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Le CDT du Doubs adopte le web-papier
60 jours auparavant par Pierre Croizet
En ouvrant ma boîte aux lettres l’autre jour, surprise !
Un magazine promotionnel en papier glacé et quadrichromie, venant du CDT du Doubs. Je croyais que ça n’existait plus.
Une fois la petite bouffée nostalgique passée (du genre : retour vers le 20ème siècle), un détail attire mon attention : la couverture est imprimée à mon nom :-)

Bien que peu sensible au marketing affectif, je n’en suis pas moins assez admiratif : quel meilleur moyen de donner envie de lire la promo du Doubs que de personnaliser le magazine ?
S’il ne s’agissait que de cela, on serait dans la vieille recette de cuisine, mais le CDT va plus loin en adoptant résolument ce que j’appelle la stratégie “web-papier”.
Comment ?
Avec des flash codes en une et en dernière page.


Gonflé comme approche car peu de gens savent se servir des tags 2D.
Mais l’intention est là : coupler le papier, média cher et lourd à gérer, mais dit “lent” (c’est-à-dire qu’il a un pouvoir de persistance très fort : on va le faire traîner dans la maison et plusieurs personnes vont le lire, pensez à la table de salle d’attente chez votre dentiste !), avec Internet (notamment la centrale de Résa…).
Damien Mouchet du CDT du Doubs, sollicité par Ludovic, nous a communiqué quelques infos intéressantes, dans un esprit très 2.0, de partage et de diffusion des connaissances. Qu’il en soit sincèrement remercié ici :-)
- La personnalisation de la couverture a été réservée à 200 “partenaires” et relayeurs d’info dans le genre d’etourisme.info. Ca a coûté 2,5 € HT à l’unité. Doubs Mag a été tiré au total à 100 000 exemplaires ;
- L’opération a été réalisée dans le cadre de la refonte complète du magazine (nouveau format, ligne éditoriale remaniée, etc.) ;
- Les flashcodes sont le produit d’un partenariat avec France Télécom. Conférence de presse mardi prochain. A suivre… FT a fourni la plateforme de création des flashcodes et le webmaster du CDT a posté le contenu. Il est prévu de généraliser les flashcodes sur l’ensemble des outils promo : éditions, annonces presse, 700 000 sets de table diffusés en été, salons…).
D’autres idées sont également dans les tuyaux du dynamique CDT du Doubs !
Ca vous inspire ?
tags : e-marketing,
flashcode,
promotion,
qr code,
stratégie,
tags 2d,
web-papier ![]()
Gîtes de France en Aquitaine : un pour tous...
96 jours auparavant par Pierre Croizet
… et chacun pour soi, mais vous allez le voir, c’est plutôt une bonne chose.
Les Gîtes de France des Landes, de Gironde et des Pyrénées-Atlantiques ont décidé, lors de la refonte de leurs sites, d’adopter des gabarits graphiques cousins.
C’est l’occasion de se livrer à une petite analyse fonctionnelle (autrement dit, en moins pompeux : voir ce à quoi sert un site d’un seul coup d’oeil, sachant que dans le tourisme il n’y a que trois fonctions – Informer, Promouvoir, Vendre -, que chacun place dans l’ordre qui lui semble le plus pertinent).
Ou : “comment changer la logique d’un site avec une ou deux bannières ?”.
Les trois sites partagent des fonctionnalités identiques. Quand on est gîtes de France, on a montrer des photos, et à proposer un moteur de recherche. Là est l’essentiel.
La Gironde adopte la tactique classique : onglets par type d’hébergement, moteur de recherche à droite, et les bons plans et idées séjours en deuxième ligne. A quoi sert le site ? A vendre de la résa bien sûr. Mais, une anomalie attire l’oeil : la photo occupant le meilleur espace du site est recouverte d’un texte illisible. Quel curieux parti-pris. Conséquence : cet espace est perdu, au détriment du moteur de recherche qui y perd en lisibilité. Dommage, mais facile à corriger.

Dans les Landes, on se la joue promo, pour les gîtes, le département… la totale. Le graphisme est très attractif. C’est l’abondance de menus, sous menus, couleurs, photos ! Bon, le webdesign très soigné en prend un coup quand on passe aux contenus générés dynamiquement : polices improbables, qui plus est de couleur violette, dans les bons plans… On rigole :-) Parti pris des landais : la promotion du pays avant tout.

Les Pyrénées-Atlantiques (pardon : Béarn-Pays Basque) c’est exactement le même topo. Normal, c’est les mêmes prestataires, les mêmes solutions et le même cahier des charges. Bien vu, surtout si ça fait des économies d‘échelle à la sortie.
Tout pareil ? Non, car un détail change la donne : c’est minime, mais l’impact est maximum, à mon avis. Les gîtes de France 64 ont juste fait mettre des panonceaux de prix dans la bannière animée. D’un site informatif et promotionnel on passe à un site marchand. Je prends les paris : des 3 sites, c’est ce dernier qui devrait avoir le meilleur taux de transformation.

Qu’en pensez-vous ?
tags : e-commerce,
e-marketing,
gîtes de france ![]()
La stratégie 2.0 de Chambres à Part / Autrement
137 jours auparavant par Stéphanie Giraud
Chambres à Part, en version bêta depuis plusieurs mois, vient d’être lancé officiellement par la startup Autrement. L’objectif ? Proposer des fonctionnalités pour aider le touristonaute à comparer et trouver une chambre d’hôte ou un hôtel parmi une sélection d’adresses choisies par l’équipe de Chambres à Part en toute indépendance (les propriétaires ne paient pas pour être référencés sur le site).
Les hébergements sont présentés via un reportage réalisé par un correspondant (on en compte une cinquantaine répartis dans toute la France) qui passe une nuit sur place. Trois régions ont été couvertes pour le lancement : l’Ile-de-France, la PACA et le Languedoc-Roussillon.
Chambres à Part se rémunère par la publicité, via les régies Orange Publicité et Google Adsense. A moyen terme, lorsque les chambres d’hôtes passeront progressivement à la résa en ligne, la société envisage d’agir comme prescripteur / apporteur d’affaire, rémunérée comme tel.
Hormis l’intérêt de ce positionnement, il est très intéressant de découvrir la stratégie mise en place autour des médias sociaux. Plusieurs outils de visibilité interviennent :
- Un blog pour la société Autrement : http://www.autrementleblog.fr
- Un blog pour le site Chambres à Part : http://blog.chambresapart.fr
- Une page fan Facebook pour Chambres à Part : http://www.facebook.com/chambresapart
- Un groupe Facebook pour Autrement : http://www.facebook.com/group.php?gid=48984582339
- Un compte twitter pour Autrement : http://twitter.com/autrement
- Un compte FlickR (qui n’est pas encore officiellement lancé).
Antonin Cohen-Adad, responsable e-Marketing & Communication nous détaille les différentes stratégies élaborées vis à vis de chaque outil communautaire :
Un responsable a été nommé par outil en fonction du travail qu’il effectue pour Chambres à Part (par exemple, la responsable éditoriale s’occupe de l’animation du blog). « Cela permet d’impliquer au maximum une personne, qui devra assumer les échecs mais aussi (et surtout ;) ) les succès, et appliquer la stratégie sur la durée. Cependant, l’implication de l’ensemble des collaborateurs est importante, c’est pourquoi nous avons effectué une réunion avec toute l’équipe afin de présenter la stratégie sur les différents supports, et demander le soutien de tous. »
Pourquoi avoir crée la page Fan Facebook de Chambres à Part ?
« La page Fan Facebook permet de rassembler toutes les personnes ayant une connivence / une sympathie pour Chambres à Part : des internautes ayant découvert et apprécié le site, des correspondants qui visitent les lieux pour Chambres à Part, des propriétaires. C’est aussi un excellent moyen pour acquérir du trafic : Facebook est le 4ème site mondial en termes d’audience, cela permet donc de toucher les nombreuses personnes qui utilisent Facebook au quotidien.
C’est aussi un bon support pour communiquer de façon moins informelle, ce qui permet d’humaniser le site. Coup de cœur mais aussi coup de gueule, photo de la vie au quotidien dans nos bureaux, etc… Un onglet “La team” permet de découvrir les 13 collaborateurs de Chambres à Part, leur profil Facebook et leur compte twitter (quand ils en ont un, c’est-à-dire quasiment tous !) »
2 types de contenus vont l’animer : le contenu issu de Chambres à Part : 1 à 2 fois par semaine des News avec un titre un peu plus “décalé” que celui du site, éventuellement un coup de cœur pour un lieu, et la reprise d’article du blog de Chambres à Part s’il n’y a pas de redondance avec des statuts déjà publiés.
Vont être étudiés :
Le nombre de Fans (+ 480 depuis le lancement le 1er octobre)
Les statistiques de la page Fan : le nombre d’interactions, de visites…
Le trafic issu de Facebook vers Chambres à Part
Pourquoi avoir créé le compte twitter Autrement ?
« Cet outil a été choisi uniquement pour la société Autrement, éditrice de Chambres à Part. Autrement est spécialisé en eTourisme, le compte twitter nous sert donc à effectuer une veille et à échanger autour de ce sujet. Nous n’avons pas créé de twitter pour Chambres à Part pour l’instant car nous pensons qu’en France, le service n’est pas assez développé pour toucher la cible de Chambres à Part. Les utilisateurs actifs de Twitter sont surtout des professionnels, il n’était donc pas intéressant de communiquer sur les nouveaux lieux référencés sur Chambres à Part pour toucher cette cible. Nous avons choisi de concentrer nos efforts sur le twitter Autrement, mais ce choix peut évidemment très vite évoluer en fonction de la montée en audience de twitter en France. »
Le compte Twitter traite donc de l’actualité du etourisme alimentée grâce à une veille effectuée via les flux RSS de blogs etourisme et les nombreuses personnes suivies. Pour trouver ces dernières, l‘équipe s’est appuyée sur des listes comme celle de Vagabonde et, depuis plus récemment, sur un nouvel outil qui permet de rajouter toute une liste d’utilisateurs d’un seul coup : la liste Etourisme en France créée par Mathieu Bruc.
L’actualité d’Autrement est l’autre type de contenu à découvrir : réussites (audience, article dans la presse…), problèmes (techniques, évolutifs, etc.), photos prises sur le vif : arrivé d’un nouvel employé…
Les collaborateurs sont déjà très familiers de l’outil, une dizaine l’utilise quotidiennement (@MrMoins, @Jlecour, @Timbarray, @iWilex, @AntoninCohen...), ce qui facilite l’animation du compte Autrement.
Vont être étudiés :
Le nombre de followers : + 180
Le nombre de RT de nos messages.
Le trafic issu de Twitter vers Chambres à Part
Pourquoi avoir créé le Blog de Chambres à Part ?
« Le blog a un intérêt proche de la page Fan sur certains aspects : cela permet d’être plus proche de nos internautes et propriétaires et de diffuser de l’information différente du site web : ton moins formel, plus humain, plus de subjectivité, plus intimiste. Cela permet également de donner la possibilité aux internautes et propriétaires de réagir sur notre actualité et prendre en compte leurs remarques. Dans une moindre mesure, c’est également intéressant pour améliorer le référencement naturel (augmentation du contenu, liberté plus importante pour cibler un mot clé cible) et donc accroitre notre visibilité. »
Plusieurs catégories ont été définies sur les thèmes à traiter sur le blog :
- Catégorie “le site Chambres à Part”, ses valeurs, la société, les fonctionnalités, nouveautés, stats…
- Catégorie “Les Propriétaires de Chambres d’hôtes”, explication du mode de fonctionnement, de la démarche, des valeurs en terme éditorial.
- Catégorie “Les Correspondants de Chambres à Part”, avec des conseils sur la manière d’effectuer un reportage, leurs retours d’expérience…
- Catégorie “Les Adresses” avec les lieux super insolites / Etonnant / Clin d‘œil, les news du site avec une sélection vraiment sympa, les éventuels avis négatifs…
- Catégorie “Actu Chambres d’hôtes” avec des statistiques sur le secteur d’activité, la législation, les dossiers qui sortent dans la presse…
« Bien définir les catégories ainsi que ce qu’elles contiennent nous permet de prévoir les billets que nous devons rédiger, à quel rythme, ce qui facilite grandement la mise à jour régulière du blog.
Là encore un responsable est nommé, mais l’ensemble de l’équipe peut écrire un article sur le sujet qu’il souhaite en fonction du travail qu’il effectue pour Chambres à Part. Par exemple, nos rédacteurs parleront plus volontiers des lieux insolites, tandis que notre directeur abordera les valeurs de la société, les stats… »
Vont être étudiés :
Le nombre de visiteurs, de pages vues sur le blog
Le nombre de commentaires
Le trafic issu du blog vers Chambres à Part
Merci à Antonin pour le partage de ces informations qui s’avèrent, je pense, très utiles pour tous ceux qui souhaitent accroitre leur visibilité sur les médias sociaux et développer une stratégie !
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Fiches produits : et si on essayait de les rendre un peu plus attirantes ?
169 jours auparavant par Pierre Croizet
“Vous ne m’envoyez aucun contact, on n’a vendu aucun séjour” : c’est le principal reproche fait par les prestataires à leur office de tourisme, voire à leur CDT.
Mis à part la mauvaise foi et l’absence d’outils statistiques de suivi, il est possible que cela soit lié à une présentation peu engageante des fiches produits.
Christophe Dournaux, sur son blog Capitaine commerce s’est livré à une analyse comparative de ce qui se pratique en la matière chez les 5 principaux e-voyagistes français.
Je vous invite à consulter son article, mordant, illustré et, à mon avis, tout à fait pertinent.

La fiche produit de Marmara : photos et onglets…
De ses conclusions, je retiendrais deux choses en particulier :
- L‘écriture patte de mouches, trop souvent de mise sur les sites de e-commerce : les seniors représentent une grande part de nos clientèles. Passer au caractère 12 serait un minimum… Quant aux bannières qui clignotent de tous les côtés, je vous laisse imaginer l’impact sur des yeux un peu fatigués. Vive la lisibilité !
- Le défaut d’informations sur la destination : c’est ce que relève Christophe du côté des e-voyagistes. Il manque des contenus de type guide touristique. Au passage, le capitaine commerce n’identifie absolument pas les offices de tourisme ou les organismes institutionnels comme des ressources en la matière. Dommage.
Au moins sur ces deux points, il y aurait des choses à faire, vous ne trouvez pas ?
tags : e-commerce,
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Chambres d'hôtel et week-end aux enchères : à vous de fixer le juste prix !
186 jours auparavant par Pierre Croizet
A partir d’aujourd’hui 52we.com, guide week-end et du court séjour, présent depuis plusieurs années sur la toile, propose un nouveau système d’enchères, ouvert aux hôteliers.

Le principe est simple : chaque mardi, les hôteliers abonnés au site peuvent proposer des week-end aux enchères à prix coûtant ou au prix de départ qu’ils souhaitent.
L’enchère est ouverte jusqu’au jeudi.
L’intérêt est évident pour les hôteliers : selon le bon vieux principe du Yield Management, mieux vaut une nuitée vendue un euro, qu’une nuitée pas vendue du tout. L’enchère est le moyen idéal pour améliorer son taux de remplissage en période creuse. D’autant que 52we.com ne prélève pas de commission, du fait de son fonctionnement sur abonnement.
Et pour ce qui est des internautes, je citerai le célèbre proverbe à la mode “Moins tu dépenses plus, plus tu stresses moins”, en vigueur jusqu‘à nouvel ordre.
Pour le lancement, 52we.com ouvre le bal avec un week-end mis à prix 1 euro, à la villa Joséphine à Deauville. Mais il y a déjà plein d’autres propositions !
Si vous remportez la mise grâce à ce post, n’oubliez pas de penser très fort à nous en prenant votre petit déjeuner au lit…

A suivre avec attention dans les mois qui viennent. Avec un minimum de buzz et une bonne appropriation par les hôteliers, le succès devrait être au rendez-vous…
tags : e-marketing,
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Attentes des internautes pour l'hôtellerie
208 jours auparavant par Philippe Fabry
Nous disposons désormais de plusieurs études montrant les attentes des internautes. Par exemple l’étude de Benchmark Group d’octobre 2007 rappelait que des informations pas assez détaillées (63 %) étaient un élément dissuasif pour un hébergement présent sur Internet, ou bien l’absence des disponibilités (58 %).
Le Comité pour la Modernisation de l’Hôtellerie Française vient de publier des travaux confortant les études précédentes. Je vous conseille plus particulièrement la lecture du deuxième rapport sur « Réservation, étoiles et chambres d’hôtels ». Les documents sont disponibles dans la rubrique « Etudes clientèles hôtelières ».
Internet est bien entendu une source d’information incontournable pour 84 % du panel (dont 60 % directement sur le site de l’hôtelier).
Un des tableaux résume bien les principales attentes des internautes :
Lorsque vous réservez un séjour hôtelier sur Internet, que recherchez-vous en priorité ?

Enfin une mention spéciale pour le WIFI gratuit (ou tout simplement un accès à Internet) qui est à mon sens indispensable. Une petite citation du rapport : « Pour les moins de 36 ans interrogés par Coach Omnium, l’ordinateur portable sert à écouter de la musique, à regarder des films et à rester en contact avec l’extérieur (chat, communautés virtuelles). “Avoir Internet, c’est plus important que la télévision ou le téléphone” ». Il n’y a pas besoin d’en dire plus. D’autres données sont disponibles dans le rapport. Bonne lecture !
tags : comportements,
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Les règles d'or de la prospection par courrier électronique
239 jours auparavant par Pierre Croizet
A l’occasion de la refonte récente du site de la Commission Nationale Informatique et Libertés, la CNIL, je vous invite à consulter une page très claire sur les règles de la prospection par courrier électronique.
La page est ici

Gardez la quelque part en signet, copiez la, elle est essentielle pour ne pas se mettre en faute.
Pour faire simple, le principe de base est la loyauté vis à vis de la personne prospectée : elle doit être informée de ses droits (d’accès aux données personnelles, de rectification, etc.), avoir donné son accord préalable pour être contactée, savoir à quoi vont servir les données qu’elle entre et à qui elles profitent, etc.
Il est d’autant plus important de rappeler ces règles qu‘à l’heure actuelle, un certain nombre de pratiques lamentables nuisent à la relation de confiance que l’on doit construire entre prestataires et clients.
J’en veux pour preuve ces jeux concours hypocrites, destinés à amasser des tonnes d’adresses en peu de temps pour alimenter la revente de fichiers d’e.mails. Certains sont franchement dans l’illégalité.
La nouvelle mode consistant à faire héberger ces jeux sur des sites d’OT, alors même que personne ne s’est assuré des conditions d’utilisation des adresses en aval, pourrait un beau jour se terminer au tribunal…
Un exemple : le grand truc des petits malins du jeu concours consiste à demander au participant de donner les e.mails de ses amis pour augmenter ses chances de gain. C’est “archi illégal” : http://www.cnil.fr/dossiers/conso-pub-spam/questions-reponses/ !
Comme il y a aussi des gens sérieux dans le marketing direct, allez consulter les codes de déontologie mis au point par la profession. Il y a plein de documents types, dont le seul but est de rétablir une relation de confiance avec les internautes.
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E-Marketing : 1% de 0, ça fait combien ?
261 jours auparavant par Pierre Croizet
Petit pavé dans la mare : on parle beaucoup, notamment ici, de web 2.0, de développement des réseaux sociaux, de visibilité, de e-marketing…
L’objectif de fond, en matière de tourisme, est économique. Si les destinations créent du “buzz” sur facebook, ce n’est pas uniquement par fierté identitaire, c’est aussi, et surtout, pour conquérir quelques “prospects”, éventuellement transformables en “clients”.
Prospects, clients : les deux grands oubliés du web 2.0 et du e-marketing. Je suis vache, donc je m’explique…
Toute la problématique d’une opération de e-marketing tient au volume de prospects à générer. La raison en est que le taux de concrétisation, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de clients (ceux qui achètent) et le nombre de prospects (ceux qui s’intéressent au produit mais qui ne l’ont pas encore acheté), est de l’ordre de 1%.
Si on sait que, par ailleurs, le taux de clic, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de personnes qui ont vu s’afficher la pub et le nombre de personnes qui ont cliqué dessus (ce sont eux les prospects), est de l’ordre, lui aussi, de 1%, on comprend que :
10 000 affichages de pub génèrent 100 prospects qui génèrent 1 client.
C’est une moyenne bien sûr, mais regardez les performances des campagnes AdWords par exemple et vous vérifierez aisément cette règle.
C’est la même chose sur le web 2.0, quand on parle de commentaires : 1% des lecteurs va contribuer activement à un blog en postant des commentaires. C’est ce ratio qu’on observe régulièrement dans cette colonne.

Illustration tirée d’une étude de Sherpa Marketing : où l’on voit que les budgets sont affectés en priorité aux achats de mots clés, qui ont le meilleur retour sur investissement, et aux bannières, finalement beaucoup moins efficaces.
Que faut-il en déduire ?
- Si l’on veut parler de performance économique sur le web, il faut parler de volume d’audience, ou de volume de prospection ou de volume d’affichage. Une newsletter diffusée à 20 000 ex., avec un taux d’ouverture de 30% (6000 mails ouverts), 10 à 20% de taux de clic, génère 600 à 1200 prospects, donc 6 à 12 clients…
- Une page facebook avec 500 inscrits, c’est un nombre très faible de prospects, donc un nombre encore plus faible de clients… Voir ce site, pour quelques conseils sur Facebook
- Un site web qui fait 100 000 visiteurs uniques par an, avec un taux de rebond à 30%, c’est 70 000 prospects, donc 700 clients possibles…
- J’ajouterais qu’aujourd’hui, selon moi, l’achat de mots clés offre le meilleur R.O.I (Return On Investment), puisque l’on paye au prospect et qu’une bonne annonce et une bonne optimisation du budget permettent de générer des volumes d’affichage massifs.
En conclusion, premier point, vu sous l’angle économique, il y a une corrélation évidente entre audience et retours sur investissements.
Deuxième point, il y a des effets de seuil. Par rapport à l’article de François, publié hier, les vidéos de communication de la Suisse ne rapportent rien : 650 visionnages, c’est 0 clients probables (les visionnages c’est de l’affichage, donc pas encore du prospect : pour qu’il y ait prospect il faut qu’il y ait clic). La logique de com a été privilégiée, mais il aurait fallu coupler les vidéos avec de l’achat de mots clés ou de l’e.mailing.
Troisième point : la performance d’un site doit être appréciée à l’aune de l’audience de chacune de ses pages et du taux de clics…
Tout ça vous paraît évident ? Ou vous vous posez des questions ?
tags : e-marketing ![]()
Réussir son buzz sur Internet
276 jours auparavant par Sébastien Gonzalez
Pour réussir son opération de buzz sur la toile, véritable arme de destruction massive (ça c’est pour notre référencement naturel ;-)) des pros de la com’, voici quelques règles à respecter…
1. D’abord il faut coller avec l’actualité et le contexte. Un bon exemple est celui des Deux-Sèvres avec sa Famille Kitlacrise dont on vous a parlé récemment dans ce billet.
2. Ensuite, il faut faire simple. Ne pas oublier que plus c’est compliqué, plus on a de chance de faire fuir les internautes. Alors autant ne pas prendre de risques !
3. Ne pas plonger ni dans la vulgarité, ni dans la violence… mais en bons institutionnels que nous sommes, personne n’oserait j’en suis sûr. Un bon exemple est celui de la Gironde avec son point G. De même, souvenez-vous de la clinique du docteur Scheelboute.
4. Ne pas considérer que tous les internautes ont un iPhone (quel dommage !… d’ailleurs n’oublions pas qu’il ne supporte pas le flash…), le dernier PC ultra véloce, la fibre optique avec un débit de 100 Mo/seconde… bref, pour un mini-site en flash attention au temps de chargement. Pour des vidéos, préférer le streaming…
5. Mettre ses vidéos sur Youtube et attendre que le buzz prenne c’est la pire des choses à faire. Pour tenter d’obtenir la gloire et l’impact tant convoité, il faut avoir une vraie stratégie, un plan de com’ : campagne de bannières, emailing (sur sa propre base ou en louant des adresses), relations presse (pro et grand public, online et offline), présence sur les réseaux sociaux…
6. Donner envie de créer du buzz : une campagne ou une vidéo « osée » et créative donnera envie de l’envoyer à un proche, qui l’enverra à son tour et ainsi de suite. Et pour cela, ne pas oublier de donner la possibilité d’inviter ou de transférer à un ami le buzz…
7. De même, il faut susciter la curiosité, l’intérêt, donner envie à l’internaute d’en savoir plus. En gros, une fois que l’internaute a mordu à l’hameçon, il faut ferrer et l’emmener sur votre terrain de jeu : votre mini-site, vos pages de contenus, votre profil Facebook…
8. S’entourer de professionnels de la com’ et du web. Ils sauront vous apporter des idées et surtout leur expérience en la matière.
9. Ne pas croire à l’adage : « c’est cher, donc c’est de la qualité » ou « c’est cher, donc ça marchera ». Sur Internet, une simple vidéo perso filmée avec un camescope familial peut suffire à créer du buzz. Ce qui compte avant tout c’est de donner envie à l’internaute de relayer votre message. Si vous y arrivez, c’est gagné.
10. Enfin, il n’y a pas de recette miracle ! Je ne vous garantis pas qu’en suivant ces quelques conseils vous ferez du buzz sur la toile à coup sûr !
Néanmoins, n’oubliez pas de nous informer de votre buzz afin que nous le relayons sur le blog… ce sera toujours un bon début !
tags : buzz,
e-marketing,
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Quand vient la crise, multiplie les remises...
438 jours auparavant par Pierre Croizet
Après n’avoir rien vu venir en 2008, les experts tentent de se rattraper en nous prédisant une année de crise pour 2009. Merci pour l’info et bravo pour la perspicacité !
La déprime générale est donc officiellement ouverte et il va bien falloir adapter nos méthodes de mise en marché.
Pour commencer, je suggère, sans être grand clerc, de mettre en avant tout ce qui peut ressembler, de près ou de loin, à une réduction, un avantage, un petit prix,un cadeau, une remise…
Vite un exemple, une méthode !
Un exemple
Picardie tourisme, et les logis de France de l’Aisne qui proposent des bons de réduction imprimables, utilisables dans les restaurants du département.


A éviter : une mise en page trop sobre comme celle de l’OT de St-Tropez. De vraies offres promo, mais sur un mode pas vendeur du tout…
Une méthode
- Négociez quelques rabais avec vos prestataires ou sur vos prestations propres (visites guidées, boutique…). Tentez de privilégier des réductions “monétisables”, c’est-à-dire des bons de 5, 10, 15 euros (ou plus), plutôt que des -5, -10 ou -15%. L’impact des tarifs promotionnels ne fonctionne bien en effet qu‘à partir de -30%. Si vous ne voulez pas (ou ne pouvez pas) rentrer dans l’une ou l’autre de ces logiques, essayez les prix barrés (sans tricher bien sûr : le prix barré doit effectivement correspondre au tarif avant promo…).
- Isolez les promos dans votre site : comme les soldes, elles sont éphémères, donc à ne pas rater. Du point de vue graphique, faites-en des tonnes : bannière flash qui clignote, couleurs flashy, prix cassés ou réduits en grosse police… Faites dans l‘événement à la C-Discount (mais en étant irréprochables sur les conditions de vente);
- Faites savoir que vous soldez en inscrivant vos avantages clients sur un site comme ma-reduc.com

Normalement, tout ça doit vous amener des flux, mais je suis obligé de constater que la pratique est très peu répandue sur les sites du e-tourisme institutionnel.
A moins que je sois passé à côté d’initiatives remarquables ?
tags : bons de réduction,
e-marketing,
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