

Quand la science-fiction rejoint la réalité, il y a fort à parier qu’une partie de l’avenir de la réalité augmentée se joue aussi dans l’appropriation du grand public et ce sera à n’en pas douter au travers de ce type de support beaucoup plus discret et moins encombrant que les supports actuels de diffusion, tels que smartphones (trop petit ?) et tablettes (trop grand ?).

La réalité augmentée c’est maintenant et surtout demain !

google-glasses-terminator

 

L’avenir de la réalité augmentée se joue principalement sur un triptyque que l’on pourrait appliquer à n’importe quel autre dispositif numérique et qui repose sur des usages pertinents, des contenus qualitatifs et un support de diffusion adapté.

 

 

Quant aux septiques, il convient de les rassurer en faisant le parallèle avec l’arrivée du smartphone, qui aurait pu prédire à part quelques prospectivistes de talent, que le cadran téléphonique (désormais d’un autre siècle et oui...) allait muter vers une autonomie filaire, diffuser du contenu multimédia et révolutionner le monde de la communication tel que nous le connaissons aujourd'hui et difficilement reconnaissable demain, avec l’émergence de la réalité augmentée entres autres.

Quant à l'adaptation de cette technologie aussi séduisante par ses promesses qu'inquiétante sur la relation avec le monde extérieur ainsi prédit, favorisant le lien avec les objets environnants (tout comme le NFC) au détriment du lien humain, il ne s'agit ni plus ni moins qu'une question d'habitude comme ce fût le cas pour l'adoption des smartphones et des réseaux sociaux aujourd'hui complètement intégrés dans nos moeurs. Ceci est un autre débat...

Optimiste ou septique sur la réalité augmentée ? Des cas d'usages intéressants à partager ?

Source photo d'illustration

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A propos de l'auteur : Mathieu Bruc

Mathieu est en charge de l'animation numérique et du m-tourisme au CRDT Auvergne. Il blogue à titre personnel sur etourisme.info et blog-etourisme.com. Il est également co-auteur d'un ouvrage sur le m-tourisme | Site web | Twitter : @MathieuBruc | Email : mbruc at etourisme.info (adresse email en toutes lettres pour éviter les robots-spammeurs)

  • http://twitter.com/netlocal_net Olivier Devillers

    Dans les limites de la réalité augmentée, vous omettez plusieurs autres freins :
    - le risque de vol de smartphones : sur les lieux touristiques, c’est a ne pas négliger, surtout quand on tient le mobile à bout de bras et que l’on est pas attentif… à la réalité tout court.
    - les frais de roaming pour les étrangers
    - le fait que 60% des usages du mobiles sont indoor, à des endroits où l’on est souvent mal géolocalisé, et que le mobile et les intempéries cela ne fait pas bon ménage.
    - la réalité augmentée pour être agréable demande un grand écran. certes j’ai la chance d’avoir un Galaxy note ;-)), mais ce n’est pas très répandu
    - enfin la sécurité : sur un site touristique, c’est sans doute moins problématique que dans la rue où dans certains quartier son utilisation est tout simplement une vue de l’esprit. déjà téléphoner peut etre dangereux (certains pays interdisent du reste l’usage du mobile dans la rue)

    • http://www.blog-etourisme.com Mathieu Bruc

      Effectivement Olivier, je n’ai pas fait dans l’exhaustivité merci de ce complément. J’ai quand même pas mal épilogué sur l’inadaptation des terminaux actuels et du potentiel des lunettes. Dans votre commentaire le premier et le dernier frein sont sensiblement les mêmes ?

      • http://twitter.com/netlocal_net Olivier Devillers

        oui et non. Le pb du vol est rédhibitoire dans des espaces très fréquentés/ très ouverts. Les problèmes de « sécurité » évoqués plus bas sont du même ordre que l’utilisation du mobile en voiture : on est concentré sur le téléphone et on ne fait pas attention à où l’on circule. Et comme vous le savez, puisqu’on parle etourisme institutionnel, la responsabilité de la collectivité peut être engagée.

  • http://www.facebook.com/yannickserranopro Yannick Serrano Pro

    On a connu ce blog beaucoup plus engagé en faveur de la réalité augmentée…

    • http://www.blog-etourisme.com Mathieu Bruc

      Bonjour Yannick. Bon Ludovic a déjà apporté une réponse mais en effet l’objectif de l’article c’est de s’interroger sur la pertinence qu’à l’utilisation que l’on fait de la réalité augmentée dans le tourisme institutionnel en particulier, pour la grande majorité des cas, elle est quasi nulle et je pèse mes mots ! Plus globalement l’article est relativement optimiste quant à l’avenir de la réalité augmentée, c’est en tous les cas la tentative de ma conclusion, moyennant de lever quelques freins en préalable.
      Au sein du blog, nous sommes une tripoté de rédacteurs-trices, chacun s’exprime en son nom avec ses idées, autant de plumes qui ne partagent pas toujours (heureusement) les mêmes opinions. Pour tout vous dire ça fuse et ça chauffe même parfois en coulisse, c’est aussi dans l’échange et dans le débat que l’on fait avancer nos propres idées surtout dans un sujet aussi mouvant que l’etourisme.

  • http://www.dublanchet.com/ Ludovic Dublanchet

    C’est vrai Yannick, tout bouge tellement vite, c’est à l’usage que l’on voit l’intérêt d’une innovation. Sur Jumièges ou encore Cluny, on le comprend bien. Sur l’immobilier (c’est d’ailleurs avec cela que Layar a débuté aux Pays-Bas), c’est génial de visualiser en live la fiche d’un appart ou d’une maison en vente avec les photos, le descriptif et les coordonnées du vendeur. Sur le tourisme, s’il s’agit juste de guider jusqu’à une prestation, les applis carto de smartphones sont finalement plus pratiques et précises. Ce serait déjà plus utile sur de la dispo et résa de dernière minute, ou les restos qui servent après 22h… Et comme le dit Olivier, en milieu hostile, l’usage n’est jamais très simple, et peut s’avérer vite décourageant.

  • http://twitter.com/Jeff_Randonneur Jean-François Rochas

    Une initiative de réalité augmentée dans le tourisme que j’ai piloté il y a 2 ans :
    https://itunes.apple.com/fr/app/traboules-par-lyon-tourisme/id392936827?mt=8

    Le principe de la réalité augmentée est ici une vraie plus-value, il s’agit de retrouver les traboules (sorte de passage secret dans Lyon). L’application a très bien fonctionnée… Elle a maintenant été rachetée par l’office du tourisme qui a fait le choix (peu judicieux) de la rendre payante…

  • Pierre

    Merci Mathieu de lancer le débat. Il est très sain de prendre un peu de distance par rapport aux technologies nouvelles et de ne pas hésiter à les bousculer, comme tu le fais, même si, au fond, je discerne mal ta position personnelle ;)
    Trois remarques :
    - Le coût qui te paraît trop élevé : c’est un investissement. Cela veut dire qu’il s’amortit (sur 5 ans en l’occurrence), qu’il fait l’objet de recettes (5€ par personne) sur un site (Jumièges) générant 70 000 visiteurs par an. Le taux de location va s’établir à environ 10%. Je te laisse faire le calcul. Je n’inclus pas les retours presse et la réutilisation possible des contenus. Par ailleurs cet outil est mis en place sur un site qui ne disposait pas jusqu’alors d’outil de médiation numérique. Les clients en demandent et en redemandent. Je t’invite à mener ton enquête sur place. Le cas de figure est valable pour nos autres sites. Nous sommes dans une perspective de produits rentables.
    - La sécurité : Olivier, je comprends votre inquiétude, menez votre enquête auprès des sites qui sont équipés d’iPod, iPad et autres gadgets coûteux en France et en Europe. Selon nous, GMT Editions, le taux de « perte » s’établit au maximum à 3% (enquête 2011 menée pour nos clients). Par ailleurs, les prêts de matériel font l’objet de contrats et, parfois, de remises de pièces d’identité. Quand au vol à l’arraché, sera-t-il plus fort à l’encontre des touristes équipés par l’OT ou le musée, que des millions d’utilisateurs qui se baladent avec des iPhone 5, des Galaxy S3 ou des appareils photos à 1500€ ? Je ne sais pas. Je ne sais même pas à combien se situe le niveau aujourd’hui.
    - La question de la taille de l’écran : ce n’est pas tranché car cela dépend des usages. Faire de la médiation 3D c’est mieux sur un iPad. Faire du guidage vélo, c’est mieux sur un iPod, voire, à terme, sur des lunettes. Nous sommes en train d’explorer une nouvelle voie. La bonne nouvelle c’est que nous parvenons déjà à des résultats remarquables. L’autre bonne nouvelle c’est que nous sommes tous contraints de prendre en compte, plus que jamais, l’utilisateur.

    Pour le reste, on est encore loin des cyborgs… Disons que ça va prendre encore 5 ans pour voir apparaître les premières implantations corporelles de puces et caméras :D

    • http://www.blog-etourisme.com Mathieu Bruc

      Pierre, justement cet article est un exercice de style pour prendre du recul (c’est exactement comme tu le dis, ne pas se laisser séduire par les technos sans réfléchir aux impacts et aux usages) pour ouvrir un débat sur lequel mon avis compte au moins autant que celui de beaucoup d’autres comme les quelques experts et observateurs passionnés dans les commentaires.
      Là où je suis vraiment tranché et quelque part je le dénonce, c’est sur l’utilisation qui est faite aujourd’hui (pour la grande majorité des cas) de la réalité augmentée dans le tourisme quand il s’agit simplement de superposer des POI pour indiquer la direction, alors qu’une carte 2D fait ça beaucoup mieux.
      - Le coût est élevé mais il ne me paraît pas « trop » élevé, nuance ;) Ce que je veux dire c’est que si derrière cet investissement important, il y a une réelle innovation en termes d’usage (c’est le cas pour Jumièges) et un modèle économique derrière (merci de tes précisions sur ce point) cela se justifie. C’est ce que je dis dans l’article.
      - La sécurité, je vous laisse débattre, je n’ai pas vraiment d’infos sur le sujet.
      - La question du support est une vraie question. Dans un usage limité à un site touristique la tablette est pertinente. Dans la rue, question de pratique et de sécurité un peu moins. Le smartphone c’est quand même petit pour tout ce qui est réalité augmentée visuelle à mettre en parallèle avec réalité augmentée sonore (cf Clameurs). Mais clairement, il est utile de mettre l’utilisateur au centre des dispositifs et des usages, c’est encore plus vrai pour la mobilité (avec toutes ces contraintes) que pour le web en général. D’ailleurs est-ce que la mobilité c’est du web, je n’en suis pas vraiment sûr ! Les lunettes un bon compromis ! Et quand je vois cette photo de Loïc Lemeur, je me dis qu’on est largement en deça des 5 ans ! https://www.facebook.com/photo.php?fbid=3744059806209&set=a.1110342964934.2016844.1417669498&type=1&theater
      Enfin, toujours dans la prise de recul, cette connection de plus en plus étroite avec les objets m’interroge sur l’évolution du lien social humain, ça pourrait faire l’objet d’un article à lui seul ;)

  • Veronique Muzeau

    C’est aussi une simple question de bon sens; quand on est dans un musée pour admirer la beauté d’oeuvres ou d’objets, on n’est pas là pour regarder un petit écran… Et s’il s’agit de nous montrer le visage du sculpteur ou du peintre, est-ce vraiment intéressant ? Un bon commentaire audio de décryptage est plus pertinent. Idem quand on est censé admirer les splendeurs d’un site naturel… A-t-on vraiment envie d’images de synthèses ?
    Autre exemple pratique : quand on se balade au bord de la falaise ou en vélo, regarder son écran, n’est-ce pas tout simplement dangereux ?

    • jfchianetta

      Bonjour Veronique,

      Vous avez raison,
      C’est pour cela que désormais la réalité augmentée peut faire bien plus de choses que simplement du « complément d’information » géolocalisé… attention à ne pas réduire la RA à ses balbutiements du départ ;-)

      Pour rester dans l’art, regardez ce que l’expérience que la RA peut offrir : http://www.youtube.com/watch?v=sPHABKFfyEU&feature=plcp


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