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Envie de publier ? Au boulot !
21 avr, 2010 par François Perroy
L’avantage du Web c’est l’incroyable nantissement de sa besace à surprises.
Je m’explique. Si vous voulez publier un roman ou faire réaliser de film à partir de votre scénario unique et forcément génial, vous devez quasi impérativement passer par des comités de lecture dont le métier s’apparente plus à celui d‘élagueurs forcenés qu‘à celui de propulseurs de talents. Dans le Web, on vous a fait miroiter l’intérêt de créer un blog de niche rémunérateur (why not jusqu’au moment où arrivent les charges sociales ?) ou de devenir contributeur en téléversant et partageant vos productions. Génial vous a-t-on assuré !
Puis on s’est rendu compte de l‘évidente manipulation : la gratuité des propositions sert d’immenses stocks à contenus qui naturellement vont représenter un jour un fonds de commerce parfaitement monnayable. Pas pour vous, simple contributeur, mais pour les génies inspirateurs des sites collaboratifs. Le meilleur exemple est celui de Trip Advisor : un modèle étonnant porté par Expedia, leader mondial de l’etourisme commercial et soutenu par des milliers de contributeurs généreux. Bien.
Pour ma part, il me semble évidemment depuis le début que tout cela tient d’une parfaite duperie qui n’aura qu’un temps car au final, produire de l’information crédible suppose des compétences, de la constance, du temps et une responsabilité. Et tout cela s’appelle un investissement qui se paye.
Alors voilà une excellente nouvelle : elle est apportée par Cityzeum qui propose de “faire fructifier votre expérience de voyageur en devenant rédacteur rémunéré” (sic).
Alors là plusieurs commentaires s’imposent : – rédacteur est un terme technique de l‘édition et de la presse qui correspond à un emploi (on est rédacteur salarié, voire sur payé sur honoraires – génial statut de l’auto-entrepreneur qui tue le salariat – ou auteur payé en droits d’auteurs ou encore contributeur et là c’est gratuit) – comptez entre 2,80 € ttc et 5 € ttc pour 600 à 1800 caractères publiés via un gabarit qui vous est proposé pour des destinations que vous connaissez parfaitement – les commandes fonctionnent par lots de 50 ou 100 contributions (effet de volume) – la contrainte est que vous devez impérativement pouvoir émettre des factures, en nom propre / facture d’honoraires ou en tant qu’auto-entrepreneur : autrement dit pour facturer 280 € ttc (à 19,6%) pour 100 brèves contributions, qui vous prendront au minimum 30 minutes chacune, il vous faudra…un certain temps et prendre des risques d’entrepreneur.
C’est vachement mieux que dans le passé ou chez les concurrents qui vous font prendre des vessies pour des lanternes : l‘échange, le gratuit, le partage…faut rien avoir d’autres à faire (ndr : c’est ma réflexion du moment alors que je contribue à cet instant sur votre (notre) blog favori !
Vous avez bien lu, les réseaux sociaux basculent dans le paiement des contributions : genre génial ! La fin du gratuit est clairement programmée. En tant que contributeur je me frotte les mains et ma souris frétille car l’appel est significatif même s’il n’est pas encore rentable. Mais en tant qu’office de tourisme (à votre place à l’instant présent) je l’ai mauvaise car j’ai alimenté gratuitement des milliers de sites de mes contributions et je suis bien obligé de continuer pour la bonne notoriété de mon territoire et pour générer du trafic.
Bon n’allez pas croire que je renie mes propos passés sur l’intérêt du collaboratif dans le Web. Je crois de plus en plus à l‘échange en tant qu’apport d’idées nouvelles, d’enrichissement, de confrontation, de débat. Mais l‘échange n’est pas la gratuité absolue et encore moins le pillage : il suppose un apport de part et d’autre et une vraie éthique. C’est cette absence d‘éthique portée jusqu‘à ce jour par le Web 2.0, à finalité commerciale avouée je précise, que je conteste. Lire à ce sujet la bonne analyse de Pisani sur le besoin d’une éthique collaborative. En conséquence, il faut absolument saluer l’initiative de Cityzeum, même si elle est perfectible, elle va dans le bon sens. Au fait, comment allez-vous faire désormais dans votre office : prendre un statut d’entrepreneur pour publier sur Cityzeum ?
Un conseil d’ami, quoi qu’il en soit faites appel à des rédacteurs professionnels et prévoyez des budgets adéquats ! En tous les cas, l’initiative représente une sacrée ouverture pour les auteurs et éditeurs de guides touristiques patentés qui disposent de contenus variés et vérifiés.
Bien optimiser ses vidéos pour le référencement
13 jan, 2010 par Stéphanie Giraud
La vidéo s’étant largement démocratisée, Pierre le rappelait récemment : « 1 milliard de vidéos visionnées chaque jour sur Facebook, 79 vidéos vues par mois et par internaute sur Youtube en septembre 2009 (source ZDnet/comScore)…, la vidéo est un support incontournable pour apporter une information vivante et humanisée à nos touristonautes », un support clé en termes de stratégie de contenu et de référencement.
Jean Luc évoquait ainsi les nombreuses réalisations qui ont vu le jour ces derniers mois. Les organismes locaux de tourisme qui ont créé des chaines sur Youtube ou Dailymotion sont nombreux, avec des styles différents.
Aux Etats-Unis, You Tube est le 2ème moteur de recherche le plus utilisé, devant Yahoo ou Bing (comScore). Une stratégie de présence n’y est donc pas à négliger.
Ce billet est une synthèse de l’article 10 SEO tips for YouTube.
L’optimisation de vos pages You Tube/Dailymotion nécessite de suivre les mêmes règles que pour n’importe quel autre projet d’amélioration du référencement naturel ; En se basant sur les 3 éléments essentiels : contenu / lien / structure du site.
Même si vous n’avez pas d’emprise sur l’architecture de la plateforme qui héberge vos vidéos, des opportunités existent pour optimiser votre contenu, améliorer la popularité vos pages.
Les conseils à venir vous aideront à optimiser vos pages pour les rendre les plus faciles à trouver, ce qui vous ne dispense pas de proposer des vidéos de qualité, suffisamment réussies pour que les internautes aient envie et plaisir à les visionner ;-).
Le texte accompagnant la vidéo est capital, les mots clefs caractérisant votre film doivent y être disséminés.
You Tube/Dailymotion génèrent automatiquement des meta tags pour chaque page. Le nom de la vidéo fait ainsi office de balise titre.
Les conseils :
- Incluez des liens vers votre site dans les pages (chaine et profil) partout où cela est possible tout en réfléchissant où vous souhaitez conduire le trafic. Orientez aussi les membres vers votre profil Facebook et Twitter ou sur des landings pages.
- Ajoutez les mots clés pertinents dans le titre de la vidéo, le titre est très important pour les moteurs, il est à considérer que la plupart des internautes utilisent le mot clé “vidéo” lors de leur recherche.
- Pour chaque vidéo, rédigez une unique description incluant une URL qui sera placée au début : le lien sera donc visible même si la description n’apparait pas entièrement. Les mots clés doivent être aussi ici particulièrement bien choisis.
- Donnez à disposition, si possible, une retranscription de la vidéo. Située dans la description, elle aidera les moteurs à appréhender le contenu de la vidéo (puisque le contenu en lui-même de la vidéo est invisible pour les moteurs).
- Employez à bon escient l’espace disponible au dessus de la vidéo : insérez liens, notes, descriptions… par exemple une incitation à devenir fan de votre page sur Facebook.
- Taguez la vidéo avec les mots clés appropriés.
- Encouragez la participation. Pour chaque vidéo, des options de partage sont offertes, ne les désactivez pas !
- Ajoutez votre logo sur vos vidéos.
- Personnalisez les vignettes miniatures, cela en impactera le taux de lecture, de clic.
- Restez informé grâce à YouTube Insights permettant d’obtenir des statistiques sur les vidéos mises en ligne (informations sur la localisation géographique des internautes ayant consulté une vidéo, popularité de cette dernière en fonction de la zone géographique et de la période de consultation).
Un exemple de bonne pratique : College Humor
A lire, pour compléter, cet article du blog Kinoa accompagné d’une infographie résumant les différents points abordés.
tags : boite a outils,
communication,
consultation,
contenu,
dailymotion,
moteurs de recherche,
mots clés,
promotion,
référencement,
video,
visibilité,
youtube ![]()
Utilisez un pied à coulisse
10 déc, 2007 par François Perroy
Dans votre boite à outils Web, vous devez absolument disposer d’un pied à coulisse. Vous savez, c’est l’appareil qui, en mécanique, permet de mesurer avec précision les dimensions de certaines pièces et autorise également leur calcul volumétrique. Et bien, dans le monde des contenus éditoriaux, travaillez aussi avec un pied à coulisse. Je veux vous parler de la profondeur de l’information. En effet, l‘écriture hypertexte permet d’aborder un sujet dans une approche évolutive (généraliste par exemple sur une page, puis plus fouillée en explorant des aspects précis du sujet, en laissant au lecteur la possibilité d’ouvrir une deuxième page, voire une troisième ou de s’engager via un lien ouvrant sur un autre site dans la découverte de ressources nouvelles). C’est ainsi que l’on donne de la profondeur à une information sur le Web. De la sorte, on peut ne pas trop allonger un contenu, mais le densifier selon le niveau d’exigence et de curiosité du lecteur. L’office de tourisme d’Avoriaz est un exemple de site réussi (clarté des propos, design), mais à profondeur réduite.
Si je prends l’exemple de l’office de tourisme de Roubaix (j‘étais la semaine dernière à Lille et j’ai découvert leur remarquable dynamisme), et bien, je note une profondeur supérieure sur la partie musée (4 paliers, comme en plongée !) qui conduit du synthétique vers l’exhaustif. Un exemplaire similaire sur le site de l’office de tourisme de Berlin, avec le lien Histoire, qui ouvre sur trois profondeurs relatives au Mur de Berlin. Prêt pour l’exercice ? Et n’oubliez pas votre pied à coulisse !
tags : contenu,
profondeur ![]()


