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#et6 Retour sur les ateliers « Mobilité »

Publié le 8 décembre 2010
5 min

Lors des rencontres du E-Tourisme institutionnel à Toulouse, la semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’animer deux ateliers consacrés à la mobilité : « App ou Web App, que choisir ? » et « Comment marketer son application mobile ? ».
Vous trouverez dans cet article les points clés que j’ai pu relever.

Web App ou App ?

D’abord une tentative de définition, car quelques confusions semblent subsister.
Entre Web App et App, un mot similaire : App.
*App signifie application*. Et qui dit application dit programme, ou logiciel. Autrement dit, une application, est un programme qui va s’exécuter après avoir été installé sur une machine. L’application suppose donc un téléchargement, généralement depuis une plateforme : « AppStore via iTunes »:http://www.apple.com/fr/itunes/ pour les applications iPhone, iPod et iPad, « Android Market »:http://www.android.com/market/#app=basesign.alltie pour les applications Android, « Windows Market Place »:http://marketplace.windowsphone.com/Default.aspx pour les applications Windows, etc.
Comme on le voit, chaque application repose sur un système d’exploitation particulier, un OS. On parle d’iOS pour les produits Apple et d’Android pour les produits de constructeurs ayant choisi cet OS mis au point par Google. Chez Microsoft, cela s’appelle Windows Mobile.
Chaque OS nécessite des développements informatiques qui lui sont propres.
Pour cette raison, à chaque fois que vous voulez proposer une application sur tel ou tel smartphone, vous devez payer un nouveau développement.
Idem, sous la forme de mises à jour, lorsque les OS accueillent de nouvelles versions. Pour info, nous en sommes à ce jour à iOS 4 et à Android 2.2 (la 2.3 vient d’être annoncée)…

Revenons à Web App et App : *le point commun, c’est l’exécution d’un logiciel*.

Passons à la différence entre ces deux concepts : le mot Web.
Une Web App est un logiciel qui s’exécute depuis le Web. Donc pas besoin d’installation. La Web App utilise votre navigateur pour s’exécuter.
Google Map est une Web App, Google docs aussi.

_Quelles sont les incidences ?_

* Une Web App repose sur une programmation Web. Elle utilise généralement le HTML, et plus particulièrement, le HTML 5, pour un usage optimisé sur smartphone.
Donc pas besoin de plateforme de téléchargement, pas de contraintes d’OS, pas de développements redondants. A priori tous les avantages ? Evidemment, non…
* … Une App, parce qu’elle est développée spécifiquement pour l’OS, tire parti de l’ensemble des fonctionnalités du matériel sur lequel elle est installée, contrairement à une Web App. Ainsi, certaines possibilités de certains smartphones vous seront inaccessibles à travers une Web App (comme utiliser la caméra par exemple). Par ailleurs, l’avantage des plateformes de téléchargement est de favoriser une meilleure visibilité. C’est plus facile d’être vu au milieu de 250 000 applis, qu’au milieu de 10 000 000 000 de pages web !

« Valérie Escande du CDT du Tarn »:http://itunes.apple.com/us/app/circuits-touristiques-du-tarn/id381051625?mt=8 et « Grégoire Chartron de l’OT de Montpellier »:http://www.ot-montpellier.fr/agenda/montpellier-sur-votre-smartphone.html nous ont fait la gentillesse de partager leurs résultats d’expérience. Voici leurs présentations :

On en retiendra les points suivants :
* Il y a un vrai intérêt stratégique à se positionner sur la mobilité : selon tous les intervenants rencontrés, nous en sommes déjà à 5 à 10% de l’audience des sites qui provient de terminaux mobiles ;
* La promotion du produit, que ce soit une App ou une Web App, est cruciale. Elle passe par une grande variété d’outils, y compris papier !

Ce qui nous amène à notre deuxième sujet…

Comment marketer son application ?

Guillaume Charny-Brunet, de « la société Fabernovel »:http://www.fabernovel.com/ et Maxime Dumont, « d’Atchik services »:http://www.atchik-services.com/, étaient les intervenants.
Maxime n’a pas démérité, mais Fabernovel mérite une mention spéciale dans la mesure où Guillaume nous a livré *les résultats d’une étude menée par sa société sur l’AppStore*:

Un partage de connaissance dans le droit fil de l’éthique si chère à nos amis de la Silicon Valley.

Je vous livre néanmoins leurs deux présentations, qui viennent compléter la précédente, surtout pour les non-anglophones.

Bref, que retenir de ces interventions :

* Le marketing d’une application ou d’une web app, ne s’improvise pas. C’est *un travail très technique* faisant appel à des outils variés ,
* Sans budget prévu à l’avance pas de marketing. Cela paraît évident, mais la plupart des opérations mobilisent tous les budgets sur les développements et oublient la promo. Il vaut mieux renoncer à quelques fonctionnalités superflues et se payer quelques affichettes supplémentaires ,
* Le marketing dépend de la cible : quelle évidence. Mais si c’est aussi évident, pourquoi est-ce que cela n’est pas fait plus souvent ? La règle édictée par Maxime et Guillaume : si votre application a un intérêt local, mettez le paquet sur une pub locale et appuyez vous sur votre réseau de prestataires et partenaires : affiches à placer sur les portes des magasins, autocollants, bannières à embarquer sur les sites, etc. Si l’application a une portée plus large, mais sans véritable notoriété à l’appui, jouez la carte du buzz et des réseaux sociaux.
* A choisir, évitez les bannières de type achat d’espaces sur des sites à forte audience et privilégiez la pub sur mobiles, au sein d’autres applications. Les services d’iAd et AdMob n’ont pas été abordés lors de cet atelier (à voir sur et7 ?).
* Adoptez une stratégie de vitalité de l’application : mises à jour régulières, enrichissement avec de nouvelles fonctionnalités… 20% des applications cessent d’être utilisées au bout d’un jour !
* Et, enfin, posez-vous la question de faire payer votre application. Si vous rendez un service qualifié à forte valeur ajoutée, cela vaut peut-être le coup de mettre sur le marché une application en version Lite, gratuite, et une application premium, payante.

En conclusion, pas la peine de mettre 50 000 € sur la table, inutile non plus d’avoir des ambitions avec 1500 €. Essayez plutôt de dégager 5 000 € et mixez outils papiers de proximité, réseaux sociaux et pubs sur mobiles.

Qu’en pensez-vous ? Plutôt Web App ou App ?

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Pierre Croizet est né en 1970, à Issoire. Il vit et travaille à Bordeaux depuis 1998. Il est diplômé de l’Institut des Hautes Etudes de Droit Rural et d’Economie Agricole (IHEDREA – Paris) et du DESS Aménagement du Territoire et Economie du Développement Local (Bordeaux IV – IERSO). Il a créé, en 2004, avec Benjamin Bastien, une des premières maisons d’édition électroniques de France, spécialisée dans les guides touristiques et [...]
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