Passionné d’activités de pleines natures en tous genres, j’ai le privilège d’habiter depuis bientôt 10 ans un territoire d’exception qui s’y prête à merveille : l’Hérault.
Pour mon plus grand plaisir, dès que j’ai du temps libre, je le sillonne tous azimuts seul ou en famille à pied ou en VTT avec toujours autant d’étonnement tant ses paysages, son patrimoine et son terroir sont riches et variés.
Donc rien de plus naturel pour moi aujourd’hui que de vous présenter une excellente web-série de 5 épisodes intitulée « La Diagonale » qui valorise à merveille l’itinérance douce dans ce département en partant des Montagnes du Haut-Languedoc pour arriver jusqu’à la Méditerranée !

La Diagonale – Épisode 1

La Diagonale – Episode 1

Premier rendez-vous de notre web-série vidéo, voici la DIAGONALE Etape 1.Un tracé de la Salvetat sur Agoût jusqu'aux pieds du Caroux. Le plateau des Lacs, le Saut de Vésoles, Olargues et la vallée du Jaur… nous goûterons aux produits de salaison du Haut-Languedoc. Et sans le savoir nous franchirons la plus mystérieuse des frontières : la ligne de partage des influences océaniques et méditerranéennes.Bref, on va se régaler !Pour en savoir plus sur le tracé, et les spots de cette étape, suivez ce lien : https://goo.gl/Q172vI

Publié par Plaisirs d'Hérault sur jeudi 8 juin 2017

 

Afin de vous dévoiler les coulisses de ce projet vidéo fraîchement déployé, je vous livre l’interview de mon camarade Eric Brendle, le Community Manager d’Hérault Tourisme.
Principal protagoniste de cette web-série, il s’est gentiment et spontanément livré au jeu de l’interview en répondant avec brio et concision à mes questions.

Interview d’Eric Brendle

– Eric, peux-tu présenter en quelques lignes ?

Eric Brendle, je suis le community manager d’Hérault-Tourisme, l’Agence de Développement Touristique de l’Hérault depuis 2011. J’ai donc en charge les réseaux sociaux articulés autour de notre page Facebook « Plaisirs d’Hérault », ainsi qu’une partie des contenus web au sens large.
J’ai la chance d’avoir connu l’Hérault à travers quelques prismes bien différents. D’abord en tant que vacancier régulier, puis pour avoir travaillé pour un réceptif haut de gamme du littoral, au sein de deux offices de tourisme et enfin à l’ADT… les vues se complètent, et c’est souvent un atout dans un poste comme le mien.

– Alors c’est quoi cette Diagonale ? Comment est né le projet ?

La Diagonale, c’est un projet un peu fou, il faut bien le dire…
Hérault-Tourisme s’est penché sur la question d’un support multimédia disponible qui puisse combiner les différents piliers de notre positionnement. Bref au croisement des thématiques qui structurent notre offre.
En équipe, nous avons donc réfléchi au moyen le plus attrayant et intéressant de valoriser nos terroirs, nos sites naturels, les loisirs-nature et notre patrimoine, les grands axes du schéma départemental de développement touristique.

L’idée est donc née de réaliser cette web-série vidéo. 5 étapes pour traverser l’Hérault en diagonal, par les seuls moyens des activités outdoor non-motorisées et sur des tracés officiels. Cette itinérance douce n’est en soi qu’un prétexte pour rallier des spots emblématiques de notre territoire, de notre art de vivre, et surtout pour donner la parole à nos partenaires, à ceux qui font l’Hérault, les acteurs de terrain.

L’Hérault étant un véritable amphithéâtre ouvert face à la mer, avec des paysages vraiment très variés, cette Diagonale nous emmène du nord-ouest au sud-est. Elle débute donc dans les montagnes du Haut-Languedoc, et s’achève au bout de 5 étapes, aux portes de la Petite Camargue, sur le littoral de La Grande-Motte.[1]

Le but final étant de proposer un support séduisant, immersif, au ton convivial, et de développer la proximité qui nous lie à notre audience.
Objectif donc le « déclic », susciter l’envie de découverte. Et si la séduction recherchée est au rendez-vous, en un clic, l’internaute pourra basculer sur une fiche dédiée à chaque étape, sur notre site web, où il retrouvera infos pratiques, liens, et tracé de l’étape via une carto interactive… tous les détails qui lui permettront de partir à la découverte du territoire traversé dans l’étape.

[1] En chiffres, la Diagonale, c’est 291 km, 21 intervenants extérieurs, 1 Parc Naturel Régional, 1 site classé à l’UNESCO, 2 Plus beaux villages de France, 1 Grand Site de France, 1 Opération Grand Site de France, 10 Domaines Départementaux, 6 zones natura 2000, 1 patrimoine du XXe siècle, 3 sites oenotouristiques (+2 interventions oeno ext.), 2 cirques naturels, 3 lacs, 4 fleuves, 8 loisirs nature…

– Quelles ont été les différentes étapes de réalisation (écriture, repérages, tournage, montage…) et sur combien de temps le projet s’est-il déployé  ?

Des étapes, il y en a eu quelques-unes ! Et ça n’a pas toujours été des plus simples.
Si d’emblée, une diagonale nord-ouest / sud-est s’est imposée à nous, nous avons tout d’abord essayé d’imaginer un parcours qui puisse répondre à nos différentes contraintes : repérer les spots incontournables, utiliser des tracés officiels, mailler les différentes activités pour donner un maximum de dynamisme aux vidéos.
Une fois ce gros débroussaillage effectué, nous avons réuni nos collègues pour leur montrer l’intérêt global du projet, mais aussi et surtout pour les y associer, valider ces différentes étapes au regard de l’expertise qu’ils ont de leur thématique, et nous aider à y identifier les professionnels que nous pourrions contacter pour intervenir.

Vu le format des vidéos (5 minutes), il nous était impossible de parler de tout et de tous… Les choix ont parfois été difficiles, mais il fallait les faire. Ces vidéos ne sont donc en rien exhaustives, bien au contraire. Encore une fois, elles ne visent qu’à donner l’envie à l’internaute d’en savoir plus.

Ces étapes validées, nous les avons transmises à notre réalisateur, pour conseils et pour l’écriture d’un script efficace et fluide.
Nous avons ensuite contacté nos partenaires, pour leur expliquer notre projet et leur proposer d’intervenir pour présenter leur activité / territoire / produits… l’accueil a été unanime et enthousiaste. Et ça, c’est déjà un gros succès !

Le projet commence vraiment à se concrétiser quand on se penche sur le calendrier de tournage. Et quand on tourne en extérieur, et a fortiori pour une web-série de promotion touristique, on se retrouve obligatoirement tributaires de la météo. Et même si dans l’Hérault, on a 300 jours de soleil par an, la météo reste une inquiétude. Nous avions donc fixé 3 larges périodes pour enchainer les 5 épisodes.

En parallèle, il a fallu se lancer dans un repérage précis des lieux, des temps de parcours, aller à la rencontre des professionnels intervenant, etc. Un travail qu’il convient de prendre tout particulièrement au sérieux, parce qu’au moment du tournage, c’est la qualité du repérage qui fait gagner un temps fou et une énergie précieuse.

Un énorme travail lié à la logistique a été nécessaire. Fixer précisément les lieux et moments de rendez-vous avec les intervenants, pour optimiser au mieux leur temps et le nôtre. Où se trouver à quel moment, pour quel contenu, comment récupérer le moyen de locomotion suivant, que faire de l’ancien etc.

Et c’est ensuite que tout est lancé… Les journées de tournages se sont enchainées. Contrairement à ce qu’on peut imaginer, ça n’a pas toujours été une simple balade. Les journées sont longues, et quand on a deux minutes pour souffler, il faut palier aux impondérables de terrain (et il y en a toujours), confirmer notre arrivée au prochain intervenant. Ceci dit, il est clair que je n’aurais pas échangé ma place !

Au final, le projet représente un gros mois de préparation à mener en parallèle de nos actions quotidiennes, 3 jours de repérage, 7 jours de tournage. Plus par la suite, tout ce qui touche à la mise en ligne des vidéos, des fiches web, de la création des cartos interactives, à la diffusion, et bien sûr à la promotion de toute la série.

– Avec quel partenaire vidéo avez-vous travaillé ? Quel matériel avez-vous utilisé ?

Depuis la fin de l’année 2015, nous sommes en contact avec David Genestal, de « Carnets de Rando ». David est un influenceur-vidéaste web spécialisé rando (sans doute le numéro 1 en France). Un blog vivant et reconnu, une page Facebook à fortes interactions, une chaîne YouTube… bref, le type même de l’influenceur multi-canal spécialiste de sa thématique, à l’audience engagée. Qui plus est quelqu’un d’efficace, de bons conseil et de souriant. Ça ne gâche rien !
Après le succès des 3 épisodes de Carnets de Rando dans l’Hérault en 2016, nous avons décidé d’accroitre la collection avec 3 nouveaux épisodes en 2017, dont un est déjà en ligne.
Fort de son autre caquette de vidéaste de loisirs-nature, on s’est logiquement tournés vers David pour assurer conseils, tournages et montages de ce projet un peu fou, qui commençait à voir le jour.
Côté matériel, David utilise une caméra Sony FDR-AX33 4K (il a tout tourné en full HD), et on a utilisé en parallèle la GoPro 5 d’Hérault-Tourisme, pour les plans « embarqués ». Rien d’extrêmement recherché ou onéreux, mais le rendu reste de qualité, me semble t’il.

– Quel est-le budget global pour la création des 5 vidéos ?

Pour être parfaitement exact, il y a 6 vidéos. Les 5 épisodes d’un format 5’ à 5’30’’, plus un montage « bande-annonce » d’environ 1’15’’. Le budget global de cette opération a été inférieur à 4 000 € TTC et tout compris. J’insiste sur le tout compris : tournages et montages, bien sûr, mais aussi hébergements, repas, etc.

– Quels sont les retombées et retours que vous avez obtenu suite à la mise en ligne des premiers épisodes ?

Les mises en ligne viennent de débuter. Au rythme d’une par semaine, nous ne sommes qu’au début du processus. Mais d’ores et déjà nous avons pu recueillir quelques réactions.
A l’heure où j’écris ces lignes (entretien réalisé le 16 juin 2017), la bande-annonce et 2 épisodes sont publiés. Respectivement 165.000, 100.000 et 50.000 vues (la dernière vidéo étant publiée hier). L’accueil du grand public est réellement très enthousiaste. Nombreux sont les commentaires encourageants et impatients de voir la suite. Le concept original séduit tout le monde. J’en suis agréablement surpris.

Nous avons également eu quelques messages de collègues d’OT hors de l’Hérault, d’autres ADT, ou de nos voisins du Conseil Départemental. Le projet semble les avoir séduits, et leur donner des idées. Certains ont voulu en savoir plus, et nous ont contactés pour adapter le concept à leur réalité.
Les professionnels et les OT intervenants dans cette Diagonale sont les plus élogieux, avec une très grande satisfaction liée à la qualité de la réalisation, au dynamisme des épisodes, et aux spots présentés. Ce qui prouve, si besoin est, que le choix du réalisateur a été le bon.

En résumé, les retombées quantitatives sont (pour l’instant) au rendez-vous. La barre des 100.000 vues de moyenne est atteinte, et par la même occasion les renvois vers notre site web, et le trafic généré vers les partenaires intervenants sont intéressants.

L’aspect original, inédit de cette Diagonale montre combien Hérault-Tourisme est capable d’innover et en fédérant le réseau des professionnels. C’est une importante marque de confiance de leur part.

– Une anecdote croustillante à nous partager qui s’est déroulée pendant le tournage ?

Depuis le temps qu’on travaille avec David Genestal, une certaine complicité est née. La bonne humeur et le sourire étaient toujours de mise, même si on a connu certaines petites galères. Par exemple, casser la pédale de mon VTT au moment où il reste la partie « Voie Verte » et devoir tourner la fin de l’épisode « sur une jambe »…
Ce que je garderai en mémoire, c’est le tournage de la scène d’ouverture. Je l’attendais depuis longtemps ! Mais je ne la voyais pas tout à fait comme ça. En paddle sur le lac de la Raviège, le 07 avril, avec une température extérieure de 03°C… Il y avait du givre dans la verdure autour du lac. Moi, le frileux, j’ai failli mourir 😉
A l’inverse, l’ascension du Pic St-Loup s’est faite sous un beau « cagnard » languedocien, 36° sans vent. On aura fait le grand écart des températures.

– Pour finir, quelles sont selon toi les grandes tendances Social Media et notamment dans le domaine de la vidéo touristique à suivre et à anticiper dans les années à venir ?

A la vitesse où évoluent les choses, bien malin qui pourrait être sûr d’annoncer ou de prévoir les grandes tendances de demain. Suivre et utiliser à bon escient les possibilités actuelles n’est déjà pas toujours évident…
Néanmoins, je pense qu’on a tendance à négliger l’impact et les possibilités du live. Pas juste en termes de diffusion. Si on ne fait que diffuser, quel intérêt pour l’internaute de voir une vidéo live, par rapport à un léger différé ? Aucun. En revanche si l’internaute peut agir, influencer la vidéo, poser des questions et obtenir des réponses, ça prend une autre dimension. Il y a des possibilités incroyables d’interactions immédiates à creuser. Ça se prépare, ça s’organise etc. Ce n’est pas évident, mais il me semble que la valeur ajoutée de tels rendez-vous pourrait être très importante.
Ce n’est qu’un tout petit exemple parmi les nombreuses innovations et évolutions qui nous attendent dans le domaine du social media.


Pour les curieux qui veulent découvrir l’itinéraire cartographique détaillé de cette diagonale et les autres épisodes de la web-série, c’est par ici !