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Gîtes de France s'émeut de la notation des hébergements
mar 2, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Dans le n°86, hiver 2009, de la revue destinée aux propriétaires de Gîtes de France, on retrouve en page 14 un article s’intéressant à la notation et aux commentaires des hébergements, qui pourraient bientôt concerner les Gîtes de France.
Je me permets ici de vous en citer quelques extraits, et de les commenter à chaud.
Après une introduction présentant le sujet, l’auteur nous informe que “Lors de nos recherches pour cet article, nous avons pu déposer un avis sur un site pour un hôtel où nous n’avons jamais séjourné !”.
Il est vrai que de nombreux sites d’avis n’offrent aucun contrôle de ce point de vue. Nous nous étions d’ailleurs fait l‘écho de ces possibles tricheries dans ce billet. Le fait est que, comme de nombreux services 2.0, ces sites visent à tirer parti de l’intelligence collective (comme l’illustre l’encyclopédie en ligne Wikipedia). Les inepties, faux-positifs et faux-négatifs sont généralement rapidement contredits par de vrais vacanciers, ayant à coeur de rétablir la vérité, et c’est ainsi que s’auto-contrôle le web social. Point de détail, mais les illustrations choisies pour l’article ne sont de ce point de vue guère appropriées puisque Venere collecte les avis via un formulaire envoyé par email à ses clients après leur séjour, tandis que Vinivi a fait de la vérification humaine des avis déposés et de leur véracité l’un de ses principaux arguments commerciaux vis-à-vis de ses concurrents.
“Pourquoi deux avis sur le même hôtel peuvent-ils être opposés ?”
Au-delà d’une preuve tangible du manque de fiabilité, c’est peut-être parce que chaque séjour est une expérience différente, vécue par des personnes différentes, accueillies dans des conditions différentes ??!! Les sites de recueils d’avis ont d’ailleurs été les premiers suffisamment intelligents pour estimer que la perception de la qualité d’un hébergement est différente selon que l’on voyage en couple, en famille, ou pour affaires, que l’on soit senior ou jeune avec un petit budget.
L’auteur y va de son petit conseil aux utilisateurs : “il faut toujours rechercher plusieurs avis dans plusieurs sites sur le même hôtel, recouper les informations, se fier prioritairement aux sites connus et reconnus souvent d’ailleurs liés aux sites de reportages touristiques ou aux guides touristiques historiques”.
Si le premier conseil peut sembler perspicace, les commentaires du billet précité, ainsi que de nombreux papiers et reportages nous ont par ailleurs alertés sur les contenus des guides touristiques historiques. Les audiences de sites tels que Tripadvisor, Zoover, Vinivi, Trivago et autres leur donnent aujourd’hui une légitimité plus forte que celles des pigistes de ces guides, ou même des classifications, labels et autres, pour de plus en plus de touristonautes.
“Nous sommes fichés !”
“Ces nouveaux services dus au web 2.0, […], ont un côté très désagréable. N’importe qui peut poster n’importe quoi sur tout le monde, mais surtout sans en informer le principal intéressé.”
Incroyable, on nous a changé notre bel internet, et n’importe quel abruti disposant d’une connexion et d’un ordinateur peut venir mettre la pagaille dans notre communication ! Le modèle d‘éditeurs poussant du contenu vers de gentils internautes lecteurs béats serait donc révolu ? Une bien belle découverte que partage là l’auteur avec l’ensemble des Gîtes de France. On notera qu’il relève la nécessité de veiller sur son e-réputation, et pourquoi pas même, soyons fou, d’intervenir dans ces discussions, comme vous y invite par exemple Tripadvisor. L’illustration ci-dessous vous donne la main en tant que propriétaire pour intervenir sur votre fiche, veiller sur les commentaires, vous en servir comme d’un outil marketing !

“Il est évident que les photos transférées sont très souvent prises par les hôtes eux-mêmes, que ces clichés ne mettent pas toujours votre maison à son avantage. Dans tous les cas, aucune autorisation de publication n’a été demandée. le fonctionnement d’internet fait fi des réglementations de droit à l’image”.
Je connais quelques gestionnaires de destinations, voire des relais départementaux qui vont s‘étouffer à la lecture de la première phrase, la plupart relevant que les clichés fournis par les propriétaires eux-mêmes ne sont pas toujours à la hauteur. Effectivement, l’ensemble des ces sites encouragent les vacanciers, au-delà de leurs commentaires, à publier des photos, des vidéos. Sachez aussi qu’on les retrouvera chez Google, et notamment dans Google Maps, qui constitue quasiment un mini-site avec vos informations (si vous avez pris la peine de vous y référencer ; si vous ne l’avez pas fait, peut-être qu’un vacancier l’aura fait pour vous !). Et rendez-vous compte, ce vacancier qui auparavant ne montrait ses photos que dans la plus stricte intimité de son salon va aujourd’hui les publier sur des sites d’avis ! Pourquoi pas sur Facebook tant qu’on y est !? Les usages des internautes évolueraient-ils plus vite que la compréhension des enjeux inhérents par nos députés et sénateurs ?
“Combattre le mal par le mal”
J’aime beaucoup ce sous-titre du paragraphe de conclusion !? Que la Force soit avec toi jeune Padawan des Gîtes de France, car tu as du travail ! Mais je crains que tu n’aies déjà basculé du côté obscur du web…
“Ne faut-il pas le maîtriser et proposer au sein de Gîtes de France une possibilité de notation et/ou de dépôt de commentaires, contrôlés, modérés, et surtout publiés avec information du propriétaire ? Individuellement et collectivement les Gîtes de France doivent réfléchir rapidement à la création d’outils interactifs, où les propriétaires gardent une maîtrise des commentaires parus”.
Il semble en effet intéressant de réfléchir en amont à ces sujets pour Gîtes de France, tant qu’il en est encore temps. Faut-il pour autant réinventer le fil à couper le beurre (et surtout faire le beurre d‘éditeurs informatiques) ? Et à votre avis, quelle crédibilité pour des commentaires modérés, maîtrisés par les propriétaires ?
L’inquiétude vis-à-vis de ces outils est compréhensible. La nécessité de veille indéniable. Il n’empêche que 80% des avis sont positifs, illustrant le fait que l’opinion véhiculée sur ces sites se rapprochent probablement de la vérité, c’est-à-dire 20% de mauvaises prestations, commentées et notées comme telles !
Pour connaître le dynamisme de nombreux relais départementaux, sur internet en général, et dans le web social en particulier, ainsi que l’ouverture sur ces sujets de Yannick Fassaert, Président de la Fédération Nationale des Gîtes de France, je dois avouer avoir été très désagréablement surpris par cet article, qui, je l’espère, n’engage que son auteur (auprès de qui je m’excuse par avance pour l’avoir un peu brocardé, mais à chaud, … cela m‘énerve trop ; et à froid, je ne vous servirais que du tiède… Le sujet est trop important, de même que l’audience de cette revue – 46 000 exemplaires -).
Espérons que le n°87, version printanière, saura faire éclore des perspectives et visions moins maussades et rétrogrades sur l‘évolution du web, au grand bénéfice des propriétaires lecteurs de ces articles.
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Commentaire [14]
TonTrip : un réseau social entre voyageurs et promoteurs !
fév 22, 06:00 par Mathieu Bruc
Dans son exhaustif panorama des sites communautaires de voyageurs ,Stéphanie nous annonçait avec enthousiasme le lancement de TonTrip.com !
Et bien c'est en ligne ! Enfin presque… Puisque tontrip.com est la version française de tripsourcing.com déjà fonctionnel en version « béta ».
Les puristes de Molière devront donc prendre leur mal en patience avant de pouvoir accéder à TonTrip mais peuvent déjà créer leur compte sur TripSourcing puisque les données seront communes aux 2 domaines.
TonTrip est donc un réseau social de voyageurs pour la préparation d'itinéraires (ou « trip ») et qui se propose de réunir en plus sur une même « place de marché » tous les intervenants du tourisme : les résidents, les guides de voyages en ligne, les experts et les entreprises touristiques.
Je suis un voyageur ?
Chaque voyageur va pouvoir formuler son itinéraire en recherchant les POI (attraits ou points d'intérêts touristiques comme les hébergements, restaurants et activités) sur le web, au sein d'une boutique virtuelle de POI ajoutés par la communauté ou encore recevoir des suggestions par cette dernière.Pour ce faire, une monnaie virtuelle est en circulation, lorsqu'un voyageur s'inscrit sur TonTrip, il reçoit 200 « dollotrips » (2$) et peut accumuler d'autres « dollotrips » en participant activement à la communauté : inviter des amis, ajouter un attrait inexistant sur le site, voter et recevoir des votes sur les attraits, et principalement en suggérant un attrait dans un itinéraire.
Je représente une DMO (organisme touristique) ou une entreprise ?
Les DMO vont pouvoir construire des itinéraires de voyages, les publier dans la boutique et ainsi faire la promotion d'une région ou d'un circuit touristique. Les voyageurs pourront alors consulter et acheter ces itinéraires au coût de 200 dollotrips (2$).La question abordée précédemment par Jean-Luc « faut-il travailler avec le privé » se pose une nouvelle fois avec comme argument souvent avancé : « le contenu de l'information fabriqué et collecté par les organismes publics touristiques locaux n'a pas a être abandonné au privé… ».
Dans la communauté de TonTrip chaque voyageur est considéré comme un média local et tout un chacun peut finalement faire la promotion des hébergements, restaurants, activités et lieux touristiques de sa région. Le niveau de contribution des DMO sera certainement une des premières problématiques à laquelle sera confronté TonTrip et qui pourra certainement trouver réponse dans la visibilité d'une DMO et d'une rémunération… en dollotrips bien entendu.
Quant aux professionnels, à l'image de Local Businness Center (GoogleMaps), ils pourront prendre possession de leur POI et bénéficier de services supplémentaires pour la promotion de leur activité (photos, vidéos, e-coupons, statistiques, etc.). En étant référencés sur le site, ils pourront aussi rentrer en contact direct avec les voyageurs pour échanger sur les forums ou conclure des réservations.
Un concept gagnant-gagnant !
Cet écosystème dans lequel chacun va profiter des avantages de Tontrip.com concourra à la planification en « coopétition », un fonctionnement bien adapté aux réseaux sociaux.Les fondateurs Guillaume Gosselin et Chantale Villeneuve travaillent ardemment au lancement de TonTrip.com (et plus globalement depuis 3 ans sur ce projet). Ils en sont à implanter plusieurs éléments mentionnés ci-dessus alors ne soyez pas surpris si vous ne retrouvez pas toutes les fonctionnalités , vous pouvez suivre les évolutions depuis le compte Twitter @tontrip ou depuis le blog (qui traite également des tendances du tourisme).
Alors prêts à aider la communauté de voyageurs dans la préparation de leurs « trips » ?
Vous pouvez déjà créer un compte sur la version béta de tripsourcing.com et vous familiariser avec le site avant l'ouverture officielle de TonTrip !
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Les Ch'tis et les réseaux sociaux
jan 27, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Le CRT du Nord Pas de Calais affiche désormais fièrement, en haut de sa page d’accueil, les logos Twitter et Facebook. On retrouve d’ailleurs en bas de page des invitations plus détaillées à rejoindre ceux deux réseaux, modestement composés de 548 fans et 212 abonnés pour l’instant.
On remarquera néanmoins un effort notable dans l’alimentation régulière de l’un et l’autre, Twitter alimentant par ailleurs la page Facebook, comme en attestent les “hashtags” dans les messages.
Alors vous me direz, OK, un de plus qui se lance dans le web social, rien de neuf sous le soleil. Mais ce qui a attiré mon attention, c’est le message invitant à rejoindre un autre groupe sous Facebook, sobrement intitulé “UN PARISIEN A DIT QUE JE POUVAIS PAS REUNIR 200 000 chtis EN MOINS DE 48H” et illustré par une canette de bière.
Créé mi-janvier, a priori par trois personnes cumulant à peine 500 amis, ce groupe n’a pas tenu toutes ses promesses, puisqu’il lui a presque fallu une semaine afin de réunir un peu plus de 205 000 membres !!! Evidemment, ça fait causer dans le landernau et dans le poste, et l’objectif est aujourd’hui de rassembler un million de Ch’ti et assimilés.
Cela montre encore une fois que les démarches “identitaires” sous FB (rien à voir avec le débat national…) rencontrent un succès particulièrement impressionnant, et pose aussi question quant à nos angles d’attaque, et/ou notre capacité à susciter l’expression des internautes dans nos espaces.
Qu’en pensez-vous ?
Animer une Fan Page sur Facebook pour promouvoir sa destination
jan 22, 06:00 par Mathieu Bruc
Facebook réunit désormais plus de 40% d’internautes Français !
Voilà une information qui vient à point nommé pour mon 1er article sur etourisme.info ! En effet, depuis le 11 janvier, selon Marshable France, le site communautaire Facebook a franchi la barre des 15 millions d’utilisateurs actifs en France (c'est-à-dire ceux ayant utilisé leur compte dans les 30 derniers jours). Un chiffre à relativiser avec le générateur de publicités de Facebook indiquant pas loin de 15 millions de Profils en France (tous âges confondus) mais sans préciser s’ils sont bien actifs.

Ceci dit, en nombre d'utilisateurs Facebook se place encore loin devant le populaire et médiatique Twitter qui laisse entrevoir un fort potentiel de développement avec 128 000 utilisateurs actifs en France (Source : By Sysomos Inc. – Janvier 2010).
Un « Profil » pour les individus, une « Fan Page » pour les organismes.
Au vu de ces chiffres, Facebook apparaît aujourd’hui comme un média incontournable notamment pour la promotion de son activité ou celle d’une destination. On assiste d’ailleurs régulièrement à l’arrivée de nouveaux organismes du tourisme sur le site avec une stratégie parfois risquée. En effet, on ne rappellera jamais assez (n’est ce pas Ludovic :-) que selon les règles d’utilisation de Facebook : « Les Profils Facebook sont prévus pour représenter des individus. Aucun organisme, quelle que soit sa nature, n’est autorisé à posséder un compte à son nom ».
Rien à voir avec le tourisme mais pour ces mêmes raisons, la respectable Fondation Abbé Pierre a ainsi été délogée fin 2009 par un modérateur de Palo Alto certainement peu soucieux de ce que pouvait représenter l’association outre-Atlantique et vraisemblablement averti par un système d’alerte suite aux centaines d’ajouts « d’amis » considérés comme suspectes par le site en peu de temps.
Autrement que pour la rime,
entre vie privée et vie publique,
il n’y a qu’un clic !
On comprend aisément qu’avec un développement aussi exponentiel, il devient de plus en en plus difficile, voire impossible pour Facebook de contrôler l’utilisation qui est faite de leur site même avec ces systèmes d’alertes bien peu suffisants face aux millions voire milliards d’interactions quotidiennes. D’autant qu’aujourd’hui, malgré la bonne volonté des utilisateurs, les innombrables fonctionnalités de Facebook et les nombreuses applications tierces en font une véritable « usine à gaz » pour les néophytes comme pour les plus avertis...
Sur Facebook, entre vie privée et vie publique, il n’y a désormais qu’un clic ! En effet même Mark Zuckerberg, le jeune patron de Facebook, s’est fait piéger par les nouveaux paramètres « de confidentialité » du site en rendant près de 300 photos subitement publiques depuis son compte, dont certaines pouvant être considérées comme compromettantes dans un contexte professionnel. Un comble suite à une refonte permettant justement de régler plus précisément les paramètres de confidentialité! Soit dit en passant les associations de défense de la vie privée jugent cette nouvelle fonctionnalité trop compliquée pour les utilisateurs et cette mésaventure ne leur donne pas tellement tort (Source Le Monde).
Avec un « Profil », vous pouvez facilement accéder à des informations privées de vos « amis », la plupart des Facebookers n’ayant pas (encore) conscience d’ouvrir la porte de leur vie personnelle à n’importe quel « Ami », bien attentionné… ou pas ! Et de la difficulté de Facebook de se développer en toute souveraineté dans certains pays où les droits des utilisateurs et la protection de leurs données personnelles sont strictement légiférés.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Ainsi pour la promotion de sa destination et afin d’éviter de rentrer en conflit avec les règles d’utilisation de Facebook au risque de se voir fermer son compte définitivement avec tout le travail d’animation réalisé en amont (dont les « Fan Page » administrées avec ce Profil, sic !) il est préférable d'associer une « Fan Page » avec un administrateur faisant référence à un « Profil » d'individu, voire même un « Profil Entreprise » qui donne accès seulement à la « Fan Page » et à aucune autre fonctionnalité du site. Vous y gagnerez au change, la « Page Fan » reste plus adaptée pour les professionnels en donnant accès à de nombreuses fonctionnalités qu’il est impossible d’utiliser via un « Profil » (applications, statistiques des interactions, gestionnaire ciblé de publicités, etc.). Certainement que toutes les évolutions pour une utilisation professionnelle de Facebook se feront avant tout au niveau des « Fan Page ».
Sans être pour le moment alarmiste et ne pas jeter la pierre (j’admets volontiers que la lisibilité des possibilités et règles sur Facebook n’est pas toujours très claire et en perpétuelle adaptation) on peut légitimement penser que tous les organismes qui utilisent un « Profil » pour la promotion de leur destination pourraient bien connaître un jour le même sort que la malheureuse Fondation Abbé Pierre.
D’autant que depuis la semaine dernière, la fonction « Mark You Don’t Know » serait en béta test pour certains utilisateurs afin de dénoncer en un clic les « faux amis » (ceux qui font des demandes d’ajouts intempestives). Et dans le même but, les modérateurs de Facebook pourraient être soutenus prochainement par un « Facebook Community Council » composé d’utilisateurs comme vous et moi pour évaluer la conformité des contenus selon plusieurs critères (Source Marshable).
Et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ! Chez Palo Alto on se souciera guère de fermer quelques centaines de « Profils » d’organisations touristiques « frauduleux », une paille parmi les désormais 15 millions d’utilisateurs en France voire beaucoup plus d’ici peu.
Pour vous lancer dans votre « Fan Page » et parce qu’il est sans doute plus compliqué de fédérer des « Fans » que d’ajouter des « Amis » (quoique les « Applications » peuvent se révéler très concluantes à cet effet) je vous conseille pour démarrer de lire l’article de Jean-Luc (de fin 2008 mais toujours d'actualité) et par ailleurs ces 25 conseils, de bonnes bases pour faire des émules de votre destination touristique tout en évitant les foudres de Facebook !
Le must c’est qu’avec plus de 100 Fans, vous pourrez-même personnaliser votre adresse sur Facebook (ex: www.facebook.com/madestination) ce qui vous permettra de communiquer plus facilement auprès de vos touristonautes© mais aussi profitable pour le référencement à l’heure du web « temps réel » dans lequel vont progressivement piocher les moteurs de recherches et avant de vous faire subtiliser votre extension par un cyber squatteur 2.0.
Pour finir le top 50 des Pages Facebook d'entreprises qui peuvent être sources de bonnes idées dans le tourisme pour séduire vos prochains Fans !
Facebookez-bien, animez-bien !
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Bien optimiser ses vidéos pour le référencement
jan 13, 07:00 par Stéphanie Giraud
La vidéo s’étant largement démocratisée, Pierre le rappelait récemment : « 1 milliard de vidéos visionnées chaque jour sur Facebook, 79 vidéos vues par mois et par internaute sur Youtube en septembre 2009 (source ZDnet/comScore)…, la vidéo est un support incontournable pour apporter une information vivante et humanisée à nos touristonautes », un support clé en termes de stratégie de contenu et de référencement.
Jean Luc évoquait ainsi les nombreuses réalisations qui ont vu le jour ces derniers mois. Les organismes locaux de tourisme qui ont créé des chaines sur Youtube ou Dailymotion sont nombreux, avec des styles différents.
Aux Etats-Unis, You Tube est le 2ème moteur de recherche le plus utilisé, devant Yahoo ou Bing (comScore). Une stratégie de présence n’y est donc pas à négliger.
Ce billet est une synthèse de l’article 10 SEO tips for YouTube.
L’optimisation de vos pages You Tube/Dailymotion nécessite de suivre les mêmes règles que pour n’importe quel autre projet d’amélioration du référencement naturel ; En se basant sur les 3 éléments essentiels : contenu / lien / structure du site.
Même si vous n’avez pas d’emprise sur l’architecture de la plateforme qui héberge vos vidéos, des opportunités existent pour optimiser votre contenu, améliorer la popularité vos pages.
Les conseils à venir vous aideront à optimiser vos pages pour les rendre les plus faciles à trouver, ce qui vous ne dispense pas de proposer des vidéos de qualité, suffisamment réussies pour que les internautes aient envie et plaisir à les visionner ;-).
Le texte accompagnant la vidéo est capital, les mots clefs caractérisant votre film doivent y être disséminés.
You Tube/Dailymotion génèrent automatiquement des meta tags pour chaque page. Le nom de la vidéo fait ainsi office de balise titre.
Les conseils :
- Incluez des liens vers votre site dans les pages (chaine et profil) partout où cela est possible tout en réfléchissant où vous souhaitez conduire le trafic. Orientez aussi les membres vers votre profil Facebook et Twitter ou sur des landings pages.
- Ajoutez les mots clés pertinents dans le titre de la vidéo, le titre est très important pour les moteurs, il est à considérer que la plupart des internautes utilisent le mot clé “vidéo” lors de leur recherche.
- Pour chaque vidéo, rédigez une unique description incluant une URL qui sera placée au début : le lien sera donc visible même si la description n’apparait pas entièrement. Les mots clés doivent être aussi ici particulièrement bien choisis.
- Donnez à disposition, si possible, une retranscription de la vidéo. Située dans la description, elle aidera les moteurs à appréhender le contenu de la vidéo (puisque le contenu en lui-même de la vidéo est invisible pour les moteurs).
- Employez à bon escient l’espace disponible au dessus de la vidéo : insérez liens, notes, descriptions… par exemple une incitation à devenir fan de votre page sur Facebook.
- Taguez la vidéo avec les mots clés appropriés.
- Encouragez la participation. Pour chaque vidéo, des options de partage sont offertes, ne les désactivez pas !
- Ajoutez votre logo sur vos vidéos.
- Personnalisez les vignettes miniatures, cela en impactera le taux de lecture, de clic.
- Restez informé grâce à YouTube Insights permettant d’obtenir des statistiques sur les vidéos mises en ligne (informations sur la localisation géographique des internautes ayant consulté une vidéo, popularité de cette dernière en fonction de la zone géographique et de la période de consultation).
Un exemple de bonne pratique : College Humor
A lire, pour compléter, cet article du blog Kinoa accompagné d’une infographie résumant les différents points abordés.
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Destinations et industrie touristiques
jan 12, 06:00 par Philippe Fabry
J’aimerais revenir sur les rencontres du etourisme 2009 et plus particulièrement l’intervention de Claude Bénard sur la commercialisation. Je vous laisse le soin de relire sa présentation excessivement riche en informations et d’écouter l’interview de Claude (retenez bien le multicanal, il n’y a que ça de vrai !).
Quelques idées sont néanmoins à souligner sur la place des organismes de gestion de destination (Destination Management Organization – DMO en anglais), ou plus simplement les institutionnels du tourisme. Dans les différents commentaires des professionnels présentés par Claude, on voit bien que la problématique centrale est sur la manière de valoriser un territoire et de présenter autrement l’offre. La notion d’aide, les planificateurs de voyages par exemple, est en filigrane. Comment offrir du conseil dans la jungle des offres ? Comment apporter du service en ligne, bref comment se démarquer des agences en ligne ?
L’industrie touristique offre des opportunités réelles de partenariats entre institutionnels du tourisme et les opérateurs par exemple. L’industrie en ligne est complexe, peu peuvent se permettre d’y aller seul ou de maîtriser toute la chaîne touristique. Le fameux partenariat public privé (PPP) va trouver vite son sens. Les agences en ligne n’ont pas par exemple les moyens de disposer d’une information touristique de qualité. A l’inverse les institutionnels touristiques ont une bonne connaissance de leurs territoires. Ne peuvent-ils pas devenir des “fournisseurs” de contenus qualifiés ?
L’idée est que les organismes de gestion de destination doivent s’ouvrir à une distribution de leur contenu vers d’autres sites et d’autres écosystèmes. Il faut donc penser multicanal et ne pas s’enfermer comme le souligne Claude Bénard dans une logique en “silo”. Les contenus ne doivent pas être visibles que sur les sites des DMO.
Cela n’est possible qu’à partir du moment où on respecte des normes pour les données touristiques. C’est le cas d’Open Travel Alliance pour l’industrie anglo-saxonne, XFT en France afin de permettre la communication entre les systèmes : interopérabilité, agrégation des contenus…
Claude a développé aussi la problématique des réseaux sociaux et des contenus générés par les utilisateurs. Bref le Web 2.0. On en parle beaucoup ici, mais c’est une vraie dynamique mondiale qu’il faut prendre en compte dans sa stratégie et ses actions emarketing avec un marketing plus participatif. L’exemple de l’Autriche est intéressant car ce pays se positionne comme un “content broker”, c’est-à-dire en fournisseur de contenu pour la destination et alimente différents sites Internet et partenaires. L’Autriche propose un environnement pour favoriser les conversations et la création de contenus par les Internautes en s’appuyant sur une base d’informations qualifiées et surtout “contextualisées”. Inversement l’Autriche n’hésite pas à reprendre des contenus venant d’autres sites Web.
Le Tarn, un cru 2.0 09 de qualité, 2010 tout en mobilité !
jan 8, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Lors des dernières Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, nous avons distingué le CDT du Tarn pour sa stratégie concernant les usages et outils 2.0.
Ce Trophée récompense un investissement de longue date sur le sujet, matérialisé par l’implication de plusieurs salariés au sein du CDT, dont un spécifique sur ces nouveaux outils.
Certes, on y retrouve, comme sur de nombreux sites dorénavant, la batterie impressionnantes des logos/services incontournables :
- Tripadvisor et ses commentaires,
- la page et les groupes Facebook (et non le profil, qui doit être personnel et physique, répétons-le encore une fois !)
- les albums photos sous Flickr,
- les vidéos sous Youtube et Dailymotion,
- les brochures sous calaméo,
- les carto Google Maps, dont celle sur le mini-site balade et randonnées
…
Mais au-delà, c’est bien une stratégie de communautés et de d’appel à la participation qui trouve ici son expression, comme en témoignent la création du blog des ambassadeurs il y a quelques années qui trouve son prolongement dans un groupe Facebook, ou encore l’initiative conjointes de quatre salariées de monter un groupe “Coups de Coeur des Mamans du Tarn !”.
Alors certes, reste à concrétiser en termes de participation plus actives des touristonautes (notre problème à tous), mais la toile est bien tisser, les objets éparpillés, la sensibilisation et l’information des prestataires et institutionnels locaux actives (en atteste la tenue depuis 7 ans maintenant des Rencontres Tourisme & Internet du Tarn). Nombreux parmi eux utilisent eux aussi ces outils du web, récupèrent les flux RSS, ressources photos et vidéos mises à disposition par le CDT pour promouvoir leur région.
Et cette fin d’année 2009 a été l’occasion pour le CDT de réfléchir à la mise en oeuvre pour 2010 à la présence en mobilité, avec l’accompagnement d’un prestataire sur une formation action rassemblant sur quatre jours élus, direction et techniciens. D’ici la saison estivale, vous devriez donc pouvoir télécharger une application iPhone, mais aussi surfer sur un ou deux sites mobiles pour connaître les derniers bons plans, vous orienter et effectuer divers parcours touristiques, connaître l’actualité ou encore sélection une prestation, une activité.
Tourisme Montréal : le virage 100% Web
déc 24, 06:00 par Philippe Fabry
Aux Rencontres du etourisme de novembre dernier, Guy Raffour évaluait à 7 milliards les ventes effectuées directement sur Internet, et à 10 milliards d’euros les ventes “générées“par la recherche en ligne. Ce sont plus de 160 millions d’Européens qui ont préparé leur voyage en ligne en 2008, et près de 90 millions ont réservé au moins une prestation en ligne.
Bref le consommateur utilise désormais de manière importante Internet pour préparer ses vacances. Il est indispensable d’affecter une part de plus en plus croissante de son budget de promotion à Internet. On constate un léger retard en la matière en France… En avril 2009, Tourisme Montréal avait retenu mon attention en annonçant consacrer 100% de ses budgets pub à Internet.
Le 25 novembre 2009, Infopresse a organisé une conférence sur Stratégie et créativité web – Comment développer des sites web efficaces et créatifs ?, où Emmanuelle Legault, directrice, communications et publicité, de Tourisme Montréal, et Anik Decoste, directrice des contenus de Sid Lee, ont présenté la stratégie web de Tourisme Montréal.
Je vous laisse regarder la vidéo, mais on peut noter :
- La campagne web 2.0 n’est qu’un élément de la stratégie web. A noter les taux excellents de transformation de 30 % des bannières. On ne voit pas cela souvent !
- Accepter que sa communication vous échappe, le fameux “lâcher prise”. J’ai beaucoup aimer la remarque d’Anick Decoste, “une stratégie bouddhiste”.
- L’augmentation de la fréquentation du site web 12 %. Cela permet de rappeler que l’objectif d’une bonne stratégie web 2.0 est aussi de faire converger vers le site web de la marque.
- La campagne web avec les 5 bloggeurs de Montréal qui véhiculent le message de la ville.
- “Plus personne ne veut être un touriste”. Il recherche des “expériences authentiques à saveur locale”. Le site web en est déjà une manifestation car il joue sur l‘émotion et le rêve. Je pense par exemple aux vidéos dès la page d’accueil.
- Il faut oublier les outils. Une bonne stratégie web, c’est avant tout des contenus de qualité et authentiques comme le rappellent les 2 conférencières. La fameuse expression de Jakob Nielsen “Content is King” (le contenu est roi) disait déjà ça il y a quelques années, et c’est ce que recherche en majorité l’internaute.
- Bon visionnage, car le contenu mérite de s’y attarder ! ;-)
- Et merci à Paul Arseneault de Réseau de Veille en Tourisme pour m’avoir envoyé la vidéo. Si vous ne connaissez pas encore, c’est l’occasion de découvrir l’excellente veille de nos amis Québécois.
Anik Decoste et Emmanuelle Legault – Tourisme Montréal: Une stratégie 100% Web from Infopresse on Vimeo.
Organiser un concours photo sur Facebook
déc 15, 06:00 par Jean-Luc Boulin
Cévennes Tourisme dont tout le monde connait le dynamisme sur le web 2.0, notamment par le dynamisme de son chargé de mission etourisme Mathieu Bruc nous vient de réaliser une belle opération sur Facebook.
Le concept est ordinaire : il s’agit d’un concours photos.
Objectifs : apporter de la visibilité à la destination en hors saison, thématiser les lots pour suggérer des prochaines idées de séjour, et aussi disposer des droits d’utilisation des photos.
Rien que très classique me direz-vous. Mais le concours a été monté sur Facebook, grâce à l’ouverture d’une Page Facebook dédiée au Jeu Concours.
Il fallait être Fan de la Page pour déposer une photo de vacances en Cévennes, le joueur est ensuite invité à “Recommander la Page” à ses amis (effet de viralité recherché) pour qu’ils puissent voter pour sa photo (ou d’autres) simplement en cliquant la fonction “j’aime” sur Facebook.
Les photos gagnantes étaient celles qui remportent le plus de “j’aime”. Simple mais efficace !
la vidéo annonce du concours
Les résultats sont éloquents : près de 700 Fans en 3 semaines, 55 photos déposées, plus de 1000 votes et 325 commentaires. Les 15 gagnants ont été désignés vendredi dernier, leur photo mise en avant, et les commentaires continuent d’affluer.
L’opération n’aura pas couté grand chose : 200 euros pour le dépôt du règlement du jeu auprès d’une étude. Les lots d’une valeur de 1500 euros ont été apportés par les professionnels. Il a fallu par contre un investissement interne important pour l’organisation et la préparation du concours , la rédaction du règlement, les choix techniques, l’animation du concours, etc.
A noter un facteur de succès intéressant. Il n’y a pas de rupture dans le processus du jeu : souvent Facebook est utilisé comme un support de promotion d’un jeu concours qui se passe sur un site externe, ici le jeu concours est principalement promu sur Facebook et se déroule exclusivement sur Facebook
Nous suivrons avec attention une autre opération de concours photo sur Facebook actuellement menée par le CRT Alsace : Noël en Alsace est une page facebook qui regroupe pas moins de 11 365 fans, et le concours photo a plus de 140 participations à ce jour. Ici, les photos sont envoyées par email, mais la règle du concours est la même.
Moteur... silence sur le plateau... et ACTION ! Mon OT passe à la vidéo demain !
déc 11, 04:53 par Pierre Eloy
1 milliard de vidéos visionnées chaque jour sur Facebook, 79 vidéos vues par mois et par internaute sur Youtube en septembre 2009 (source ZDnet/comScore)… le contexte est posé, la vidéo est un support "incontournable" pour apporter une information vivante et humanisée à nos touristonautes.
Nous avons souhaité vous présenter l’initiative de l’office de tourisme de Thionville en Lorraine qui a réalisé quelques visites de la ville en vidéo. Ce qui nous a plu dans cette expérience, c’est l’aspect humain valorisé par la présence de collaborateurs de l’office de tourisme qui sont devenus les acteurs de ce "Road movie" :
Nous avons posé quelques questions pratiques à Jennifer, que vous retrouvez sur cette vidéo, en espérant vous donner quelques bonnes idées simples et concrètes.
Quelle est l’origine du projet ?
Le centre Le Lierre réalise des "vidéos témoignages" de la vie dans les quartiers de Thionville en s’appuyant sur les expériences passées des habitants, leur vécu. Là, ils ont eu l’envie de réaliser un petit film qui situe la ville historiquement pour consolider un sentiment d’appartenance à la ville par delà les différences des quartiers entre eux.
Quelle est la méthodologie mise en place ?
Quelques fiches, une trame éditoriale rédigée et… Action, ça tourne ! On se balade en ville, le cadreur cherche le meilleur angle de vue et les prises se succèdent jusqu‘à en avoir deux bonnes. Le scénario du Thionville historique s’appuie sur la pratique des guides de l’office et le film des basses terres sur un travail de compilation des données fournies par les archives de la ville.
Le partenariat avec le centre Le Lierre est-il payant ?
C’est un bon partenariat. D’un côté, le centre prend en charge les frais de tournage (le temps de recherche préalable, le temps nécessaire à la réalisation du film, le temps de montage et de validation du document ), de l’autre l’office met à disposition le guide pour la durée nécessaire. Le centre garde les droits des films, mais l’office peut utiliser la vidéo.
Combien de temps cela a-t-il demandé ?
L’écriture des textes et les prises de vue ont demandé quelques heures pour la rédaction de la présentation sur les Basses Terres le sujet étant déjà connu et une matinée pour le tournage. Pour le thionville historique, deux demi journées de tournage, et bien sûr le temps de montage qui n’est pas à sousestimer.
Quelle utilisation faites vous de ces vidéos ?
Ces vidéos sont publiées sur monquartier-maville.blogspot.com en attendant la création d’un wiki Thionville (en construction par le centre Le Lierre), où elles serviront de matière à des rubriques informatives sur la ville. Des contraintes techniques nous limitent pour l’instant pour insérer cette vidéo sur notre site Internet mais cela est en projet à court terme. Enfin, les vidéos sont sur Dailymotion et prochainement sur Youtube.
Un grand merci à Jennifer de l’office de tourisme de Thionville, pour cet échange. Un exemple concret de collaboration locale entre des passionnés du multimédia et des professionnels du tourisme. Il n’est pas toujours nécessaire de commencer sa prospection par Spielberg ou Woody Allen, regardez déjà sur votre territoire si des clubs multimédia, des passionnés amateurs peuvent vous aider à vous lancer dans la "bulle Vidéo".

