On aura attendu un peu plus longtemps que d’habitude pour vous partager l’habituel bilan de satisfaction des ET15, parce que cette année, on a aussi dressé le bilan carbone de l’événement, et ça…ça prend un peu plus de temps (spéciale dédicace à Charlène et l’équipe d’UNITEC qui ont remonté le nombre de mètres de nappe ou de tissu utilisé pour les stands !).

Pour débuter, on vous donne d’ores et déjà rendez-vous l’an prochain les mardi 13, mercredi 14 et mercredi 15 octobre 2020 ! À noter dans vos agendas.

Bilan de satisfaction

Commençons donc par la satisfaction des participants de cette 15èmes édition. On a tendance à l’oublier, l’acronyme “ET” ou tout simplement “Pau” ayant supplanté le nom originel et quelque peu suranné des débuts, les Rencontres Nationales du etourisme conservent leur statut puisque cette année, vous étiez 882 participants issus de 78 départements ! Bon, il en manque donc quelques-uns encore pour être encore plus représentatif, mais c’est déjà pas mal non 😉

Sur le volet etourisme, quelques geeks et ANT avaient exprimé, à juste titre, le fait que si les ateliers réservaient encore une part importante aux sujets “etouristique”, les plénières étaient de plus en plus orientées sur des sujets connexes, où l’humain, le bien-être au travail ou encore le développement durable prenaient de plus en plus de place.

Avec l’intervention de Sophie Lacour du mercredi après-midi, nous avons voulu revenir à ces fondamentaux, et sur le fond comme la forme, vous avez en très grande majorité apprécié. On en tiendra donc évidemment compte pour les prochaines éditions, même si en parallèle, de nombreux participants ont également relevé et apprécié l’ouverture à des sujets essentiels dans nos réflexions, bien que ne relevant pas directement de la techno. L’équilibre entre la transversalité et l’universalité de différents thèmes reste toujours fragile pour tenter de satisfaire les différentes sensibilités des participants et leurs attentes.

Il n’en reste pas moins vrai que vous avez plébiscité le 15mn chrono d’Amélie de Ronseray sur l’égalité homme/femmes (à revoir sans modération), ou celui de Paul Arseneault sur le surtourisme (également sur Youtube), ou encore la vidéo d’intro potache qui a mis les petits nouveaux dans le bain.

Car oui, ces dernières années, on a plein de petits nouveaux aux côtés d’un public fidèle, heureux de se retrouver, et c’est donc aussi un défi important à relever que de transmettre la bonne humeur qui caractérise l’événement sans que les uns ne se sentent exclus des private jokes des autres.

Deux équilibres qu’il faudra donc travailler d’arrache-pied lors du prochain Campus des #ET16 qui se déroulera fin mars, avec comme chaque année 15 à 20 anciens participants. Si cela te dit de faire partie de cette aventure de deux jours, n’hésite pas à postuler via ce formulaire !

Au rang des choses à retravailler, trois vous ont particulièrement marqués :

  1. la restauration : elle était de qualité, mais apparemment en quantité insuffisante la premier midi, ce qui a conduit certains à assaillir les serveurs dès leur sortie de cuisine le second midi. On a un circuit à revoir avec notre traiteur là-dessus, qui par ailleurs avait bien suivi le cahier des charges concernant le bilan carbone, des menus végétarien et sans gluten proposés lors de l’inscription.
  2. le WonderFrance Festival : si l’initiative a trouvé son public pour une première édition, vous avez été nombreux à souligner, tout comme certains membres du jury, une trop grande uniformité des productions, accentué par la trop longue séquence de diffusion. On travaillera donc également avec Mathieu, l’organisateur, pour vous proposer une seconde édition plus digeste et variée.
  3. les ateliers exposants : certains étaient de qualité, d’autres plus commerciaux, et leur distinction au milieu de la programmation officielle pas toujours aisée. Une partie d’entre vous s’est sentie trompée sur la marchandise, faute d’avoir lu/compris, à nous d’être bien plus clair là-dessus. On a eu de plus un vrai souci d’affichage lors de la quatrième session, ce qui en a déboussolé quelques-uns !

Au global, vous témoignez malgré tout d’une belle satisfaction, qui nous enjoint évidemment à faire encore mieux pour cette prochaine édition, en gommant les défauts soulignés. Pour ceux qui veulent parcourir dans le détail, le bilan global est évidemment accessible en ligne.

Bilan Carbone

Lors des #ET14, on avait pointé lors du manifeste l’urgence à prendre des mesures dans notre secteur pour réduire le bilan carbone de notre secteur. Il était donc important pour l’organisation de se mettre au diapason de ces enjeux, et de faire en sorte à notre niveau, d’analyser notre bilan, et tenter de le minimiser d’année en année. Nous avons donc travaillé sur ce sujet avec Eco-Act, société spécialisée dans ce type d’actions, et aussi compensé financièrement l’impact relevé, en finançant un projet au Sénégal. Car oui, il reste compliqué de discuter et échanger sans se rencontrer et donc se déplacer, oui cela mobilise des ressources importantes, mais cela produit, sur tout type de sujet, des prises de conscience généralement plus importantes que si chacun reste dans son coin.

Entre les #ET14 et les #ET15, on est passé de 102 téqCO2 à 77téqCO2, ce qui représente une baisse sensible.

Le poste le plus impactant, c’est évidemment les transports, et s’il est vrai que Pau est un écrin idéal pour accueillir nos rencontres, le “on” comme le “off”, on ne se simplifie la tâche de ce point de vue, peu d’entre vous privilégiant le train à la voiture ou l’avion. Votre sensibilisation personnelle et celle que l’on a essayé de mettre en oeuvre à travers nos communications, ou encore l’utilisation de la plate-forme de co-voiturage Togetzer ont néanmoins eu un impact significatif entre les deux éditions comme en témoigne ce graphique. Il n’en reste pas moins vrai qu’avec un impact représentant 68% du bilan global, c’est clairement à ce niveau là que chacun d’entre nous peut agir individuellement, et que nous tâcherons de vous simplifier la tâche pour mieux organiser vos déplacements.

Le second poste est principalement constitué par l’hôtellerie et la restauration, pour 30%. En collaboration avec le traiteur, le poste restauration a été drastiquement réduit (de 50% par rapport à l’édition précédente), en faisant le choix d’un approvisionnement en circuit court, et servant 50% des 2400 repas en plats végétariens, en supprimant le plastique.

L’hôtellerie reste un sujet plus délicat dans la mesure où les 1200 nuitées générées n’ont guère la possibilité de se tourner vers les labels existants, quasiment absents de l’offre paloise. Une sensibilisation des acteurs locaux, avec le concours de nos financeurs institutionnels (Région, Département et Agglomération) doit être mise en place, avec un objectif qui ne pourra être atteint qu’à moyen terme.

Comme on peut le voir sur ce graphique récapitulatif, la consommation d’énergie sur place, les matériaux liés à l’exposition et aux stands sont au final très peu impactant par rapport aux postes liés aux déplacements (transport et hébergement).

L’objectif est bien entendu d’abaisser le nombre de téqCO2 pour la prochaine édition, avec votre concours, et peut-être la mise en place de coordinations locales ou départementales permettant par exemple d’organiser les trajets allers-retours en train ou bus ? Cela fera partie des réflexions qui nous animeront également, au-delà du programme, lors du prochain Campus de fin mars ! 

Et pour finir donc, le petit doc récap’ de ce bilan carbone.

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Ludovic a démarré sa carrière en Auvergne, à l’Agence Régionale de Développement, puis dans un cabinet conseil sur les stratégies TIC des collectivités locales. Il a rejoint en 2002 l’Ardesi Midi-Pyrénées (Agence du Numérique) et a plus particulièrement en charge le tourisme et la culture. C'est dans ce cadre qu'il lance les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel dont il organisera les six premières éditions à Toulouse. À son compte depuis mai 2011, il est Consultant etourisme, intervient sur de nombreux séminaires, manifestations et congrès, accompagne des structures sur leur stratégie, en AMO, ou en formation. Il organise les Rencontres Nationales du etourisme institutionnel pour le compte d'UNITEC et la Région Nouvelle Aquitaine à Pau, après les avoir initiées à Toulouse. En 2013, il co-fonde avec ses associés et blogueurs Pierre Eloy et François Perroy la société Agitateurs de Destinations Numériques, initiatrice des concepts d'Internet de Séjour, de Secrets Locaux et de Conciergerie de Destination. C’est à partir de ce travail quotidien qu’il se propose d’alimenter ce blog, en livrant ses impressions et commentaires quant au développement des nouvelles technologies au sein des structures publiques de tourisme.