oct
10
2012

Vous êtes sur Facebook… mais pour combien de temps encore ?

Facebook... un réseau social intéressant, innovant, pionnier... mais jusqu'à quand ? Après vous avoir pendant des mois et des années incité à vous inscrire, à gérer et publier votre actualité, vos photos et vidéos sur ce réseau, voici qu'aujourd'hui je vais non pas faire machine arrière, mais vous alerter et vous inciter à la plus grande prudence...

Pourquoi ?

Tout simplement parce que suite au lancement raté en bourse au mois de mai dernier, valorisée lors de son lancement la bagatelle de 104 milliards de dollars, sa valeur est d'aujourd'hui de « seulement » 44 milliards de dollars... Le titre, introduit à 38 dollars, en vaut aujourd'hui 20 dollars...

Partant de ce constat et peu importe les raisons de cette baisse - un trop grand appétit ? - ce qui nous importe c'est qu'aujourd'hui Facebook doit absolument redorer son blason auprès de ses actionnaires et faire remonter sa valeur et sa capitalisation boursière. Comment faire ? Ben... en ouvrant le tiroir-caisse !

Et il est bien là le problème…

D’ailleurs, avez-vous remarqué que depuis quelques semaines vos publications sur vos pages sont moins vues, moins « viralisées » par vos fans ? En terme technique, on dit que votre « reach », la portée de vos messages, est en baisse, ce qui signifie que vos publications sont moins vues, donc moins lues !

Et la raison est toute simple, Facebook a changé les règles et désormais seules 30 % de vos publications sont présentes dans le fil d’actualité de vos fans ! Oui oui, un message sur trois sera visible… Normal que vos fans ne réagissent pas ou peu !

C’est donc ça le « nouveau » Facebook, et certains disent, ironiquement, « Facebook : tu casques ou tu te casses »… on n’est pas si loin !

Car n’oublions pas qu’animer votre page et faire réagir vos fans est pour un animateur de communauté sur deux, un vrai casse-tête et une vraie galère… Bien sûr, les destinations connues, celles qui représentent quelque chose aux yeux des touristes, celles dont la notoriété spontanée de la destination est suffisamment forte, celles-là, s’animent presque toutes seules !

Pour les autres, ceux qui ont quelques centaines de fans, qui arrivent péniblement à faire réagir quelques fans chaque semaine, qui y passent du temps, beaucoup de temps… je n’aurai qu’un seul conseil, brutal : passez votre chemin ! Ne perdez pas plus de temps sur Facebook !

C’est peut être radical comme positionnement, mais comment admettre qu’on s’acharne, en vain, sur un outil de communication qui fonctionne moyennement ? Et vous êtes déjà nombreux à vous poser la question de jeter l'éponge et d'abandonner Facebook face aux faibles interactions...

Passez au payant !

Voilà donc la solution toute trouvée de la team Facebook, vous avez aimé discuter avec vos clients, vos touristes ? En plus de devenir sournoisement propriétaire de tous les contenus, photos, vidéos, sons… le réseau vous propose aujourd’hui de payer pour que vos fans continuent à être admirateurs de vos messages et de votre marque ! Elle n’est pas belle la vie ? Franchement…

Autant j’admets que la publicité soit proposée aux propriétaires de pages et de marques, afin de communiquer et de donner de la visibilité à sa marque. Alors oui, peut être que Coca Cola cassera sa tirelire pour continuer de toucher ses fans, mais un gestionnaire de camping, d’un hôtel ou d’une chambre d’hôtes… quel intérêt pour lui d’investir un budget de communication important pour que ses fans voient ses publications ? Si encore ça génère du business, un retour sur investissement intéressant, pourquoi pas ! Mais si c’est juste pour obtenir quelques « like »… Je reste sceptique…

Et vous, combien de temps allez-vous tenir encore ?

Article précédent L’Australie veut vos amis! Angoulême : le numérique de pays Article suivant

Articles similaires

A propos de l'auteur : Sébastien Gonzalez

Titulaire d’un DESS Tourisme et valorisation des territoires (Clermont-Ferrand) axé sur le tourisme de découverte économique, Sébastien a tout d’abord travaillé dans les Chambres de Commerce et d’Industrie de Bordeaux et de la Réunion au cours de stages. En 2004 il intègre le Comité Régional du Tourisme d’Aquitaine où il fait partie de l’Observatoire, durant 15 mois. Passionné d’Internet et de nouvelles technologies, Sébastien intègre Charente Tourisme de novembre 2005 à mars 2012 où il est responsable de la stratégie web et de l’animation des sites Internet www.lacharente.com et www.experience-cognac.fr. Il s’occupe également du web 2.0 (Facebook, Twitter, Flickr, YouTube, widgets…) et de l’extranet de Charente Tourisme. En avril 2012 il rejoint l'équipe de Touristic où il est consultant et formateur etourisme. Toujours à l’affut des dernières technologies, il l’est également en matière de veille touristique. Co-auteur de l'ouvrage : M-tourisme et géolocalisation au services des collectivités territoriales Le tourisme est une aventure, le etourisme une grande famille ! Email : sgonzalez at etourisme point infoTwitter : @sebgonza

  • Yann

    OUI et NON.
    Je ne suis pas tout à fait en accord avec vous. Facebook a été et est un moyen de communication efficace mais certes, il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Il y a plus d’un an, tous les services « publiques » profanait facebook et incitait les acteurs du tourisme à s’y inscrire. Pour cela , les régions ont même embauché des ANT (animateur numérique du territoire) , et ont décidé de former les acteurs du tourisme à Facebook entre autre. Facebook est une entreprise , et donc doit gagner de l’argent, et n’oublions pas qu’elle decide elle seule de son avenir.
    Donc vous les régions et les ANT , ne profanez pas Facebook.
    Comme dans le monde de la réservation en ligne d’hôtel, par exemple la région bretagne veut délaisser son système de réservation en ligne car ce n’est pas rentable et le laisser aux mains de grosses structures comme BOOKING (que les ANT profane aussi).
    Alors si Booking met ses commissions à 35% à la place de 17% , tous les hoteliers seront piégés.

    Conclusion: Vous les décideurs du tourisme en France, prenez les choses en main et développez des communautés et systémes de reservation publique, où vous seul pourrez décider de votre stratégie et ne vous laissez pas envahir par les grosses usines à Gaz.

    • Jo

      Je n’ai qu’une chambre et un gîte et je n’ai pas les moyens de payer pour de la com. Je n’ai donc pas vraiment d’autre choix que de m’inscrire sur tout ce qui est gratuit pour booster mon site internet. Je ne m’affilie plus non plus aux OT car trop cher !Alors demain tout payant ? oui ça me fait peur…!

    • pfabing

      Le terme « profaner » paraît bien mal approprié ici !
      Le public ne devrait utiliser que le public ? Le privé serait en quelque sorte « sacré » et son utilisation par le public serait une « profanation » ?
      Ou peut-être serait-ce le public qui « se souillerait » en utilisant des services privés ? Franchement cela me laisse pantois !
      L’action publique touristique vise à développer l’économie d’un territoire et donc doit s’appuyer sur la dynamique du privé pour être efficace et cohérente.

      • Yann

        Non le public doit bien sure utilisé des moyens privés mais en en gardant le contrôle absolu afin d’éviter les dérives

      • http://twitter.com/MBerlemont Martin berlemont

        Entièrement d’accord…Et franchement, la vision des ANT comme des geeks sur Facebook m’étrangle de rage et de stupeur !

    • Brigitte – Dordogne

      A trop « angliciser » notre langue, on mélange tout! On dit profaner un lieu sacré…dont très mal approprié à FB même si certains le « sacralisent »!
      Le jeu de mot peut être intéressant, pour montrer l’excès de zèle (on « tire sur tout ce qui bouge ») des décideurs du tourisme par rapport à tout à tous les médias sociaux. La tête dans le guidon, la course à l’échalote…
      Quitte à en oublier leurs vrais « clients » (les hébergeurs et autres acteurs du tourisme) avec qui le dialogue devrait être naturel et non pas virtuel!
      On forme une grande famille…

  • http://www.facebook.com/amelieperrin.pro Amélie Perrin

    Il n’est pas mauvais de désacraliser un peu Facebook, et de voir que les retours ne sont pas si positifs, alors qu’il y a encore un an effectivement, étaient décriées les destinations qui n’avaient pas encore leur page.
    Toutefois, si l’on se rend compte que Facebook n’a rien révolutionné en terme d’apport de trafic ou de notoriété, si son efficacité dans la création de communautés interactives n’a pas été prouvée pour les destinations touristiques, n’est-ce pas un peu radical de dénigrer totalement l’outil ?
    Facebook est un excellent moyen pour l’internaute de se tenir au courant sur des sujets qui l’intéressent : unes d’un journal, actualités d’un groupe de musique, nouvelles photos d’un photographe, etc. Dans cette lignée, la destination touristique peut offrir aux utilisateurs de Facebook un « service » d’informations sur les actualités de la destination : évènements, nouveautés, offres spéciales, etc.
    Dans ce sens, la page Facebook toucherait davantage un public de proximité plutôt que des visiteurs venus de loin… Mais entre loisirs et tourisme, il n’y a qu’un pas…

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      L’idée n’est pas de dénigrer l’outil, mais bien d’alerter sur son fonctionnement, pour éviter à certains de croire au miroir aux alouettes ! Je ne crie pas au loup, j’alerte simplement… Effectivement FB peut être un très bon moyen de communication avec ses fans et clients, voire pour interpeler des prospects.

  • http://www.blog-etourisme.com Mathieu Bruc

    Le titre aurait pu être « C’est gratuit et ça le restera (presque) toujours ». Au delà du débat public/privé lancé dans les commentaires précédents, je voudrais juste compléter en disant que Facebook n’a rien inventé. On n’est pas loin du modèle de Google qui fait remonter ses liens sponsorisés en haut de liste au détriment du référencement naturel, la correspondance me semble assez évidente entre publications naturelles et sponsorisés sur Facebook.
    Pour autant a-t-on abandonné les Adwords ? Les Likes ne peuvent-ils pas comparables aux clics ? S’interroge-t-on du retour sur investissement direct des liens sponsorisés ? Je ne crois pas.
    Il faut arrêter de crier au loup même si effectivement le modèle économique enclenché par Facebook risque de changer la donne, il faut arrêter de croire que sur le web tout sera toujours gratuit. Dans l’économie du web, il faut payer les employés et les actionnaires, c’est le jeu ma pauvre l’cette sinon on continue à imprimer ses docs et à les diffuser parfois maladroitement dans tous les coins du monde, et là en termes de retour sur investissement on est pas mal aussi ! On pourrait presque en conclure par Face-book-émissaire :)

  • AnneLaureCo

    Bonjour !

    Voilà de quoi lancer la polémique et obtenir beaucoup de commentaires : un article pour nous mettre en garde sur Facebook.Je pense qu’aujourd’hui Facebook nous fournis tellement d’outils (autres que les Pages) qu’il me semble toujours important de s’y pencher : le chat ou la messagerie pour prendre contact, les groupes pour échanger sur une thématique, les listes d’intérêts pour de la veille… Le bénéfice retiré de son utilisation peut avoir une vraie valeur, alors pourquoi ne pas en payer une partie ?
    Pour la promotion de sa destination ou de son établissement, à partir du moment où des objectifs clairs sont fixés, il devient simple de voir si les moyens à allouer pour les atteindre sont d’un montant acceptable.
    Encore faut-il bien définir sa stratégie pour définir les objectifs en question…

  • http://twitter.com/christophetavla ChristopheTavlaridis

    Il y a une chose fondamentale à prendre en compte pour Facebook. Dès le départ, Mark Zuckerberg voulait que l’outil soit gratuit et cool. Est-ce toujours le cas ? Facebook est-il toujours cool ?

    Je n’ai rien contre le fait que Facebook fasse payer de la visibilité, mais l’outil devient compliqué, et surtout dessert l’utilisateur.

    Enfin, n’oublions pas que ces médias sociaux ne sont que des outils qui s’incluent dans la stratégie globale. Pourquoi ne pas essayer Twitter ? Si vous êtes septiques, venez gazouiller avec moi ;) https://twitter.com/leucatetourisme/status/255671517285859329/photo/1/large

    • http://twitter.com/MBerlemont Martin berlemont

      Hahaha ! Enorme ta LP Twitter ! Je vais tenter le coup avec un ours Seine-et-Marnais (remember #dansle77)

    • http://twitter.com/quentinrichard Quentin RICHARD

      Haha, pas mal Christophe ! Si tu veux mon avis, Twitter est cool mais perd des points de coolitude en se complexifiant lui aussi, et en fermant la porte aux développeurs tiers. Tumblr, ça c’est quelque chose de vraiment cool, fait par des gens cool ;)

  • http://twitter.com/MBerlemont Martin berlemont

    Chronique d’un déclin espéré ?
    Ben moi, je suis d’accord avec cet article.
    Etre sur Facebook, bien vu et bien connoté a toujours relevé du challenge, de la chronophagie et de l’investissement. Les murs se pourrissent de pubs, et le niveau intellectuel est en berne depuis un moment…

    Nous, nous ne sommes ni une grande marque avec des millions, ni une destination « de rêve »: trouver des arguments marketing, des appâts affinitaires, organiser des jeux-concours, des plannings rédactionnels…Nos équipes se sont démenées, organisées, investies pour déferler sur LE réseau social…

    Je suis également d’accord avec Mathieu, sur le principe du business-model du web en général…On paie bien pour la wifi encore à peu près partout !

    Moi, c’est plus l’image du réseau qui m’interpelle, et la TF1-isation du réseau…qui reste stupéfiant en terme de CRM et de marketing affinitaire (et franchement, il n’y a pas mieux)

    Depuis longtemps, nous recherchons cependant des alternatives à Facebook, avec en bouche l’amertume liée à l’impression de jeter nos oeufs dans le même panier. Mais l’alternative est-elle déjà là ?
    Pour l’instant, on ne voit que poussière qui poudroie…

  • http://twitter.com/mon_etourisme Nicolas MONSEIGNE

    Plus que jamais je crois, il est indispensable de ne pas trop attendre de cet outil qui n’est pas le Saint-Graal de la promotion numérique tel que certains l’ont envisagé à moment donné : il doit être à sa juste place dans un ensemble d’actions de promotion.
    Et de ce point de vue, il en est de Facebook comme de tout autre outil de comm’ : ceux qui partent avec une marque forte, partent avec un train d’avance, ils auront beaucoup moins d’efforts à faire pour installer le dialogue, puisqu’il bénéficieront d’un capital image / visibilité / sympathie…
    Pour les autres, eh bien, c’est simple : soit ça ne sert à rien d’y aller (à moins d’avoir des moyens énormes en pub), soit il faudra réfléchir, se coordonner avec les voisins, et valoriser une marque de destination plus large, et ainsi gagner de la visibilité pour son territoire (c’est bien la logique du management numérique de destination, n’est ce pas Jean-Luc et Ludovic !?).

    Après, que Facebook installe un outil publicitaire, ça me gène en tant qu’utilisateur car maintenant ma timeline est polluée (n’est-ce pas là finalement le plus grand risque, dégoûter l’utilisateur !?), mais la logique ne me choque pas plus que cela : jusqu’ici il suffisait au gestionnaire de page de publier pour que cela apparaisse dans la timeline des fans, ce qui représentait un bien faible effort pour gagner en visibilité. FB n’est pas plus philanthropique que les copains, et il décide de faire payer pour ce service de gain de visibilité. C’est clairement indiqué dans les CGU (chapitre 10, À propos des publicités et d’autres contenus commerciaux diffusés par Facebook) : « Notre objectif est de proposer des publications et du contenu commercial de façon avantageuse pour nos utilisateurs et nos annonceurs. »
    Je pense que la première partie de la phrase est assez claire, non ?

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      Yep Nicolas, la position de Facebook peut s’entendre, notamment dans une logique d’entreprise privée, qui doit dégager chiffre d’affaire et bénéfices ! Donc rien de vraiment choquant. Par contre une fois qu’on a dit ça, la question se pose sur la pertinence ou non de communiquer dessus, qu’on soit petit ou gros, avec ou sans moyens… Là c’est autre chose !

      • http://twitter.com/mon_etourisme Nicolas MONSEIGNE

        Oui… au même titre que faire passer une pub sur TF1 : indépendamment de toute question relative à la qualité de la chaîne (débat dans lequel je n’entrerai pas :-)), la visibilité apportée est évidente, mais tout le monde ne peut pas s’offrir la seconde de pub sur ce média… Un exemple extrême certes, mais qui suffit à démontrer que toute marque n’a pas vocation à se valoriser sur tous les médias… à moment donné, la réalité pose d’elle-même des barrières très sonnantes et trébuchantes…

  • Jean-Noël

    « Facebook a changé les règles et désormais seules 30 % de vos publications sont présentes dans le fil d’actualité de vos fans » … Cette statistique vient d’où ? C’est un constat personnel ou l’écho d’une autre source ? Merci pour votre article :-)

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      Bonjour, Je l’ai lu, mais je n’arrive pas à mettre à la main sur la source… Dès que je la retrouve, la vous l’indique !

      • http://twitter.com/christophetavla ChristopheTavlaridis
        • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

          Merci Christophe !!

          • Jean-Noël Anderruthy

            Ce qui me gène dans les chiffres fournis :
            On confond nombre de fans atteints et nombre de non fans atteints
            Cela dépend énormément de la viralité et donc de la qualité du « post »
            On oublie :
            Le fait que les fans peuvent cacher vos publications
            Le fait que vos publications ne sont pas mises en avant quand vos fans interragissent peu avec vos pages
            Dernier point :
            Je préfère réfléchir sur mes statistiques que sur celles des autres.
            Cela dit, merci pour le lien :-)

  • Brigitte

    Faut-il rajouter: espionnage, non respect de la vie privée? (données restant la propriété de FB, logiciel de reconnaissance faciale)… donc devoir payer pour être « pillé », c’est non! Profil, pages…supprimées (idem pour les autres réseaux sociaux).

  • http://www.facebook.com/alexdevian Alex d’Evian

    D’où vient la statistique des 30%? Moi j’ai bien remarqué une baisse d’activité sur ma page, et j’avais l’impression de louper des activités sur mes pages favorites… Maintenant je sais pourquoi.

  • http://www.facebook.com/thomasverhulst Thomas Verhulst

    Bref en tant que propriétaire de pages, je paie deux fois sur l’acquisition de « client (= les likes) ». Une fois pour les acquérir, et une fois pour m’assurer qu’ils reçoivent mon post. Ca devient effectivement beaucoup pour une société qui n’a pas des 100 et des 1000. Le tout est de savoir au final ce que va me rapporter un like…

  • http://www.facebook.com/journaldepersonne Persona Che

    Les serveurs
    du pouvoir

    http://www.lejournaldepersonne.com/2012/10/les-serveurs-du-pouvoir/

    Mais si…
    vous voyez bien de qui je veux parler

    Non, pas du
    pouvoir… mais de ceux qui le relayent

    Ceux qui
    reproduisent les mêmes effets, même en modifiant les causes

    Because
    beaucoup d’inhibitions…

    of course…
    c’est la course à l’exhibition.

    Du jour au lendemain, le dernier des damnés s’est retrouvé

    Rédacteur en chef de son propre journal

    C’est la marre aux canards … serveurs asservis… et rarement
    desservis

    Ne vous en faites pas, je balaye toujours devant ma porte

    Et je ne m’épargne jamais… oui je suis de la mêlée

    Et moi aussi, j’en fais les frais

    Oui, nous n’avons jusqu’ici

    Rien fait d’autre que reproduire l’évènement

    Analyser des analyses, commenter des commentaires, et interpréter
    des interprétations

    Sans jamais vraiment les transformer

    Sans jamais créer d’événements

    Serveurs du pouvoir, de ce pouvoir que nous avons beau épingler ou
    caricaturer …

    Nous ne faisons rien d’autre que le servir en croyant s’en servir

    Je veux parler du quatrième pouvoir… celui de la presse

    Celui qui ne cesse de reléguer au dernier rang ses devanciers

    Oui, il est bien Avant-premier

    Et nous ne sommes pas les derniers à le subir de plein fouet

    Nos autres blogueurs et chroniqueurs à nos heures

    Nous singeons des singes… nous parodions une parodie

    Nous sommes de l’intox au carré,

    de vulgaires serviteurs de la non vérité

    comme valeur rajoutée à la fausseté

    C’est le marathon des faux jetons

    Comme si nous avions tous décidé d’un commun désaccord

    de la faire cette course pour ou contre la montre !

    Pour dire qu’on a quelque chose à redire

    Puisque nous n’avons le plus souvent rien à dire

    Démocratie participative de mauvais chirurgien

    Qui vous soigne les canines et vous arrache les incisives.

    Nous croyons y être mais nous n’y sommes pas

    Nous arrivons toujours après

    Avec notre bout de papier

    Écrivains sans veille ni lendemain

    Pour afficher notre vision du monde

    Encore plus vieille que le monde

    Et le plus drôle ou le moins drôle

    C’est qu’au lieu de nous associer

    En créant une synergie

    Nous nous tirons dessus comme des abrutis

    À peine né, le pouvoir des internautes est déjà mort

    Parce que la course est courue d’avance

    Par de faux athlètes qui n’ont toujours pas compris

    Qu’il fallait courir devant et non après

    Et que leur seul adversaire
    c’est la vanité

    Parce que la vérité, il ne faut pas trop y compter

    Elle nous a déjà fait des petits dans le dos

    Imagination au secours !

    Sans toi plus personne ne verra le jour

  • http://www.facebook.com/mickael.delgadopro Mickael Delgado Pro

    Effectivement, il est intéressant de se poser la question de notre dépendance à Facebook… Certes performant et très au point, mais de plus en plus onéreux et exigeant. Peut être vaut-il mieux de ne pas miser l’essentiel de nos stratégies d’animation de communautés sur ce media, et d’envisager un maximum de plateformes sociales (dans une optique d’affinage et de test and learn).

  • http://twitter.com/gonzogonzo Frederic Gonzalo

    Salut Sébastien,
    Excellent billet, et très à-propos. J’ai également eu le réflexe, il y a quelques mois lorsque fut annoncée l’intention de tarifer pour des publications, que c’était en quelque sorte le début de la fin pour Facebook. Ça se confirme.
    Quant au 30% mentionné dans ton billet, c’est très (trop) élevé selon moi. Plusieurs experts parlent plutôt de 16%, voire moins dans certains cas – certains parlent de 5-7% seulement des publications qui se rendent sur la Timeline des fans. Pathétique!
    http://mashable.com/2012/05/24/facebook-post-reach/

    Bref, pour les grandes marques, Facebook continue de jouer un rôle, ainsi que pour les plus petites, assumant que tout le reste de la stratégie web soit tip-top: infolettre, blogue, achat de mots-clés, textes riches en mot-clés sur le site web, etc.

    Enfin, le temps nous le dira, mais je suis d’avis que les meilleurs jours de Facebook sont derrière nous…

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      Salut Frédéric, oui, comme mentionné par un compatriote plus haut, 30% semble trop élevé et ce sont moins d’une publication sur quatre qui sont reprises dans le fil d’actualité des fans… En clair, le réseau fait du bruit, mais apporte de moins en moins aux « petits »…

  • Benjamin Viant

    Tout à fait d’accord avec toi, excellent billet… Mais ce n’est pas nouveau ! On sait depuis pas mal de temps que FB a des problèmes et qu’il essaie de se positionner autrement, même si le fondateur se vente de dire que Facebook ne deviendra jamais payant. Pas le choix, il n’est pas ou plus aussi rentable depuis sont entrée en bourse (l’a-t-il d’ailleurs déjà vraiment été ?) : faut faire des $$$…

    Le problème est que ça n’agit pas que sur les fanpages mais bien aussi sur son propre statut privé et c’est là que ça va faire une différence certaine. Nous sommes sur des réseaux sociaux pour voir, commenter ce que notre  »Cercle » vit, pense et partage (dont les fanpages) : si on ne peut plus le faire et que le contenu devient ennuyeux, ou qu’il disparait de notre feed d’actu, c’est la fuite en avant… Et c’est bien ce qu’il se passe en ce moment !

    Prenons l’exemple de Google+, maltraité par la presse pour de sombres raisons : les communications sont beaucoup plus intéressantes et pertinentes, on voit tout, peut être même trop, faut faire un choix… De plus, doit on rappeler qu’il n’y a pas de pub qui vient nous pourrir la vie constamment ? Le tout est gratuit, et connaissant Google, ça le restera ! Surement pour moi, le média de l’avenir…

    Mais pour en revenir à ton explication, voici des chiffres de par mon expérience avec la fanpage dont je m’occupe, entre autre, celle du Massif de Charlevoix qui compte 13 731 fans.

    Concrètement, je prends l’exemple de 2 de mes derniers posts avec photo, évidemment.
    Le 1er et plus ancien (dimanche dernier) : première neige sur la montagne :
    - liké : 518 fois
    - commentaires : 33
    - 6983/ 13 731 personnes ont vu cette publication, soit un peu plus de 50 % de fans touchés, quand même…

    Le second, envoyé lundi : Le Massif et ses dernières couleurs avec une très belle photo des télécabines sur fond de couleurs d’automne :
    - liké : 113 fois
    - commentaires : 6
    - 3282/ 13 731 personnes ont vu cette publication, soit un peu plus de 23 % de fans touchés !

    Le 1er exemple est très rassembleur et très viral, ça marche encore à (seulement ?) 50% de la communauté (on est loin des chiffres à pareil date l’année passée); le second, pourtant très viral aussi ne rassemble à peine que 23 % de fans. On n’est pas loin des 30 % annoncés par FB, sans les atteindre toutefois.

    Malgré tout, j’ai vu une augmentation significative ces dernières semaines du nombre de personnes qui voient les publications : effet Facebook qui nous  »ménage » un peu voyant que l’on ne paie pas, révision de l’algorithme… ou tout simplement, l’arrivée de l’hiver ?…

    Devinez sur lequel je pencherai le plus ?!… ;)

    À suivre.
    Benjamin

  • http://www.dublanchet.com/ Ludovic Dublanchet

    Si on fait un peu dans la provoc,de toute façon, la plupart des posts sur une page ne s’affichent que rarement sur le mur de vos fans, et même jamais sur celui qui vous a liké sans plus jamais interagir par la suite ! Cela va effectivement contraindre, comme le signale Nico, à réfléchir un peu plus aux objectifs que l’on assigne à sa page, vis-à-vis de quelles clientèles. En, si on veut être optimiste, ça ressemble un peu à un gros ménage que l’on ferait dans sa base de données de clients, en enlevant les NPAI et ceux qui n’ouvrent même pas vos mails, sauf que là, Facebook le fait pour vous, elle est pas belle la vie ?

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      Tu as raison Ludovic, on peut le voir aussi comme ça ! :)

  • http://www.facebook.com/mikael2 Mikael Theimer

    L’article est fondé sur une grosse erreur.

    Ce ne sont pas 30% des publications qui apparaissent dans le news feed, mais 16%. Et ce n’est pas nouveau, ça a toujours été le cas, c’est simplement que Facebook ne l’avais jamais communiqué. Imaginez si toutes les publications de toutes les pages (et donc de tous les amis aussi…) se retrouvaient dans votre news feed. Vous ne resteriez pas très longtemps sur Facebook, car l’expérience serait peu (pas?) agréable.
    Bref, votre article mérite selon moi une grosse mise à jour. Quand on veut affoler le monde et faire du polémique, on vérifie ses sources. Voici la mienne : https://developers.facebook.com/docs/reference/ads-api/intro-sponsored-stories/

    • http://www.facebook.com/mikael2 Mikael Theimer

      J’ajouterai qu’il est de plus un peu candide de la part d’un marketeur de penser qu’une marque peut faire des miracles de communication sans dépenser un sous, sur une plateforme dont le rôle est avant tout de connecter les individus (et c’est ici le mot clé) entre eux. Évidemment qu’il faut investir un budget sur Facebook pour pouvoir s’assurer une visibilité maximale. Vous viendrait-il à l’idée de vous plaindre parce que vous ne pouvez pas diffuser votre publicité sur une chaîne de télévision sans être facturé ? Alors pourquoi espérez-vous que les choses soient différentes sur Facebook ?

      • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

        Bonsoir, « marketeur », le terme me flatte, même si je n’ai pas encore un site Internet et un nom de domaine à mon nom, faute d’un égo sur-dimensionné sans doute, enfin disons que je préfère rester à ma place et modeste. Sur le fond, je ne polémiquerai pas sur la valeur, 16%, 20%, 30%, ou moins, ce qui m’intéresse c’est de dénoncer et de l’assumer, que Facebook n’est pas forcément un moyen où les entreprises ont intérêt à venir communiquer. Que ce soit gratuit ou payant, parfois la mayonnaise ne prend pas. Il faut faire avec et se résigner, changer son fusil d’épaule et communiquer autrement, ailleurs, sur d’autres médias. Malheureusement je vois au quotidien encore trop d’acteurs touristiques qui y croient et s’épuisent non pas financièrement parce qu’ils n’ont pas les moyens de payer pour être visible sur Facebook, mais qui y passent du temps, énormément de temps pour animer leur maigre communauté. Et le temps c’est de l’argent…

  • ecolodge&SPA

    Mes actus ne sont vues que par 10% de mes fans (7000) :( J’ai beaucoup misé sur FB il y a 18 mois et ce sont 40%… de mes résas qui proviennent de ce réseau (10% booking, 20% mon site, 20% des sites de location saisonnière). Autant dire que je suis mal! Je corrige cet effet en publiant chaque article sur mon site, j’envoi une newsletter pour les posts les plus importants et un pushmail de mon appli Iphone! Mais ça ne remplace pas l’ancien FB – Le roi est mort, vive le nouveau roi! Mais quel est il?

  • Jean-Luc Boulin

    Le sujet m’inspire une autre réflexion. Sébastien dans son article précise bien que pour une petite structure avec quelques centaines de fans, le rapport investissement en temps de travail/visibilité est mauvais voire nul.
    Aussi, les exemples de regroupement de plusieurs offices de tourisme pays touristiques, voire plus largement (comme en Alsace entre CRT, CDT et villes) pour animer des pages FB me semble être une bonne piste : le seuil minimum utile de fans est atteint, les moyens sont mis en commun.
    La nouvelle donne de Facebook ne fait qu’accélérer ce besoin de mutualisation.
    Par contre, lorsque comme dans le Charlevoix, où Benjamin à 14000 fans (presque), le media est toujours intéressant!

    • Benjamin Viant

      Exact, et très bon point pour la mutualisation !

    • http://twitter.com/sebgonza Sébastien Gonzalez

      C’est pas faux Jean-Luc ! La mutualisation, ça faisait quelque temps que je n’avais entendu le terme… depuis le mois d’avril en gros ! :)

    • http://twitter.com/MBerlemont Martin berlemont

      Excellente contribution de « notre maître à tous ».
      C’est de toute façon en mutualisant les moyens et les supports que les destinations désargentées ou sans « aura bienveillante » pourront sinon percer, perdurer.
      En tout cas, moi j’y crois, et chez nous on oeuvre pour ça.

  • http://www.facebook.com/mathieu.vadot Mathieu Vadot

    Que de commentaires pour cet article ! Je ne peux pas résister
    à en mettre un petit en plus :

    Comme cela a été évoqué par Nicolas
    MONSEIGNE, il faut qu’une action sur Facebook soit intégrée dans une
    stratégie et qu’elle repose sur une image (entreprise ou destination) suffisamment
    attractive vis-à-vis des fans potentiels pour que ça fonctionne. Ça a toujours
    été le cas, on le répète à chaque formation, simplement aujourd’hui, ça devient encore plus indispensable
    car on commence à parler pépettes €€€ …

    Et comme le dit Mathieu BRUC et d’autres dans ce fil de
    commentaire, il faut faire attention à la diabolisation de Facebook. La
    question n’est pas d’arrêter ou de continuer Facebook, mais de savoir si ça
    structure, sa destination est pertinente et suffisamment armée pour gérer professionnellement
    une Page Facebook. Cette question doit se poser dès le départ pour éviter les déconvenues…

    Le Edge Rank existe depuis longtemps. Les publications sponsorisées
    et les offres Facebook permettent désormais (moyennant finance) de s’en
    affranchir ponctuellement. Personnellement, je trouve que c’est plutôt une
    bonne chose si cela est utilisé intelligemment. Il faut bien se rendre à l’évidence
    quel outil de e-marketing offre un taux
    de visibilité de 100 % … ? Aucun ! Quel est le taux d’ouverture
    moyen d’une newsletter ? Quel est le CTR moyen d’une bonne bannière ? …

    Alors effectivement comme le souligne Jean-Luc BOULIN, dans
    de nombreux cas, la mutualisation permettrait rationaliser et de rendre
    profitables les énergies déployer sur Facebook par le public et le privés. Le
    portefeuille sera sans doute un bon argument pour cela. Espérons.


Recevez les articles par email

Pour vous abonner,
saisissez votre email :