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Le CDT du Doubs adopte le web-papier
55 jours auparavant par Pierre Croizet
En ouvrant ma boîte aux lettres l’autre jour, surprise !
Un magazine promotionnel en papier glacé et quadrichromie, venant du CDT du Doubs. Je croyais que ça n’existait plus.
Une fois la petite bouffée nostalgique passée (du genre : retour vers le 20ème siècle), un détail attire mon attention : la couverture est imprimée à mon nom :-)

Bien que peu sensible au marketing affectif, je n’en suis pas moins assez admiratif : quel meilleur moyen de donner envie de lire la promo du Doubs que de personnaliser le magazine ?
S’il ne s’agissait que de cela, on serait dans la vieille recette de cuisine, mais le CDT va plus loin en adoptant résolument ce que j’appelle la stratégie “web-papier”.
Comment ?
Avec des flash codes en une et en dernière page.


Gonflé comme approche car peu de gens savent se servir des tags 2D.
Mais l’intention est là : coupler le papier, média cher et lourd à gérer, mais dit “lent” (c’est-à-dire qu’il a un pouvoir de persistance très fort : on va le faire traîner dans la maison et plusieurs personnes vont le lire, pensez à la table de salle d’attente chez votre dentiste !), avec Internet (notamment la centrale de Résa…).
Damien Mouchet du CDT du Doubs, sollicité par Ludovic, nous a communiqué quelques infos intéressantes, dans un esprit très 2.0, de partage et de diffusion des connaissances. Qu’il en soit sincèrement remercié ici :-)
- La personnalisation de la couverture a été réservée à 200 “partenaires” et relayeurs d’info dans le genre d’etourisme.info. Ca a coûté 2,5 € HT à l’unité. Doubs Mag a été tiré au total à 100 000 exemplaires ;
- L’opération a été réalisée dans le cadre de la refonte complète du magazine (nouveau format, ligne éditoriale remaniée, etc.) ;
- Les flashcodes sont le produit d’un partenariat avec France Télécom. Conférence de presse mardi prochain. A suivre… FT a fourni la plateforme de création des flashcodes et le webmaster du CDT a posté le contenu. Il est prévu de généraliser les flashcodes sur l’ensemble des outils promo : éditions, annonces presse, 700 000 sets de table diffusés en été, salons…).
D’autres idées sont également dans les tuyaux du dynamique CDT du Doubs !
Ca vous inspire ?
tags : e-marketing,
flashcode,
promotion,
qr code,
stratégie,
tags 2d,
web-papier ![]()
Sarlat se fait flasher !
166 jours auparavant par Pierre Croizet
Depuis la fin du mois d’août, la ville de Sarlat est, d’après Orange, la première en France à se lancer dans une opération de de code 2D appliquée au etourisme.

Pour mémoire, les codes 2D désignent des codes barres en deux dimensions, représentés sous forme de petits carrés noir et blanc.

Différentes normes coexistent, la plus célèbre étant le QR Code, inventé au Japon en 1994.
L’opération de Sarlat est basée sur la norme Datamatrix, standard reconnu sur le marché européen (mais non exclusif : il est tout à fait possible de lire des QR Codes en Europe, pourvu que vous disposiez du lecteur adéquat, voir, par exemple, ce site).
Le terme de Flashcode
correspond, lui, à une marque, déposée par l’Association Française du Multimédia Mobile, regroupant, entre autres, Orange, SRF et Bouygues.
Les trois opérateurs se sont associés pour imposer leur standard, peut-être en vue de donner plus de visibilité à cette technologie, encore relativement confidentielle en France.
La compatibilité des téléphones est au centre des enjeux. Aujourd’hui, 37 terminaux de la gamme Orange, 10 de Bouygues et 46 de SFR sont compatibles (source : Orange – Ville de Sarlat). En 2010, plus de 30% du parc total devrait être équipé et 60% des terminaux à la vente. Mais attention : pour pouvoir lire les petits carrés, il faut non seulement être compatible mais aussi avoir téléchargé le lecteur adéquat…
Une fois toutes ces conditions remplies, en pratique, les possesseurs de téléphone prennent en photo (scannent) le flash code, apposé sur la signalétique culturelle urbaine de Sarlat.
Le code est automatiquement reconnu et renvoie (en étant assimilé à un MMS : gaffe à vos forfaits) à un site Internet, pouvant contenir des commentaires audio, des images, voire des vidéos.
L’intérêt de cette opération est d‘évaluer le degré d’appropriation de ce type de technologie par les touristes.
Pour ma part, je considère que la généralisation des codes 2D combinée à la généralisation des smartphones peut, d’ici 3-4 ans, amener un vrai plus en termes de médiation culturelle. A condition toutefois d’investir assez massivement dans les contenus multimédias, parents pauvres des investissements actuels du etourisme.
Qu’en pensez-vous ? Prêts à plonger dans le monde merveilleux du Flashcode ? Quelqu’un a-t-il déjà testé les flashcodes de Sarlat ?
tags : code 2d,
datamatrix,
flashcode,
qr code,
sarlat ![]()
