Groupe à la plage regardant vers l'avenir

Aux lendemains du passage au stade 3 du dispositif de gestion de l’épidémie de Coronavirus COVID-19, on sait déjà que les conséquences de cette crise sanitaire seront toutes aussi dramatiques sur l’économie et l’emploi du tourisme, un des secteurs les plus impactés. En attendant le retour à une situation salutaire, voici quelques pistes de réflexions à courts et moyens termes.

Suivre les MOOC depuis son domicile

Si le confinement s’étend à l’ensemble de la population comme en Italie ou en Espagne, vous allez pouvoir profiter comme jamais de votre abonnement à Netflix, MyCanal ou même OCS qui offre une promotion sur son abonnement pendant 4 mois (coïncidence ?). Et pour ne pas ajouter de la collapsologie à la peur actuelle, on résistera à ne pas regarder cette série en 8 épisodes tournés comme un plan séquence à chaque épisode et qui vous embarquent dans une réalité troublante, c’est L’Effondrement.

Une fois que nous aurons soupé du petit écran, il sera temps de prendre le temps salvateur de la lecture ou bien celui du MOOC (massive open online course). C’est un cours dispensé en ligne et ouvert à un large public. Il en existe de nombreux dans le tourisme, le webmarketing, l’écriture Web, la photo et la vidéo. Bref vous aurez l’embarras du choix pour parfaire ou développer vos compétences.

Développer le travail à distance et les outils collaboratifs

Si le télétravail n’a pas été encore beaucoup déployé dans les entreprises, il va l’être de fait lorsque nous serons toutes et tous confinés. C’est peut être là une nouvelle opportunité pour travailler de manière innovante, collaborative et à distance avec des outils qui le permettent aujourd’hui. Même si on râle sans arrêt sur la qualité du signal en visioconférence ou sur les multiples outils avec autant de mots de passe à retenir.

Le contexte est aussi une formidable opportunité de réduire les temps de réunion parfois chronophages et gagner en productivité sur les dossiers qui demandent du temps personnel, de la réflexion et une forme d’isolement pour ne pas être dérangé.

Prendre de la distance avec les réseaux sociaux

Si vous ouvrez votre fil d’actualité Facebook, j’imagine que plus de la moitié des publications sont liées à l’épidémie qui sévit actuellement. Difficile d’émerger dans ce contexte avec vos publications touristiques. Par ailleurs, les sujets de communication se raréfient avec l’annulation des spectacles, la fermeture des bars, des restaurants et des lieux accueillant du public. Et à 99% des cas, quelle que soit votre publication, vous pouvez vous attendre à un ou plusieurs commentaires liés au coronavirus. Bref, dans l’intervalle du retour à une situation sanitaire viable, si le mutisme n’est jamais une bonne solution en cas de crise, il convient de communiquer sur l’essentiel de votre actualité en toute transparence et sans zèle. En revanche, c’est le moment d’anticiper et préparer votre plan de communication quand le contexte le permettra.

Réévaluer les campagnes webmarketing

Vous connaissez le système des enchères par cœur : plus il y a d’annonceurs, plus les enchères montent et les coûts par clic indubitablement. Alors se pose une question cornélienne. En ce moment, les annonceurs se font rares et pour cause. Une aubaine donc pour acheter moins cher ? À l’inverse dès le retour à une situation normale, l’ensemble des annonceurs va vouloir rivaliser de visibilité en même temps avec en conséquences une montée des enchères. Quoiqu’il en soit, il faut certainement stopper et réévaluer vos campagnes webmarketing pour les relancer au moment opportun.

Chouchouter les locaux sur votre site Internet

Les acteurs du tourisme verront certainement la fréquentation de leur site Internet diminuer, puisque les clients ne sont clairement pas dans l’idée de partir en séjour. Et dans un retour à la normale, les clientèles effarouchées de voyager au delà des frontières au moins pendant quelques semaines, vont sans doute favoriser la consommation touristique de proximité. On pourrait s’attendre ainsi à une baisse de fréquentation des clientèles étrangères et assister à une hausse de la consommation touristique en intra régional. Pour l’accompagner, plus qu’à l’accoutumé, il faudra nécessairement produire du contenu et des actions de communication spécifiquement dédiés à ces clientèles.

Croire dans un nouvel élan de solidarité et d’innovation

On peut dire que la baisse des budgets et l’affichage politique ont été les premiers catalyseurs des partenariats entre acteurs publics et privés. Lesquels se font aujourd’hui de manière plus régulières et en bonne intelligence et coopération. Sans doute que la crise économique que tous les acteurs touristiques vont traverser, institutionnels comme privés, va encourager d’autant plus les initiatives collectives et partagées, peut être davantage au niveau d’une destination où il faudra se serrer les coudes.

Notre résilience collective sera notre meilleur alliée.