Personnellement je trouve que le cabinet d’études PhoCusWright propose des études d’excellente qualité dans le domaine du etourisme. Elles ne sont pas par contre forcément bon marché… Cela tombe bien, car en ce moment, PhoCusWright offre 2 études en s’abonnant à leur lettre d’information. La première, How the Deep Web, Big Data, Semantic Relationships and Personalized Content Change Travel Marketing traite des problématiques autour du web sémantique, du contenu et du big data dans le tourisme. La seconde étude, The Phocuswright Yearbook 2014: The Year Ahead in Digital Travel, propose une synthèse de l’année 2014 dans le tourisme et plus particulièrement du etourisme. Aujourd’hui je vous propose donc une rapide synthèse de ce document.

Plus de 1,1 milliard de tourisme en 2014, 1400 milliards de dollars en exportations (9% du PIB)  

Malgré la conjoncture et la géopolitique pour le moins instable en 2014, le tourisme a continué de croître. Il représente 1300 milliards de $ (1400 milliards de $ selon OMT) avec un croissance de 4,3 % en un an (4,7% selon OMT). En incluant les produits annexes tels que les activités de loisirs, PhoCusWright estime le marché supérieur à 1450 milliards de $. L’Europe et les Etat-Unis représentent à eux deux la moitié du marché mais la croissance se situe ailleurs et plus particulièrement en Asie-Pacifique (+5% en un an selon OMT) et au Moyen-Orient (11% selon PhoCusWright).

35% pour les ventes en ligne

Les ventes en ligne représentent 35% du marché en 2014. Ce chiffre est certainement supérieur car il n’inclut pas les ventes faites par les outils de réservation d’entreprises/d’affaires comme Egencia (1,12 milliards de volume d’affaires en 2013, ce ne sont donc pas des chiffres neutres). Cette synthèse ne propose malheureusement pas d’estimation. Sans grande surprise les ventes en ligne ont augmenté de 10%, soit une croissance plus importante que le marché du tourisme dans son ensemble (+4,3 %). L’Europe est ainsi le continent où les ventes en ligne représentent 35% du volume d’affaires global, contre 31 % en Amérique du Nord. L’Asie-Pacifique constitue le troisième plus important marché avec 21%. C’est également l’Europe qui a le plus haut taux de pénétration du etourisme (45%), suivi des Etats-Unis (43%) et de l’Europe de l’Est (27%). La croissance n’est plus portée par les mêmes régions. Entre 2011 et 2015, le taux de pénétration du etourisme ne devrait croître que de 8% en Europe et 7% aux Etats-Unis, alors qu’il devrait augmenter de 25% dans l’Europe de l’Est, et de 24% au Moyen-Orient !

Le taux d’achat en ligne est variable d’un pays à l’autre

Tous les pays ne réservent pas encore obligatoirement sur Internet. Les Etats-Unis, les pays scandinaves et le Royaume-Uni, sont les pays avec le plus haut pourcentage de voyages achetés en ligne. La Chine, les Emirats arabes unis et la Russie sont les pays où la croissance est la plus rapide.

Croissance etourisme

L’étude propose également des éclairages sur les agence en ligne et les compagnies aériennes. On notera également un bon rappel sur le comportement des nouvelles générations. On voit ainsi que les terminaux mobiles sont plus importants pour la génération Y dans toutes les phases du cycle décisionnel. 36% de la génération Y utilise son mobile au moment du choix d’une destination contre 6% pour les générations précédentes. C’est également très marqué au moment de l’achat. 23% réservent sur mobile contre 5% pour les anciennes générations. A noter que ces statistiques datent de 2013, cela a dû encore augmenter sensiblement parallèlement à l’augmentation du taux d’équipement en smartphones ! Est-il encore nécessaire de rappeler que le mobile n’est pas une tendance mais une révolution, pour ne pas dire un changement de paradigme ? Enfin le rapport propose des données sur l’économie de partage (“sharing economy”) et sur la Chine, un marché de plus en plus important et tellement spécifique. Pour conclure, je ne peux que vous conseiller de lire cet excellent rapport. C’est gratuit pour quelque temps encore, profitez-en vite !