Achevant un court séjour à Tokyo à l’occasion de la semaine Sakidori organisée par Atout France Japon, j’avais envie de vous parler de ma première expérience au pays nippon en vous racontant quelques anecdotes qui ont marqué mon expérience de touriste. Quatre jours ont suffi pour me laisser l’impression que les japonais ont vraie culture de l’accueil.

Voici quelques exemples….

 

Mon ami Handy

En arrivant dans la chambre d’hôtel, je vois un téléphone portable disposé sur le bureau. Curieuse, je m’approche et découvre ce petit objet que l’hôtel met à disposition de chacun de ses clients.

Handy est un smartphone, qui se recharge à partir de sa base branchée par USB. Le client programme sa date de check-out et peut alors bénéficier de tous les services du téléphone le temps de son séjour à l’hôtel : appels locaux et internationaux illimités, data illimitée. Il dispose de son propre numéro de téléphone local et est ainsi joignable. Il peut également installer tous ses réseaux sociaux, le téléphone effacera les données à la fin de sa session. Le téléphone inclue un guide touristique et est programmé avec des raccourcis bien utiles tels que page de conversion monétaire, traducteur, …

 

Le métro

Prendre les transports dans un autre continent, qui plus est dans un pays non-anglophone ou la langue est faite de signes incompréhensibles pour les européens, peut-être une épreuve un peu stressante.

Si le bus à Pékin avait été une véritable épreuve pour moi (aucune transposition du nom des stations en caractères latins sur les plans et les bus), prendre le métro à Tokyo a été particulièrement facile.

Des plans dans différentes langues sont en libre-service dans beaucoup de stations de métro. Là où elles ne le sont pas, les agents d’accueil aux bornes d’informations savent comprendre votre demande et vous remettre une carte (avec le sourire).

Ensuite, chaque station est transposée en caractères latin, mais surtout chaque station possède des codes qui permettent de repérer facilement leur emplacement et leurs connexions. A chaque ligne est attribuée une lettre. Donc, la station Shibuya par exemple, qui est la première station de la ligne, porte le code Z01. Comme elle est également la 16e station de la ligne F, elle porte aussi le code F16. Cela a de pratique qu’il est beaucoup plus facile de repérer la ligne et le sens dans lequel on doit se rendre (numéros ascendants ou numéros descendants). Et il n’y a pas besoin de retenir des noms trop compliqués….

 

A l’intérieur du métro, des écrans indiquent : le temps estimé pour l’arrivée à chaque station de la ligne, le côté duquel les portes vont s’ouvrir à la prochaine station et le plan du quai avec le wagon dans lequel vous vous situez ainsi que la localisation des escaliers, escalators, ascenseurs, correspondances et différentes sorties. Bref, impossible de se perdre, difficile de se tromper.

Enfin, le wifi est gratuit et mis à disposition dans toutes les stations de métro.

 

Les toilettes

Les toilettes à la japonaise… on aime ou on n’aime pas, tout est question de « feeling ». Ce qui m’a frappée dans les toilettes, c’est certes leur côté hyper hi-tech mais c’est surtout leur propreté, et leur présence en grand nombre, même dans les lieux publics.

Il m’est arrivé dans de nombreuses villes, notamment françaises, de chercher désespérément des toilettes et de devoir négocier avec un gérant de bar ou entrer chez Mc Do pour pouvoir accomplir l’acte nécessaire. Au Japon, la plupart des magasins sont équipés de toilettes. Les toilettes publiques sont également courantes dans les rues, et dans les stations de métro !

Le plus agréable, c’est que les toilettes sont toujours propres ! Elles sont aussi super équipées : papier, désinfectant, …. Pour les handicapés, c’est également le grand luxe, la preuve en image :

Bon, je termine ce sujet certes pas très glamour, mais qui est pourtant bel et bien une question importante pour les touristes et sur lequel le pays inventeur des toilettes publiques a pris bien du retard sur les japonais.

 

La terrasse publique

Dans la célèbre rue de Marunouchi Naka-dori où se suivent les magasins de toutes les plus grandes marques de modes, la mairie a rendu la rue piétonne sur certains créneaux horaires, notamment le midi, et y installe terrasse publique. Les travailleurs, les touristes ou les personnes qui font les boutiques peuvent se poser quelques temps dehors, pour consulter leur téléphone, travailler sur leur PC portable, boire leur café Starbucks acheté quelques mètres plus tôt, ou encore de manger leur « bento » (lunch box) du midi.

C’est un concept que j’ai adoré car j’avais justement songé à cela pour nos villages où les cafés se font rares et où les touristes cherchent désespérément une terrasse pour s’asseoir, profiter de la vue… et du wifi gratuit.

 

Le restaurant

De façon générale, j’ai reçu un accueil plutôt favorable dans les restaurants. J’apprécie aussi la façon des japonais à illustrer leurs menus avec les photos des plats (pratique également très courante en Chine). On ne réalise pas à quel point il doit être impossible pour des touristes japonais, russes, chinois,… maîtrisant mal l’anglais de comprendre quoi que ce soit aux cartes de nos restaurants français (et encore, quand elles sont traduites…).

Mon expérience marquante en restaurant japonais tient à toute l’attention que le chef a porté à s’adapter à son client. Invitée par des japonais à découvrir un restaurant de Sushi du quartier de Ginza, j’ai eu la chance d’avoir un chef qui, en plus de cuisiner devant moi, a porté une attention toute particulière à s’adapter à mes goûts, comme à mes pratiques. Il a pris soin de m’expliquer comment manger chaque pièce qu’il préparait ou de couper mes sushis en 2 pour éviter qu’ils n’échappent de mes baguettes. Mais j’ai été stupéfaite quand mes hôtes m’ont expliqué que le chef a commencé par leur demander ma nationalité, afin d’adapter l’assaisonnement à mes habitudes alimentaires. Apparemment pour les français, il faut saler davantage… ! Je dois dire que l’assaisonnement était parfait !

 

De façon générale, tous les japonais sont d’une extrême politesse et d’une grande gentillesse, toujours prêt à renseigner, même sans parler un mot d’anglais, les touristes égarés…

 

Arigatōgozaimas !

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Diplômée de l’ESTHUA de l'Université d'Angers en conduite de projets touristiques, Amélie Perrin a d'abord été chargée de promotion et Animatrice Numérique de Territoire à l'Agence Touristique de la Touraine Côté Sud à Loches. Elle est ensuite partie en Inde, gérer une association humanitaire, et a vécu deux ans en Chine où elle était lectrice de français à la Faculté de Tourisme de l'Université de Ningbo. Après une expérience de directrice d'office de tourisme dans le Tarn-et-Garonne, elle travaille maintenant pour l'Aéroport Toulouse-Blagnac au sein de la direction du développement aéronautique.