Avec les beaux jours (ou pas…), notre envie de fraîcheur revient. C’est pourquoi je vous propose aujourd’hui, au menu , une salade composée de stories ! Cela ne vous a sans doute pas échappé, presque tous les réseaux sociaux proposent désormais ce système de mémorisation de photos ou vidéos, à durée de vie limitée (24 h). De fait, zoomons un peu sur leurs caractéristiques, et leur(s) intérêt(s).

Les origines de la story

Le terme “story” vient du mot “storytelling” qui signifie raconter une histoire. La “story”, telle qu’on l’entend dans l’utilisation des réseaux sociaux, a été inventée par les créateurs de Snapchat, en 2011. Snapchat, ce sont 8 millions d’utilisateurs en France chaque jour. 76 % d’entre eux ont entre 18 et 34 ans . Ce qui fait incontestablement le succès de ce réseau, c’est en partie la possibilité de “customiser” ses contenus, avec des filtres fun, embellissants, des dessins, des titres, etc.

Au départ, les utilisateurs  ne pouvaient envoyer à leurs contacts que des photos et vidéos, dont la durée d’affichage maximum était de 10 secondes. Au terme de ce compte à rebours, le contenu était détruit, sans possibilité de le re-visionner. En 2013, deux ans après sa création, l’application propose la fonctionnalité “story”. Celle-ci permet aux utilisateurs “de lier toutes les vidéos et tous les clichés d’une journée en un seul document pour ensuite les partager avec ses amis. Elle offre aussi la possibilité de revoir les mêmes éléments plusieurs fois durant 24 heures au lieu de voir la photo ou la vidéo être détruite dans les dix secondes après son envoi.” 

Notons que dans une société d’images, d’esthétisation, d’exhibition de la sphère intime et de zapping, l’application remplie tous les critères de la success-“story”! 😉 Aussi, les concurrents et les marques n’ont pas mis longtemps à observer le potentiel de Snapchat.

Après plusieurs tentatives, n’ayant pas réussi à racheter Snapchat, Facebook développe lui aussi son système de story et de filtres, et décline le modèle sur tous ses réseaux : Instagram, Messenger et WhatsApp.

 

Story : quel(s) intérêt(s) dans le cadre d’une stratégie de communication et de marketing ?

Nous l’avons précédemment évoqué, ce système de story présente plusieurs avantages :

  • Un contenu très court, périssable sous 24h, qui plus est “zappable”
  • Le contenu peut être pris et envoyé en instantané et être de qualité (haute résolution des smartphones). Pour peu qu’on utilise un filtre et qu’on choisisse un angle sympa, on peut obtenir un résultat efficace sans trop se prendre la tête
  • La posture selfie permet d’adresser un message instantané, directement à ses followers
  • Le fait de recevoir une photo ou une vidéo, puis de la regarder (souvent) seul sur son portable, augmente la dimension intimiste du message, et de fait la relation de proximité ressentie par le récepteur du contenu

Aussi, cette notion de “proximité” et d’instantanéité génère un sentiment de “vrai témoignage”, même si des filtres sont utilisés. Ce sentiment est encore plus fort lorsqu’on utilise une vidéo.

Une autre fonctionnalité intéressante, est celle des stories “collaboratives”, qui peuvent être alimentées par une multitude d’utilisateurs. Grâce à cette fonction, dans le cadre d’un festival par exemple, le récepteur des vidéos et photos intègre une position quasi-omnisciente qui lui permet de découvrir l’évènement sous presque tous ses angles. Les stories peuvent aussi compléter une stratégie de communication, en proposant un angle de vue différent. Imaginons que l’on organise un évènement, et que l’on déploie notre communication sur les réseaux sociaux, les stories peuvent être dédiées “aux coulisses”. Ainsi, elles ont une vraie plus value et créer une vraie curiosité de l’auditoire.

Le format story ne cesse de séduire. Ainsi, Airbnb teste en ce moment cette fonctionnalité sur une version beta de son application.

Si l’essai est concluant, les utilisateurs auront bientôt la possibilité de créer une ligne de stories concernant l’hébergement qu’ils ont loué, ou l’expérience qu’ils ont testé. Il semblerait que l’implication des utilisateurs dans la création de contenu, soit aussi un moyen pour Airbnb de diminuer les frais marketing. Voilà un atout de plus à la story !

À qui le tour ?

Face à cette farandole de réseau qui adoptent la story, on peut se demander à qui le tour ? Bientôt, peut-être, Linkedin nous proposera un format story afin d’augmenter notre personal branding par une mise en histoire de notre quotidien professionnel ? Ensuite, qui ? Tripadvisor ? Si tel est le cas, les conséquences pour les établissements pourraient être très bénéfiques ou vraiment catastrophiques ! Imaginez une story mettant en évidence une querelle entre un client et un serveur, avec comme titre “très mauvais accueil”, ou un mouton de poussière oublié sous un lit, avec comme cinglante remarque “ Ménage médiocre”.  😯  😯 Bien sur le contenu ne sera visible que 24h (de trop…).

En somme, le format story se généralise, et son intégration dans une stratégie marketing et communicante représente plusieurs intérêts, mais nous n’en sommes qu’au début ! Espérons seulement que cela ne tourne pas à la vinaigrette 😉 !

 

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Étudiante en Master 2 AGEST (Aménagement et Gestion, d'Equipements, Sites et territoires Touristiques), c'est son amour pour les territoires et sa fibre créative qui l'ont motivé à intégrer cette formation. Originaire des Landes, Mérédith aime les bonnes choses et la convivialité. Titulaire d'une licence en géographie, elle est passionnée de nature et de paysage.