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Retour sur les codes 2D
50 jours auparavant par Ludovic Dublanchet
On a déjà eu l’occasion d’aborder le sujet, à travers les initiatives bordelaise et sarladaise notamment, ou plus récemment à propos des voeux du Doubs. L’actualité est à nouveau fortement marquée par les QRcodes (norme notamment utilisée en Asie), le Datametrix (la norme européenne), et chez nous les flashcodes (la norme dérivée de Datametrix mise en oeuvre conjointement par les trois opérateurs mobiles nationaux, cherchez l’erreur…). Les bugs qui peuvent survenir de cette multiplicité de normes sont d’ailleurs évoqués avec ironie dans ce billet.
A Toulouse, la société Connecthings a mis en oeuvre avec la Mairie le concept de Mobulles, avec plus de 3000 flashcodes disséminés dans la ville (abribus, stations vélo, horodateurs, …). Il suffit de télécharger l’application idoine soit par le biais de son AppStore et équivalents chez les concurrents de l’iPhone (OVI chez Nokia, Androïd chez Google, …) ou tout simplement en envoyant un sms. Cette application va lancer l’appareil photo de votre téléphone, puis interpréter le cliché du code 2D pour effectuer une action : envoyer un sms, passer un appel, se connecter à un site internet qui pourra délivrer une information, mais aussi éventuellement vous fournir un contenu multimédia.
L’intérêt est évidemment d‘éviter à l’internaute de saisir péniblement l’adresse d’un site pour accéder à un contenu, en l’incluant tout simplement dans ce code barre, facile à créer, puis à apposer. Pour l’instant, on obtient des infos cartographiques, transports publics et petites annonces locales, en attendant une extension vers des infos touristiques et patrimoniales.
La RATP est allée encore plus loin : 20 000 flashcodes sont positionnés sur l’ensemble des arêts, et vous permettent de connaître en temps réel l’heure prochaine d’arrivée du bus/tramway (ben oui, finalement, ce n’est qu’une adresse url renvoyant vers une donnée dynamique que possède la RATP). Evidemment, cela coûte bien moins cher que l’affichage digital, et pourquoi pas, relancera les discussions entre utilisateurs des transports publics ?
Autre exemple à Venise, qui a expérimenté le projet TagMyLagoon de juillet à novembre dernier. L’objectif, fournir des circuits et des informations hors des sentiers classiques, pour permettre à une partie des touristes de s‘écarter de la horde des 20 millions de visiteurs annuels de la Cité des Doges. Aspect très intéressant du projet, la ville a investi dans un réseau wifi couvrant l’ensemble du territoire, afin d‘éviter les problèmes de “roaming” pour la clientèle étrangère. La plupart ne disposant pas d’un forfait data international, l’utilisation de la connexion en mobilité coûte souvent très cher. En passant par le wifi, le mobinaute s’exonère de son opérateur, pour un coût ici relativement modique (5€ la journée, 15€ la semaine). Un principe intéressant. J’ai questionné par mail les promoteurs de l’opération pour connaître les suites données à l’expérimentation, le coût de l’investissement pour le wifi, est-il également disponible pour les habitants, mais sans réponse pour l’instant…Nombre d’observateurs pensent que les codes 2D, qui nécessitent une application et plusieurs manipulations ne sont qu’une phase transitoire vers l’usage généralisé de téléphones NFC (Near Field Communication), que nous évoquions dans ce billet il y a un peu plus d’un an. Il s’agit d’un dispositif intégré au téléphone portable permettant de communiquer avec des objets en passant à proximité : le téléphone devient ainsi un terminal de paiement, permet l’ouverture d’une chambre d’hôtel, d’une voiture, le ticketing, le délivrance d’informations diverses. Largement utilisée à Tokyo, la ville de Nice se veut être le premier terrain d’expérimentation grandeur nature de cette technologie en France, avec 3000 cobayes d’ici le printemps 2010. A suivre…
