Une partie des blogueurs arpente Montréal sous un soleil de plomb en ce moment dans le cadre des Premières franco-québécoises du etourisme (#FQ2012). Hier, plusieurs visites ont marqué les esprits, dont deux sites aux expériences enrichissantes : 

– la Vitrine

– la Place des Arts

La Vitrine est le pivot de l’animation culturelle de Montréal. Elle en constitue la vitrine en offrant au public et aux organisateurs de spectacles une billetterie interactive de premier ordre. Un catalyseur, autrement dit un système d’annonce numérique tout en serpentins, relié à deux écrans, un de 4 panneaux et un de 9, et à deux tables tactiles couplées à un comptoir assurant conseils et paiement, permet d’acheter tous les jours des billets, ainsi qu’en dernière minute, dans un rayon de 80 km autour de Montréal. 

Sur certains événements, l’apport de cette institution installée depuis février rue Sainte Catherine, au coeur du quartier des spectacles, assure jusqu’à 30% de la fréquentation de certains événements. L’investissement total dépasse 1,5 millions de $ canadiens et l’équipement en écrans et tables a porté sur 350 000 $. Nadine Gelly, directrice du site, nous a indiqué que les salariés du site, sont eux mêmes des passionnés de culture, voire des artistes. Une réalisation magnifique qui prouve que tourisme et culture peuvent faire bon usage, surtout en recourant à des traitements simples de l’information, point sur lequel Nadine a insisté.

 

La Place des Arts occupe un vaste îlot central, relié par les souterrains qui traversent la ville et permettent aux Montréalais de circuler dans de bonnes conditions en hiver, dans le quartier des spectacles. Reposant sur un partenariat public-privé éprouvé comme savent les construire et les faire durer nos amis Québécois, elle propose 6 salles et peut accueillir jusqu’à 15 000 personnes par jour, pour 1 million par an, ce qui en fait l’un des plus grands centres d’attraction culturelle d’Amérique du Nord. Là, deux points ont particulièrement retenu notre attention : une mosaïque aux éléments changeants, composés de créations et / ou de photographies (Montréal est une ville particulièrement photographiée et résautée dans le web 2.0), ainsi qu’un écran tactile mural et vertical.

Cet écran se présente sous la forme d’un film flexible et peu épais fixé à un mur en verre. Porté par le studio de réalisation de vidéo ARTV, il permet notamment de localiser les événements dans la cité. L’un de ses installateurs sur place nous a indiqué l’intérêt du système et ses limites (vertical, un écran suppose une utilisation plutôt individuelle ; une installation dans une galerie via un rétro éclairage est plus performante qu’en plein soleil…). Une technologie Displax assez intéressante au regard des coûts semble-t-il. 

L’explication en vidéo :

 

Bref, Montréal joue la carte de l’écran total et ses animateurs numériques ont une foi remarquable et une attention particulière à la qualité des usages par les consommateurs et à l’établissement de relations simplifiées avec ceux-ci. Plus c’est plat, plus c’est simple, plus ça marche, un peu comme la géographie des lieux finalement.