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Retour sur les codes 2D

49 jours auparavant par Ludovic Dublanchet

On a déjà eu l’occasion d’aborder le sujet, à travers les initiatives bordelaise et sarladaise notamment, ou plus récemment à propos des voeux du Doubs. L’actualité est à nouveau fortement marquée par les QRcodes (norme notamment utilisée en Asie), le Datametrix (la norme européenne), et chez nous les flashcodes (la norme dérivée de Datametrix mise en oeuvre conjointement par les trois opérateurs mobiles nationaux, cherchez l’erreur…). Les bugs qui peuvent survenir de cette multiplicité de normes sont d’ailleurs évoqués avec ironie dans ce billet.

A Toulouse, la société Connecthings a mis en oeuvre avec la Mairie le concept de Mobulles, avec plus de 3000 flashcodes disséminés dans la ville (abribus, stations vélo, horodateurs, …). Il suffit de télécharger l’application idoine soit par le biais de son AppStore et équivalents chez les concurrents de l’iPhone (OVI chez Nokia, Androïd chez Google, …) ou tout simplement en envoyant un sms. Cette application va lancer l’appareil photo de votre téléphone, puis interpréter le cliché du code 2D pour effectuer une action : envoyer un sms, passer un appel, se connecter à un site internet qui pourra délivrer une information, mais aussi éventuellement vous fournir un contenu multimédia.
L’intérêt est évidemment d‘éviter à l’internaute de saisir péniblement l’adresse d’un site pour accéder à un contenu, en l’incluant tout simplement dans ce code barre, facile à créer, puis à apposer. Pour l’instant, on obtient des infos cartographiques, transports publics et petites annonces locales, en attendant une extension vers des infos touristiques et patrimoniales.

La RATP est allée encore plus loin : 20 000 flashcodes sont positionnés sur l’ensemble des arêts, et vous permettent de connaître en temps réel l’heure prochaine d’arrivée du bus/tramway (ben oui, finalement, ce n’est qu’une adresse url renvoyant vers une donnée dynamique que possède la RATP). Evidemment, cela coûte bien moins cher que l’affichage digital, et pourquoi pas, relancera les discussions entre utilisateurs des transports publics ?

Autre exemple à Venise, qui a expérimenté le projet TagMyLagoon de juillet à novembre dernier. L’objectif, fournir des circuits et des informations hors des sentiers classiques, pour permettre à une partie des touristes de s‘écarter de la horde des 20 millions de visiteurs annuels de la Cité des Doges. Aspect très intéressant du projet, la ville a investi dans un réseau wifi couvrant l’ensemble du territoire, afin d‘éviter les problèmes de “roaming” pour la clientèle étrangère. La plupart ne disposant pas d’un forfait data international, l’utilisation de la connexion en mobilité coûte souvent très cher. En passant par le wifi, le mobinaute s’exonère de son opérateur, pour un coût ici relativement modique (5€ la journée, 15€ la semaine). Un principe intéressant. J’ai questionné par mail les promoteurs de l’opération pour connaître les suites données à l’expérimentation, le coût de l’investissement pour le wifi, est-il également disponible pour les habitants, mais sans réponse pour l’instant…

Nombre d’observateurs pensent que les codes 2D, qui nécessitent une application et plusieurs manipulations ne sont qu’une phase transitoire vers l’usage généralisé de téléphones NFC (Near Field Communication), que nous évoquions dans ce billet il y a un peu plus d’un an. Il s’agit d’un dispositif intégré au téléphone portable permettant de communiquer avec des objets en passant à proximité : le téléphone devient ainsi un terminal de paiement, permet l’ouverture d’une chambre d’hôtel, d’une voiture, le ticketing, le délivrance d’informations diverses. Largement utilisée à Tokyo, la ville de Nice se veut être le premier terrain d’expérimentation grandeur nature de cette technologie en France, avec 3000 cobayes d’ici le printemps 2010. A suivre…

tags : codes 2d, flashcode, nfc image tags

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Le CDT du Doubs adopte le web-papier

59 jours auparavant par Pierre Croizet

En ouvrant ma boîte aux lettres l’autre jour, surprise !
Un magazine promotionnel en papier glacé et quadrichromie, venant du CDT du Doubs. Je croyais que ça n’existait plus.
Une fois la petite bouffée nostalgique passée (du genre : retour vers le 20ème siècle), un détail attire mon attention : la couverture est imprimée à mon nom :-)

E-marketing, web-papier, papier 2.0, CDT Doubs

Bien que peu sensible au marketing affectif, je n’en suis pas moins assez admiratif : quel meilleur moyen de donner envie de lire la promo du Doubs que de personnaliser le magazine ?

S’il ne s’agissait que de cela, on serait dans la vieille recette de cuisine, mais le CDT va plus loin en adoptant résolument ce que j’appelle la stratégie “web-papier”.
Comment ?
Avec des flash codes en une et en dernière page.

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CDT Doubs, e-marketing, flashcode, flash-code, tag 2D

Gonflé comme approche car peu de gens savent se servir des tags 2D.
Mais l’intention est là : coupler le papier, média cher et lourd à gérer, mais dit “lent” (c’est-à-dire qu’il a un pouvoir de persistance très fort : on va le faire traîner dans la maison et plusieurs personnes vont le lire, pensez à la table de salle d’attente chez votre dentiste !), avec Internet (notamment la centrale de Résa…).

Damien Mouchet du CDT du Doubs, sollicité par Ludovic, nous a communiqué quelques infos intéressantes, dans un esprit très 2.0, de partage et de diffusion des connaissances. Qu’il en soit sincèrement remercié ici :-)

  1. La personnalisation de la couverture a été réservée à 200 “partenaires” et relayeurs d’info dans le genre d’etourisme.info. Ca a coûté 2,5 € HT à l’unité. Doubs Mag a été tiré au total à 100 000 exemplaires ;
  2. L’opération a été réalisée dans le cadre de la refonte complète du magazine (nouveau format, ligne éditoriale remaniée, etc.) ;
  3. Les flashcodes sont le produit d’un partenariat avec France Télécom. Conférence de presse mardi prochain. A suivre… FT a fourni la plateforme de création des flashcodes et le webmaster du CDT a posté le contenu. Il est prévu de généraliser les flashcodes sur l’ensemble des outils promo : éditions, annonces presse, 700 000 sets de table diffusés en été, salons…).

D’autres idées sont également dans les tuyaux du dynamique CDT du Doubs !

Ca vous inspire ?

tags : e-marketing, flashcode, promotion, qr code, stratégie, tags 2d, web-papier image tags

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Sarlat se fait flasher !

170 jours auparavant par Pierre Croizet

Depuis la fin du mois d’août, la ville de Sarlat est, d’après Orange, la première en France à se lancer dans une opération de de code 2D appliquée au etourisme.

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Pour mémoire, les codes 2D désignent des codes barres en deux dimensions, représentés sous forme de petits carrés noir et blanc.

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Différentes normes coexistent, la plus célèbre étant le QR Code, inventé au Japon en 1994.

L’opération de Sarlat est basée sur la norme Datamatrix, standard reconnu sur le marché européen (mais non exclusif : il est tout à fait possible de lire des QR Codes en Europe, pourvu que vous disposiez du lecteur adéquat, voir, par exemple, ce site).

Le terme de Flashcode correspond, lui, à une marque, déposée par l’Association Française du Multimédia Mobile, regroupant, entre autres, Orange, SRF et Bouygues.
Les trois opérateurs se sont associés pour imposer leur standard, peut-être en vue de donner plus de visibilité à cette technologie, encore relativement confidentielle en France.
La compatibilité des téléphones est au centre des enjeux. Aujourd’hui, 37 terminaux de la gamme Orange, 10 de Bouygues et 46 de SFR sont compatibles (source : Orange – Ville de Sarlat). En 2010, plus de 30% du parc total devrait être équipé et 60% des terminaux à la vente. Mais attention : pour pouvoir lire les petits carrés, il faut non seulement être compatible mais aussi avoir téléchargé le lecteur adéquat…

Une fois toutes ces conditions remplies, en pratique, les possesseurs de téléphone prennent en photo (scannent) le flash code, apposé sur la signalétique culturelle urbaine de Sarlat.
Le code est automatiquement reconnu et renvoie (en étant assimilé à un MMS : gaffe à vos forfaits) à un site Internet, pouvant contenir des commentaires audio, des images, voire des vidéos.

L’intérêt de cette opération est d‘évaluer le degré d’appropriation de ce type de technologie par les touristes.
Pour ma part, je considère que la généralisation des codes 2D combinée à la généralisation des smartphones peut, d’ici 3-4 ans, amener un vrai plus en termes de médiation culturelle. A condition toutefois d’investir assez massivement dans les contenus multimédias, parents pauvres des investissements actuels du etourisme.

Qu’en pensez-vous ? Prêts à plonger dans le monde merveilleux du Flashcode ? Quelqu’un a-t-il déjà testé les flashcodes de Sarlat ?

tags : code 2d, datamatrix, flashcode, qr code, sarlat image tags

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C'est le printemps, les flashcodes fleurissent !

346 jours auparavant par Ludovic Dublanchet

On commence par Bordeaux !
Orange et Clearchannel se sont associés pour proposer sur les abribus bordelais des flashcodes, qu’il vous suffit, après avoir téléchargé une petite application, de prendre en photo pour accéder à une information d’ordre pratique… ou une publicité vendue à un opérateur local ! Les informations touristiques renvoient a priori sur le bien connu guide urbain Cityvox. Ce petit film sur Orange Innovation vous en dira un peu plus… Et vous, mobinautes bordelais, vous avez testé ?

A Toulouse, c’est la municipalité qui a acheté le produit réalisé par la société Connecthings, par ailleurs lauréat du Concours Jeunes Talents Innovation de SFR. Nommés Mobulles, ces stickers apposés sur le mobilier urbain, mais aussi les bâtiments municipaux ou les vitrines donneront de l’information ciblée sur une thématique précise (ville, transport, quartier ou culture), a priori moins commerciale…mais il faudra attendre fin 2009 pour juger sur pièce ! La Ville réfléchit actuellement aux contenus qui y seront proposés, dans le cadre du Grand projet Ville Numérique de Toulouse.

Le plan de Paris édité par les Galeries Lafayette s’y essaye également, intégrant de façon plus mercantile et simpliste un flashcode sous la publicité de deux annonceurs, renvoyant vers leur site internet mobile développé à l’occasion.

tags : flashcode, mobilité image tags

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Connaissez-vous les NFC ?

522 jours auparavant par Ludovic Dublanchet

Non, il ne s’agit pas d’un nouveau gaz venant trouer notre sacro-sainte couche d’ozone, mais de l’acronyme de “Near Field Communication”, c’est-à-dire en bon français (puisque dans le tourisme en France, c’est bien connu, on est nul en langues étrangères…) “La communication en champ proche”. Et oui, comme promis, ce matin, on reste dans les tecnos “sans contact”.

Bon d’accord, et alors ? Certains d’entre vous avez peut-être lu l’excellent billet de Pierre Eloy de Touristic traitant du flash code, un code barre reçu sur votre mobile et vous permettant hier d’entrer au Stadium de Toulouse pour aller voir jouer des footballeurs (expé d’Orange l’année dernière), demain d’embarquer avec Air France sans autres formalités.

Le NFC, lui, permet tout simplement de rendre n’importe quel objet communiquant, un peu comme peut le permettre une puce RFID. Une étiquette, positionnée n’importe où, sur n’importe quoi, peut vous permettre de transmettre à un téléphone portable une information, un lien, une photo, un document, une V-Card, …
Vous pouvez d’ailleurs d’ores et déjà vous procurez en ligne tout le matériel sur Tikitag par exemple !

Evidemment, il y a également des applications de couponing, de billetique, de monétique…, la carte SIM faisant office d‘élément de sécurité.
Cette technologie est jugée intéressante dans la mesure où elle se révèle bien moins intrusive que le bluetooth par exemple, qui de plus “arrose” sur 10m que le NFC se limite à 10cm.

Cette technologie, créée et promue à l’origine par Sony et Philips a été rejointe par Nokia, Microsoft, Samsung et panasonic entre autres.
D’ailleurs au Japon, on explique le faible succès rencontré par l’iPhone en raison notamment de l’absence de lecteur/émulateur NFC sur le joujou d’Apple !

tags : flashcode, gencode, nfc image tags

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