La mise en oeuvre de la réservation en ligne constitue à n’en pas douter l’un des thèmes de réflexion les plus forts des nos institutions touristiques.
De nombreux OT, CDT, CRT ou filières (Gîtes de France, Clévacances, …) se sont d’ores et déjà lancés dans ce chantier, avec plus ou moins de succès.
Car force est de constater que les prestataires qui proposent aujourd’hui ce type de solution ne parviennent pas encore à s’intégrer au sein des sites internet existants.
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Il en résulte alors pour l’internaute une totale rupture de service :
* *une rupture au niveau graphique* ; on remarquera d’ailleurs que dans l’ensemble, quelle que soit la solution retenue, la qualité du graphisme comme de l’ergonomie des outils est généralement très faible, et contraste bien souvent avec les nouvelles versions des sites d’information.
* *une rupture entre la consultation, et le choix d’un hébergement, et sa réservation* ; le plus souvent, la référence de l’hébergement que j’ai choisi s’inscrit automatiquement dans l’outil de réservation (et encore, pas toujours !!), mais je dois alors vérifier la disponibilité de mon hébergement, semaine par semaine (ce qui peut devenir très agaçant lorsque j’ai le choix entre quatre semaines l’été par exemple : pourquoi ne pas offrir la possibilité de chercher entre telle et telle date) ; si je n’obtiens aucune disponibilité à la date souhaitée, il me faut alors recommencer le processus de sélection d’un hébergement, puis la vérification de sa disponibilité avant d’espérer le réserver en ligne!
* *des moteurs de recherche pas toujours pertinents* : pour ne donner que quelques exemples, RésinFrance (on attend avec impatience le résultat de sa reprise par maison de la France) renvoie très souvent des résultats sans réponse, qui paraissent étonnants à certaines périodes de l’année ; Winrésa, recommandé par la FNSLA (Fédération Nationale des Services Loisirs Accueil) et adopté par de nombreux SLA vous retourne en résultat la totalité de la base alors même que vous cherchez un hébergement pour 12 personnes…

Bref, il reste encore de nombreux efforts à fournir, surtout du côté des prestataires si l’on veut que les institutionnels du tourisme puisse proposer une offre aussi efficace que les acteurs privés ; or, l’enquête d’Ardesi Midi-Pyrénées auprès d’internautes européens a bien mis en lumière le souhait des internautes européens de disposer d’une telle fonctionnalité sur les sites publics, qui dispose d’une côte de confiance élevée en raison de leur statut institutionnel.

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Ludovic a démarré sa carrière en Auvergne, à l’Agence Régionale de Développement, puis dans un cabinet conseil sur les stratégies TIC des collectivités locales. Il a rejoint en 2002 l’Ardesi Midi-Pyrénées (Agence du Numérique) et a plus particulièrement en charge le tourisme et la culture. C'est dans ce cadre qu'il lance les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel dont il organisera les six premières éditions à Toulouse. À son compte depuis mai 2011, il est Consultant etourisme, intervient sur de nombreux séminaires, manifestations et congrès, accompagne des structures sur leur stratégie, en AMO, ou en formation. Il organise les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel pour le compte d'UNITEC et la Région Nouvelle Aquitaine à Pau, après les avoir initiées à Toulouse. En 2013, il co-fonde avec ses associés et blogueurs Pierre Eloy et François Perroy la société Agitateurs de Destinations Numériques, initiatrice des concepts d'Internet de Séjour, de Secrets Locaux et de Conciergerie de Destination. C’est à partir de ce travail quotidien qu’il se propose d’alimenter ce blog, en livrant ses impressions et commentaires quant au développement des nouvelles technologies au sein des structures publiques de tourisme.

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