Le Système d’Informations Touristiques (SIT) peut être définit succinctement par une base de données partagée entre les acteurs du tourisme dans le but de collecter et diffuser l’ensemble des informations produites.

Dans la collecte, l’arbitrage est difficile à faire entre l’exhaustivité (souvent souhaitée mais jamais atteinte) et la qualité des descriptifs, des photos, etc. qui demandent beaucoup d’énergie. Mais au final pour quoi faire ?

Les données sont ensuite diffusées sur de nombreux supports dématérialisés (sites Web, applications mobiles) ou matérialisés (brochures et guides touristiques). Sans oublier l’exploitation en matière d’observatoire touristique ou encore pour le conseil en séjour.

L’information c’est le pouvoir. Encore faut-il savoir transformer la donnée à des fins marketing ! Pour asseoir sa légitimité, on aurait tendance à garder ce trésor pour soi. Le mouvement Open Data vient pourtant accélérer les questions de politique d’ouverture et de partage des données à d’autres utilisateurs publics et surtout privés. Faut-il suivre cette voie ?

Compte tenu du rôle central que joue le SIT dans un organisme touristique, il paraît inconcevable de s’en passer. Mais quand Google Trips et Facebook City Guides viennent chasser sur les terres du tourisme, on peut s’interroger sur sa plus-value ?

Vous l’aurez compris, beaucoup de questions qui ouvrent le débat. Dans un contexte de marketing territorial et de prise du pouvoir par le client, le SIT a-t-il encore sa place ?

Pour les réponses, je vous invite à suivre la “Battle B4 : A-t-on encore besoin des SIT ?” aux 13èmes Rencontres Nationales du e-tourisme (#ET13) à Pau. J’aurais le plaisir d’animer les débats entre Cédric Chabry (ThinkMyWeb), Paul Fabing (Agence d’Attractivité de l’Alsace) et Pascale Vinot (OpenData DATAtourisme). Suivre les ET13 sur Facebook Live c’est possible même si c’est quand même mieux sur place ! Voici cinq bonnes raisons supplémentaires pour venir s’il fallait encore vous convaincre 🙂 

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