Le tourisme public français souffre d’un mal relatif à la multiplication des strates administratives, qui génère une multitude de structures sur le territoire, morcelé et découpé en « chapelles », bien souvent trop peu lisibles et outillées pour exister aux yeux du touristes.
Si le constat date, il n’en devient que plus flagrant avec l’apparition du média internet.
Des équipes à la bonne volonté manifeste, mais insuffisamment dotées, formées, tentent d’exister sur la toile, comme il se doit aujourd’hui, avec des moyens humains et financiers bien trop faibles pour promouvoir leur destination.
La représentation du web public touristique s’en ressent, avec des sites dont la qualité et la mise à jour sont défaillantes, des demandes par e-mail qui restent sans réponse, et une présence sur les principaux moteurs de recherche bien en deçà de ce qui serait nécessaire, se heurtant même à des portails territoriaux privés mieux conçus et plus visibles qui introduisent le doute dans l’esprit des internautes quant à représentation officielle d’une destination. !/images/14.jpg(le web des offices de tourisme en contruction…)!
Il serait aujourd’hui temps d’abandonner nos prés carrés, et de mettre en commun des moyens suffisants, à l’échelle d’un territoire conséquent, en faisant fi de nos limites administratives, illisibles pour le touriste étranger, ainsi que pour bon nombre de nos concitoyens.
Le constat vaut aussi aux échelons départementaux et régionaux, qui tous se préoccupent de fédération et d’agglomération des données, de réseaux d’information touristique, lançant chacun dans leur coin des consultations somme toute similaire qui ne font que le bonheur des consultants.
Résinfrance continue de patiner en attendant sa reprise en main par Maison de la France, dont les ressources sont bien inférieures à la plupart de ses homologues, la norme Tourinfrance n’existe que par le travail de CRT et structures locales qui ont bien voulu s’y investir. L’ODIT a même trouvé le moyen d’organiser ses Rencontres 2005 sans un seul atelier traitant directement d’internet, un comble !
On objectera que les données touristiques sont complexes à recueillir, à valider, fiabiliser, traiter, que ce soit en termes d’actualités, ou de disponibilités d’hébergement, mais pourtant, les outils existent, seule une réelle volonté politique, du local au national, fait défaut.

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Ludovic a démarré sa carrière en Auvergne, à l’Agence Régionale de Développement, puis dans un cabinet conseil sur les stratégies TIC des collectivités locales. Il a rejoint en 2002 l’Ardesi Midi-Pyrénées (Agence du Numérique) et a plus particulièrement en charge le tourisme et la culture. C'est dans ce cadre qu'il lance les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel dont il organisera les six premières éditions à Toulouse. À son compte depuis mai 2011, il est Consultant etourisme, intervient sur de nombreux séminaires, manifestations et congrès, accompagne des structures sur leur stratégie, en AMO, ou en formation. Il organise les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel pour le compte d'UNITEC et la Région Nouvelle Aquitaine à Pau, après les avoir initiées à Toulouse. En 2013, il co-fonde avec ses associés et blogueurs Pierre Eloy et François Perroy la société Agitateurs de Destinations Numériques, initiatrice des concepts d'Internet de Séjour, de Secrets Locaux et de Conciergerie de Destination. C’est à partir de ce travail quotidien qu’il se propose d’alimenter ce blog, en livrant ses impressions et commentaires quant au développement des nouvelles technologies au sein des structures publiques de tourisme.

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