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Appels d’offres E-Tourisme, une question de vocabulaire et de méthode

Publié le 10 juin 2009
2 min

Les appels d’offre en matière de E-Tourisme se multiplie. C’est une bonne nouvelle pour les prestataires et le signe que les budgets se déplacent de plus en plus vers les technologies de l’information.
Sites Internet, outils de guidage, e.marketing, communication en ligne, solutions de mobilité, outils cartographiques… la liste est longue des nouveaux besoins et des nouveaux services.

Cependant j’ai relevé ces derniers temps quelques hésitations, très compréhensibles compte tenu la vitesse à laquelle le monde du E-Tourisme évolue, relatives à la formulation des appels d’offres, à la rédaction des cahiers des charges et à la conduite des projets.

* La formulation des projets
Il faut savoir que la plupart des prestataires utilisent des *services de veille automatisés*, basés sur des analyses de mots clefs. Ces services sont d’autant plus coûteux que le nombre de mots à analyser est élevé. Par conséquent, le champ sémantique est resserré. Or, les formulations des appels projets sont souvent *compliquées voire fantaisistes* : « Plateforme numérique dématérialisée (sic) », « Réalisation d’un espace muséo-multimédia (re-sic) », « Création d’un outil non résidentiel de valorisation de territoire (!!!!) »…
Les défauts récurrents sont faciles à corriger : *bien préciser qu’il s’agit de tourisme, voire de E-Tourisme* (utile pour se repérer dans une masse de milliers d’appels d’offres), *choisir un intitulé clair et complet*, quitte à être un peu long (Refonte du site Internet, hébergement et maintenance… Acquisition d’un système d’audioguidage GPS… Mise en place d’une plateforme de podcasting audio…), bref, *être clair et précis*, en utilisant des *mots simples* ou techniquement valables.

* Rédaction des cahiers des charges
Deux problèmes subsistent :
– Les commandes souffrent de ne *pas toujours être expliquées clairement*. Savoir ce que vous voulez est la clé d’une réponse appropriée et d’une offre de qualité. Ce qui compte dans un cahier des charges, au fond, c’est vos objectifs et la question que vous vous posez.
– Le cadre technique et budgétaire est *souvent très approximatif* : les projets sont mal délimités (demande de fonctionnalités « impossibles » ou démesurées, mix technologiques improbables – du type : mise à dispositions de téléphones sans abonnement, équipés de puces GPS et capable de diffuser de la vidéo à déclenchement automatique, avec une prise casque !), et, en conséquence, les budgets sont, assez régulièrement, à côté de la plaque.
Il me paraîtrait judicieux que les maîtres d’ouvrage, dés lors qu’ils s’intéressent à un sujet qui techniquement semble les dépasser, se fasse assister.

* Conduite des projets
Le niveau technique requis pour la mise en oeuvre de dispositifs innovants ou, tout simplement, pour un site Internet un peu ambitieux, nécessite, à mon avis, *une solide expertise côté maître d’ouvrage*. Lorsque cette expertise fait défaut, il me paraîtrait judicieux, là encore, de *s’attacher les services d’un AMO* (Assistant Maître d’Ouvrage). Consacrer 10% du budget à la conduite du projet est un choix pertinent.
Sinon, on le voit fréquemment, c’est le maître d’oeuvre qui prend la main. Même si c’est efficace, ça ne me paraît pas complètement satisfaisant.

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Pierre Croizet est né en 1970, à Issoire. Il vit et travaille à Bordeaux depuis 1998. Il est diplômé de l’Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole (IHEDREA – Paris) et du DESS Aménagement du Territoire et Economie du Développement Local (Bordeaux IV – IERSO). Il a créé, en 2004, avec Benjamin Bastien, une des premières maisons d’édition électroniques de France, spécialisée dans les guides touristiques et [...]
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