Je voulais aujourd’hui vous parler de décélération … Cette idée de lever le pied et de revenir aux fondamentaux du tourisme. Quel était le but premier du tourisme ? Découvrir, échanger, « prendre le temps de… ». Mais comme le disent si bien les rappeurs toulousains Bigflo et Oli « ça va trop vite » !

Si la technologie a permis d’accélérer le temps, elle génère en même temps un stress intense  : c’est le paradoxe contemporain d’une course après les minutes qui passent.

À la suite d’une conférence de Luc Mazuel sur le rôle futur des Offices de Tourisme, je suis allée consulter le site internet du Domaine de Riberach dont il avait parlé. Cet établissement fait « l’éloge de la lenteur » comme l’indique son slogan. Les propriétaires ont transformé l’ancienne cave coopérative du village en un chai et hôtel-restaurant contemporain « inspiré de leur culture urbaine ». « Ecolodge, épicurien, design » : trois mots que l’on retrouve sur la page de présentation de l’établissement et qui symbolisent  bien l’idée de décélération.

L’idée n’est pas de se couper totalement du monde technologique, simplement de prendre le temps de découvrir autre chose mais également de se retrouver soi-même.

Les voyages en train

Quoi de mieux pour une décélération qu’un voyage en train ? Malgré toutes les avancées en termes de transport, les voyages en train ont toujours la côte ! Les voyages sur rails affichent des taux d’occupation records ce qui prouve un réel engouement à ce sujet.

Le site internet de l’Orient Express propose un menu qui fait lui aussi l’éloge d’un retour aux sources :

L’inspiration du voyage peut être la liberté, l’accueil, l’inventivité, etc et le bond dans le passé est visuel dès la montée dans le train.

Est-ce un retour (onéreux certes) à l’art de prendre son temps ?

« Ralentis, respire, respire » *

Cette envie de décélération se retrouve dans la tendance « slow » : le slow tourisme ou la découverte « douce » d’une destination. Cette pratique consiste à prendre le temps de découvrir une destination, ses habitants, ses coutumes tout en étant le plus possible respectueux de l’environnement.

Il existe beaucoup d’exemples dans ce domaine. Mais j’ai choisi la découverte originale du Beaujolais à dos d’âne. Ce mode de transport permet de prendre le temps d’apprécier ce qui nous entoure.

Le slow tourisme s’inscrit dans une volonté de durabilité, de rencontres et de partages. C’est une forme de tourisme qui peut être intégrée dans beaucoup d’offres et de territoires. Pourquoi ne pas y réfléchir ?

* ça va trop vite. Bigflo et Oli : https://www.youtube.com/watch?v=xpLwLUOAX2s