Quand frappe la canicule, tu réduis la voilure et mets à l’ombre tes globules. Donc ce jour, texte bref et néanmoins tout en relief. Je m’adresse en particulier à nos amis techniciens et élus du tourisme qui cherchent à relancer ou adapter leur office de tourisme aux nouvelles pratiques des voyageurs avides de rencontres.

Si j’en crois quelques études, nous avons et les voyageurs ont besoin, de rencontres. Le digital n’est pas toujours amical et peut virer à l’asocial. Une récente étude de Keley Consulting intitulée “Digital in store”, souligne que les clients en magasin utilisent principalement les écrans numériques interactifs (comme les vitrines connectées Think & Go) et les lecteurs de codes-barres pour du paiement automatique. Le paiement avec téléphone portable, les casques de réalité virtuelle, les applications de réalité augmentée et les projections 3D/hologrammes sont cités par moins de 15% des répondants et sont encore au stade embryonnaire. Digitalisation des points de vente, oui, absence de relations humaines, non. D’après cette étude, citée par L’Atelier BNP, “les consommateurs sont en effet 59% à expliquer qu’ils préfèrent le contact avec un vendeur à l’utilisation des dispositifs numériques”.

Tiers lieux pour rencontres

Et quand arrive le temps de la découverte sur place, en complément des applis et des cartes pour arpenter une destination, la rencontre a toute sa valeur, pourvu qu’elle ne soit pas une visite obligée. On va chercher les croissants, on se rend chez le coiffeur, chez le toubib ou au garage mais “aller à ou aller vers l’Office de Tourisme” n’est pas naturel. C’est quand même contraignant cette idée d’un déplacement vers pour en savoir plus. Surtout si le savoir informatif est véhiculé comme c’est le cas par des supports et contenus numériques. Si en revanche, l’Office de Tourisme vient à nous et qu’en plus il nous offre ou vend une prestation agréable qui permet de nouer relation et de mieux apprécier la vie locale, alors c’est gagné. Autre cas de figure, aller à l’Office de Tourisme car celui-ci est un endroit magique et de rencontres avec les autres tripsters ou les twonsters locaux : dans ce cas, la destination apparaît sous ses plus beaux attraits.

L’accueil hors les murs existe déjà et il faut l’encourager mais je pense qu’on peut aller au-delà. Disposer d’un service qui mixerait écoute et discussion autour d’un verre serait super. Rien de tel que se retrouver pris en charge dans des salons confortables autour d’une boisson locale, d’un thé glacé ou d’un café. L’office de Tourisme renommé en Office de Convivialité (je lis des sourires coquins) ou Salon de la Courtoisie, ça aurait de l’allure. 

etourismeinfo-crowdfounding

On y trouverait :

  • un râtelier à vélo en extérieur
  • un abri pour toutous avec écuelles remplies
  • un wifi clairement affiché dedans et dehors
  • une consigne à bagage (un vrai besoin pour les voyageurs)
  • un bar à watts
  • un bar tout court
  • un espace de restauration de type brunch et douceurs
  • des fontaines à eau
  • un distributeur de thés ou cafés, ou mieux encore un vrai service
  • des fauteuils et hamacs pour faire la sieste
  • et plein de bonnes autres choses comme les friandises locales et mondiales
  • etc…

Le camion, le bus, la boutique éphémère, les tiers lieux à investir comme les bars existants, les médiathèques, les entrées de musées, les hôtels… Rien de bien neuf, mais quand je vois ce que font différents opérateurs comme l’hôtel à événements Le White 1921 à Saint Tropez ou Starbucks avec son camion, je trouve que des occasions de rencontres bien sympas sont à envisager. Le Kusmikiosk est aussi une solution d’animation, comme toutes les solutions de photobooth présentes sur le marché.

Fin de mes élucubrations à 38° à l’ombre ce lundi 19 juin 2017 à Bordeaux et en recherche d’un tiers lieu de convivialité, de fraîcheur et de discussions sympas. Ah mais oui, au fait, ça existe ! Ca s’appelle les bistrots. Vous remarquerez que bistrot ça finit comme OT. Place aux BistrOffices de Tourisme pour des relations brèves et éphémères.