Si on vous parle de culture Maorie, la première image qui vous vient à l’esprit est certainement celle du Haka, cette danse rendue mondialement célèbre par l’équipe de rugby des All Blacks qui l’effectue avant tous leurs matchs depuis 1905. En réalité la culture Maorie va bien au delà et fait partie intégrante de la vie des Kiwis. C’est également un aspect touristique non négligeable de la Nouvelle-Zélande. 

 

Les Maoris en Nouvelle-Zélande

Sans nous lancer dans un cours d’histoire, rappelons juste quelques éléments essentiels au contexte de cet article. Les Maoris sont arrivés en Nouvelle-Zélande il y a prés de 1000 ans. Puis ils ont été rejoints au XIXème siècle par les anglais qui ont colonisé l’île. La paix entre les deux peuples a été signée grâce au traité de Waitangi en 1840. Cependant les Maoris ont été privés de leurs terres et de leur culture (langue non reconnue, interdiction des représentations culturelles …). 

La Nouvelle-Zélande se compose donc d’une population mixte mêlant descendants Britanniques et Maoris. Cependant la culture occidentale a eu tendance à s’imposer et reste actuellement dominante. En effet, la culture Maorie a seulement été valorisée très récemment. Ce n’est que dans les années 1960 que les Maoris ont commencé à revendiquer leurs droits et à être entendus. Ainsi après plusieurs années d’interdiction, leur langue est devenue officielle seulement en 1987.

Aujourd’hui cette culture ne cesse d’être revalorisée et possède entre autre un groupe parlementaire, une télévision et des radios dans leur langue, des traditions qui se perpétuent … 

 

La culture Maorie

Aujourd’hui, les Maoris composent 14% de la population de Nouvelle-Zélande dont près de 45 tribus possédants leurs propres territoires, leurs propres chefs et leurs propres traditions. Les références à cette culture sont omniprésentes : certains villages subsistent encore, les noms de certains lieux (dont le plus long est décerné à cette colline), les sculptures dans les jardins publics …

Certaines traditions se perpétuent également tels que l’apprentissage de la langue dans les écoles primaires (et un bon nombre d’écoles secondaires), le Hongi qui est un signe de salutation nez contre nez, le Ta Moko qui est l’art de tatouage et qui reste très présent (cela dit la zone du visage est réservée aux chefs), le Haka qui est pratiqué dans chaque école, les réunions de tribus dans les Marae (espaces de rencontres traditionnels), le Hangi qui un repas cuit traditionnellement dans un four en terre … 

Autant de traditions qui sont toujours transmises de générations en générations et que les locaux prennent un réel plaisir de partager. Notre premier hôte en Nouvelle-Zélande était un Maori et nous a fait découvrir sa culture en nous amenant dans des lieux typiques, en nous partageant ses légendes, en nous apprenant à prononcer correctement les différents noms, en cuisinant un Hangi … La culture Maorie fait donc partie intégrante de la vie des kiwis mais aussi de celle des touristes. 

 

Industrie touristique et culture Maorie

En vous rendant en Nouvelle-Zélande vous ne pouvez pas manquer la culture Maorie : en achetant un guide touristique avant vous y trouverez des images, en arrivant à l’aéroport vous apprendrez votre premier mot de Maori (Kia Ora = Bienvenue), en vous baladant dans la rue vous verrez de nombreuses personnes tatouées, en vous rendant dans une boutique de souvenirs vous découvrirez la sculpture Maorie, …  

Pour un touriste en Nouvelle-Zélande il est donc impossible de passer à côté de la culture Maorie et pour la découvrir un peu mieux, il y a de nombreux moyens. Le premier est de visiter des musées, celui de Rotorua (en photo ci-dessous) et de Wellington disposent de collections très complètes. Quant au Wars Memorial d’Auckland il possède même des spectacles de danse Maorie mis en scène dans le respect des traditions. 

Il est également possible de visiter certains lieux plus « authentiques » et surtout à l’écart de la foule touristique. Vous pouvez ainsi vous rendre à Ohinemutu qui est l’ancien coeur Maori de Rotorua et dont il est possible de visiter la Marae et la maison commune. Vous avez également des villages « semi-touristiques » comme celui de Whakarewarewa ou des Maoris vivent encore dedans mais que vous pouvez visiter la journée, sans oublier les démonstrations (Haka, Hangi …)

Parallèlement à ces activités, il y a également de nombreux « spectacles » ou « diners-spectacles » qui sont proposés. Précisons tout de suite que ces activités ne sont pas des sorties culturelles mais bien des spectacles mettant en scène la culture Maorie. Par exemple, le Tamaki village (photo ci-dessous) vous propose de passer un moment dans ce village reconstitué et de découvrir différentes traditions Maories (jeux, chants, danses, sculpture, tatouage …) puis d’assister à un spectacle de danse et à un repas typique. 

 

Faire l’expérience de la culture Maorie

Le but de cet article n’est pas de porter un jugement sur « l’exploitation touristique » de la culture Maorie et de définir si ces activités sont authentiques ou non. L’objectif de cet article était de vous démontrer à quel point cette culture Maorie est importante dans l’industrie touristique de Nouvelle-Zélande.

Certes, cela fait parfois « cliché » mais tout dépend de l’expérience touristique que vous souhaitez vivre. Nombre de touristes viennent pour en apprendre plus sur cette culture, ramènent des souvenirs en rapport avec les Maoris … Si certaines de ces activités ne plaisent pas à tout le monde elles ont au moins l’avantage de faire revivre la culture Maorie mais aussi de la transmettre et de la partager à des touristes venus à la recherche de cette expérience.  

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Diplômée en master AGEST à Bordeaux et apprentie blogueuse. Passionnée par les nouvelles technologies, les voyages, la plongée, le fromage et le spritz. Sophie à la bougeotte, elle aime donner du temps, de l'énergie et de l'enthousiasme. Curieuse, elle s'intéresse à des domaines aussi divers que le management, la communication, le numérique, le marketing et la professionnalisation. Toujours à la recherche de nouveaux défis, elle a décidé de s'immerger pendant 1 an en Nouvelle-Zélande to develop these english skills ! Pour ne pas perdre la main elle raconte ses aventures sur keewitouch.com. Sophie rêve d'être un jour responsable du bonheur d'une entreprise mais en attendant elle cherche à développer ses compétences dans la communication dés son retour en France en septembre 2017. Si son profil vous intéresse, n'hésitez pas, offrez lui une tasse de thé et une connexion internet ... vous serez surpris !