ActivitésAu niveau mondial, les ventes en ligne dans le tourisme continuent de progresser d’année en année

Les ventes en ligne progressent en Europe

En effet, selon Phocuswright les ventes en ligne en Europe représenteraient 125 milliards d’€ sur un marché global d’un peu plus de 264 milliards d’€, soit plus de 47 % du montant global des ventes. Si les ventes dans le tourisme progressent faiblement chaque année, autour de 2-3 % en Europe, les ventes réalisées en ligne augmentent chaque année entre 8-9 %. En 2015 la croissance des ventes en ligne serait de 13 % ! Phocuswright estime qu’en 2017, le ventes en ligne représenteront plus de la moitié des ventes dans le tourisme en Europe.

Les ventes dans le tourismeSource : European Online Travel Overview Eleventh Edition, Phocuwright, janvier 2016

L’aérien et l’hôtellerie représentent la majorité des ventes en ligne

Ce sont globalement des choses simples qui se vendent en ligne et en particulier des chambres d’hôtels et des billets d’avion. A lui tout seul l’aérien (ventes en directe des compagnies aériennes) représente au niveau européen plus de 30 % des ventes en ligne. Les agences en ligne dominent très largement le marché, elles génèrent en effet plus de 40 % des ventes en ligne. Ces deux types d’acteurs concourrent ainsi à plus de 70 % des ventes en ligne. Les marges de progression pour les ventes en ligne sont désormais plus réduites pour tout ce qui concerne l’hôtellerie ou l’aérien, et les opportunités dans le domaine sont réduites tant le secteur est devenu mature et concurrentiel. Les nouveaux entrants sont rares en raison des budgets conséquents à mobiliser et/ou de la nécessité de proposer une offre très différentiante (AirBnB…).

Des opportunités de business sur Internet pour les activités et les visites touristiques

En mars dernier, Ludovic Dublanchet dans son billet Visites, loisirs et activités au coeur du business ! montrait à juste titre que les opportunités de business sur Internet se situent ailleurs et plus particulièrement tout ce qui concerne la vente de visites, d’activités ou bien encore d’événements. Les nouveaux modèles d’affaires sont bien entendu possibles, mais in fine assez rares (Uber…).

A ce sujet Phocuswright a mis gratuitement à disposition une présentation très synthétique, When They Get There and Why They Go, rappelant les enjeux et les opportunités autour de la vente des activités (N.B. : activities en anglais. Le mot anglais dans son acception touristique englobe beaucoup de choses : les visites, les équipements de loisirs, les événements sportifs, la billetterie pour les activités culturelles ou non, etc.). Au niveau européen le marché des « activités »  dans le tourisme équivaut à plus de 40 milliards d’€ !

Les produits de cette nature sont encore très peu vendus en ligne tant en raison de problématiques techniques que d’atomisation du marché (une multitude de prestataires proposant des activités). On commence néanmoins à trouver des acteurs en ligne, tels que viator, qui cherchent à agréger en ligne l’offre autour des activités sans que pour autant un des acteurs représentent un volume d’offres/d’affaires très significatif sur le marché. L’offre est in fine très atomisée et concerne de surcroît différents domaines aux cultures et aux modes de fonctionnement parfois très antagonistes (billetterie des musées, activités de loisir et de plein air, visite de ville, etc.).Activités

Vendre les activités pendant le séjour

D’une manière globale les internautes planifient peu les activités avant le départ, et ils sont encore moins nombreux à les acheter avant le séjour, à l’exception notable de la clientèle chinoise (cf. l’importance des voyages organisés pour cette clientèle, mais aussi l’habitude pour les Chinois de planifier et de réserver les activités bien en amont). L’enjeu est dès lors de faciliter la réservation des activités pendant le séjour. Va-t-on voir l’émergence de gros acteurs sur la vente d’activités en ligne ? La mise en place de partenariat avec les principales agences en ligne, compagnies aériennes ou chaines hôtelières (pensez aux guides de séjour tels que ceux de Booking, ou les courriels quelques jours avant le séjour de plusieurs chaînes hôtelières) ?  Des services d’e-concergerie avec des prestataires spécialisés (pensez à la billetterie dans les hôtels et les offices de tourisme) ? Des nouveaux services numériques dans les agences de voyages, club de vacances et tours opérateurs ? Un travail sur le référencement naturel au bénéfice d’acteurs tels que google (pensez aux fonctionnalités telles que « faire à proximité ») ? Bref on peut dès lors se demander si ce n’est pas un des enjeux en matière de distribution en ligne dans les années à venir.