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L'information en mobilité passe par la connexion !
mar 4, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Jean-Luc, hier encore, attire notre attention sur l’information en mobilité, que vous avez d’ailleurs d’ailleurs plébiscité lors de notre sondage sur les faits marquants de l’etourisme pour 2010.
La loi nous oblige à créer des versions accessibles pour les personnes handicapées, le marché nous contraignait à développer des versions en langues étrangères, et aujourd’hui à prévoir des sites ou applications accessibles en mobilité. Que de coûts supplémentaires pour le web, et de coupes sombres à opérer sur d’autres budgets !
La difficulté majeure consiste encore à l’accès à ces informations. Tout comme l’internet a peiné à démarrer avant une réelle couverture du territoire en Adsl, le mobile aura encore un peu de mal à s’imposer avant que la couverture en 3G et wifi ne soit davantage déployée sur nos territoires.
Plus qu’une opposition Applications iPhone, Androïd ou autres vs. web app ou site mobile, il s’agit aujourd’hui d’avoir une réflexion sur la mise à jour des données mises à disposition en mobilité, la couverture de son territoire, et l‘équipement, les usages de sa clientèle.
Peut-on fournir des données statiques, et donc à travers une application, permettre à n’importe quel touriste de la télécharger préalablement ou in situ (via le wifi d’un office ou la 3G de la ville la plus importante du territoire) ? On se contentera alors de quelques mises à jour proposées aux touristes souhaitant la conserver après son passage (ce qui est peu probable). Atention également au poids des données comprises dans l’application ; si ele est trop lourde, peu de mobinautes patienteront jusqu‘à la fin du téléchargement, et encore moins la mettront à jour.
S’agit-il de données dynamiques, très fluctuantes (agendas, bons plans) nécessitant donc une connexion, que ce soit à travers un site mobile, plus largement accessible à un grand parc de terminaux, ou une appli iPhone, réservée aux happy few possesseurs de l’engin ? Notons tout de même au passage que ce sont bien les possesseurs de l’iPhone qui construisent aujourd’hui le marché de l’internet mobile.
A la réflexion, et si vous disposez des moyens nécessaires, c’est plus probablement le développement des deux que vous choisirez !
On relèvera également que l’une comme l’autre solution passent par un budget communication non négligeable. Comme on a connu la dichotomie comm’ on line/comm’ off line, comme on connaît celle web 1.0/web 2.0, on retrouve aujourd’hui un manque de renvoi entre info mobile/info non mobile. J’en veux pour preuve les nombreux sites internet qui n’informent même pas, ou de façon voilée sur la disponibilité d’un site ou d’une application mobile, ou encore d’une absence de fonctionnalité indiquant aux possesseurs d’iPhone lorsqu’ils consultent le site classique qu’il existe une version optimisée, ou enfin de la non-communication à l’accueil physique de l’office sur ce service, … Au-delà, les relations presse, la communication externe seront nécessaires, d’autant plus pour une application qui sera noyée parmi le flot de celles existantes.
On le voit donc, la plupart du temps, pour diffuser une information un tant soit peu complète en mobilité, vous devrez permettre à votre internaute de se connecter. Les pouvoirs publics ont donc de ce point de vue un rôle important à jouer vis-à-vis des opérateurs pour que la 3G se développe davantage, et non pas seulement en terme de couverture de population, totalement à l’opposé de ce que sont nos territoires touristiques.
Au-delà, pour l’ensemble des clients étrangers, la couverture 3G ne sera pas suffisante. Le coût du roaming (surfacturation de la consultation de données opérées par l’opérateur national à l’opérateur du client étranger, et refacturé par celui-ci au client final), même s’il est en baisse, dissuadera généralement le touriste de se servir de son bijou. Les opérateurs eux-mêmes vous incite à couper la connexion à l‘étranger, et la Commission Européenne vient d’imposer un avertissement obligatoire au consommateur dès que le client dépassera la facture de 50€.
Il est donc nécessaire, de ce point de vue, de s’attacher au développement d’un réseau wifi performant et ouvert. Certes, il ne s’agira pas de couvrir l’ensemble des sentiers et randonnées balisés de votre territoire, mais de choisir quelques points névralgiques, où les touristes font des arrêts, des pauses, pour leur permettre à ce moment là de se connecter en toute sérénité. Il conviendra évidemment de communiquer largement sur ce service, qui, comme il est aujourd’hui différenciant pour les hébergements (bien qu’en France, on s’obstine à vous présenter une facture souvent salée !), le deviendra probablement pour les territoires. Ceux qui partent aujourd’hui avec des ados me comprennent…
Dès lors, le rôle des services publics, et par extension des offices de tourisme, pourrait être davantage de se préoccuper de la mise à disposition d’une connexion gratuite, plutôt que d’investir dans de coûteux développements d’appli. Evidemment, si vous avez les moyens de faire les deux, ne vous privez pas !
Mais vous possédez les données, de nombreux développeurs sont prêts à les utiliser pour les “empaqueter” dans une application. J’en veux pour preuve les applis multiples, gratuites et payantes, sur les vélib, vélov et autres vélô que l’on trouve sur l’appstore. Kéolis, concessionnaire des transports publics de la ville de Rennes fait de même, laissant le soin à la communauté de développer ses propres services à partir de ses données.
Reste à trouver les solutions pour le faire correctement, à moindre coût pour la collectivité comme pour l’utilisateur, tout en respectant la loi, ce qui devient de plus en plus compliqué avec la Loi sur le terrorisme obligeant à conserver les données de connexion et connaître l’identité des personnes utilisant le réseau, et semble encore se renforcer avec l’adoption de la Loopsi.
Cela mériterait un billet, et j’appelle donc à vos contributions et témoignages : connaissez-vous des territoires qui pourraient témoigner de leurs expériences sur la mise à disposition de hotspots wifi ? De leurs réussites, ou de leurs échecs ? On attend vos commentaires !
tags : 3g,
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Commentaire [3]
Il est temps de changer de navigateur
fév 26, 00:06 par Benjamin Bastien
Je profite de l’obligation pour Microsoft de proposer aux internautes européen le choix du navigateur internet pour revenir sur ce qui devient certainement le logiciel qu’on utilise quotidiennement le plus.
Un navigateur internet est avant tout un moteur de rendu. Le navigateur interprète le html, c’est-à-dire qu’il met en forme les balises html définies par le World Wide Web Consortium (W3C). Plusieurs versions du html ce sont succédées et aujourd’hui la dernière est le HTML 4.01.
Les différences entre les navigateurs ont donc deux sources :
- l’interprétation et le rendu des balises
- les fonctionnalités annexes (favoris, onglets etc.)
Il faut bien comprendre que le HTML est un langage normé, donc développer un site c’est maîtriser le HTML. Mais déployer un site c’est “malheureusement” faire en sorte que le rendu soit identique sur tous les navigateur… Car chaque éditeur de navigateur a sa façon d’interpréter le HTML : l’interligne entre des balises de paragraphe sera différent, les listes à puce n’auront pas le même retrait, les boutons des formulaires n’auront pas la même couleur par défaut etc. Il n’y a finalement que les liens hypertextes qui sont bleus et soulignés à peu près sur tous les navigateurs.
Avec le développement du web 2.0, de nombreuses applications ont pris forme à l’intérieur du navigateur internet, le meilleur exemple est la messagerie électronique (gmail notamment). Le navigateur n’est donc plus une simple visionneuse de pages web, c’est une vraie usine qui piste le moindre mouvement de souris pour déclencher une action.
Pour faciliter les interactions avec l’utilisateur on utilise le Javascript. C’est un langage qui fait appel aux ressources de l’ordinateur. C’est comme avec les jeux, si l’ordinateur est un peu poussif, la page web qui exécutera du javascript mettra plus de temps à se charger.
Internet Explorer (moteur de rendu : Trident), Firefox (Gecko), Safari (Webkit), Chrome (Webkit) et Opéra (Presto) sont les navigateurs les plus utilisés, comme peut le confirmer 1 an de statistique sur etourisme.info.

Bien que critiqué Internet Explorer dans sa dernière version (8) n’est pas si mauvais. Voici 8 raisons de l’adopter.
Le problème c’est qu’Internet Explorer n’est pas autant mis à jour par ses utilisateurs que les autres navigateurs. Il reste donc des utilisateurs sous IE 6 (qui date de 2001) et sous IE7 (2006)… et l’interprétation HTML de ces navigateurs est parfois assez loin de la norme.
Mi-avril Google arrêtera d’ailleurs officiellement de supporter IE6 pour des services comme Youtube ou Gmail.
Pour visualiser la différence d’interprétation entre les navigateurs, le test Acid3 a été mis en place par le Web Standards Project (une initiative qui vise à promouvoir l’adoption des standards proposés par le W3C).
Cliquez-ici pour voir si votre navigateur à bien 100/100.
Je ne vais pas faire durer le suspens, IE même en version 8 est bon dernier…
Pour ce qui est des fonctionnalités annexes, les éditeurs ont de plus en plsu de mal à se distinguer les uns des autres. C’est une question finalement assez personnelle qui m’incite à vous dire de ne pas hésiter à avoir plusieurs navigateurs.
Firefox avec ses extensions à tout faire peut devenir rapidement très lourd à gérer mais parfois fort pratique.
Chrome se débrouille très bien avec les services de Google et possède un système d’onglet ingénieux. En effet, si une page dans un onglet pose problème et pourrait “faire planter” le navigateur tout entier, avec Chrome seul l’onglet sera affecté.
Safari de son côté propose l’exécution du javascript la plus rapide, autant l’utiliser pour des sites web2.0 gourmands comme Netvibes ou Google maps. Il gère aussi assez bien les fils RSS comme des favoris.
Opéra sait faire beaucoup de choses. J’aime assez la navigation à partir de mouvements particuliers de la souris.
Enfin, Explorer reste encore incontournable pour quelques “applications métiers”. La mise à jour de certains SIT par exemple ne fonctionnera pas depuis un autre navigateur car son interface aura été développé pour Explorer…
Bref quand vous butinez, variez les plaisirs !
Commentaire [4]
"Mobile First !" dixit Google ce 16 février... 2010 plus que jamais mobile !
fév 17, 07:00 par Pierre Eloy
Le salon des professionnels du mobile se tient depuis le 15 février 2010 à Barcelone, le MobileWorldCongress 2010. C’est le rendez-vous annuel des "lourds" du marché mobile. Cette année 2010, si vous en doutiez encore, est sans doute l’année du smartphone. Alors que les ventes de mobiles classiques sont annoncées en baisse par les spécialistes du mobile, le smartphone est toujours en pleine croissance. Et pour vous convaincre de l’intérêt croissant des Apple, Nokia et autre Google pour les mobinautes, je vous ai repris un propos d’Eric Schmidt, Google (16 février 2010, Barcelone), qui annonce tout simplement la stratégie Google pour 2010, c’est Mobile, Mobile, Mobile :

Voir l’article complet à son emplacement d’origine : mobilebusinessbriefing.com
Dans ce contexte, vous comprendrez notre insistance les articles liés à la mobilité. Vous pensez comme moi, que tous les OT devraient avoir un Iphone, un Google Nexus One et un Nokia pour réaliser une vraie veille mobinauto-touristique ;-) ? En attendant que ce soit le cas, nous vous proposons un petit tour d’horizon des applications ou services mobiles, que vous pourrez soit tester sur votre smartphone (veinards…) soit découvrir pour proposer des services sur ces sites/applications web touristiques. Avant de développer votre application, il y a certainement de quoi faire par ici :
Dismoioù : Ce site d’avis d’utilisateurs semble trouver un second souffle. Le nombre d’avis clients est conséquent et l’application Iphone proposée est très simple à utiliser pour donner un avis en 2 clics. De plus sur le site web, vous trouverez une sympathique connexion avec votre compte Facebook, ce qui fait entrer ce site dans le monde communautaire par la grande porte… Sur ma page d’accueil, je vois tous les avis de mes "friends" Facebook. Professionnels, je vous invite à visiter les pages PRO pour vérifier que vos structures sont présentes et pour tous les OT, regardez ce qui se dit sur vos adhérents.
Comuto : L’application de co-voiturage à proposer sur vos sites web. Proposée par la société Covoiturage.fr, je vous invite à découvrir leur très bon widget de covoiturage à personnaliser pour un événement sur votre territoire.
Tumblr : poster une photo depuis son téléphone sur un photo-blog. Pour une communication instantanée, aussi bien vers les touristes que pour votre communication pro avec vos adhérents (photos du nouvel hébergement du territoire, premières neiges et ouverture de la station, reportage photos lors d’un festival de musique sur une journée… les applications sont illimitées. Tumblr, c’est aussi un photoblog directement accessible et administrable via son site web.
Worldview : webcams du monde entier avec webcams.travel…Quoi, votre territoire n’est pas encore équipé d’une webcam ??? et du coup, votre webcam qui n’existe pas encore, n’est pas référencée sur webcams.travel et donc vous ne figurez pas dans cette application ? Et encore plus grave, sachez que ces webcams référencées sur webcams.travel sont reprises sur Google Maps ! Faîtes un petit tour des webcams présentes sur la Google Maps de la France… il y’a vraiment un joli coup à faire pour un OT !
Lonely Planet French Phrasebook : Pour vos touristes étrangers, pourquoi ne pas leur proposer de télécharger ce service de Lonely Planet, tout fraîchement mis en ligne, les mots des vacances en français
Everytrail : Nous vous en avons déjà parlé ici. C’est une application iphone fort pratique pour tracer, mobile dans la poche, vos parcours de pêche, de randonnées, vos tours de ville en prenant de temps en temps une photo qui sera automatiquement géolocalisée et placée sur votre carte Google Maps. Everytrail, c’est aussi un site Internet sur lequel vous pouvez construire vos cartes personnelles, utiliser vos photos stockées également sur flickr et intégrer tout cela dans votre site Internet.
Chirp ! : Le bonus bucolique pour vos randonneurs, l’application Iphone qui reconnait les chants des oiseaux, le Shazamdes oiseaux (application qui retrouve le titre d’une chanson à partir d’une simple écoute depuis son smartphone)
Et aussi… à connaître, à découvrir, à tester et à trifouiller :
- View2ski : webcams dans les stations de ski.Un formulaire existe pour inscrire sa station.
- Postman : créer une carte postale virtuelle personnalisée depuis son lieu de vacances et la « socialiser », c’est à dire la partager via facebook, twitter, email…en complément aux classiques MMS, là vous réalisez un mini-montage visuel avant envoi.
- Wikitude : Nous en avons déjà parlé ici. La réalité augmentée touristique à portée de main, sa source d’informations principale… je vous le donne en mille… Wikipédia. Inutile de vous rappeler l’importance d’avoir vos sites touristiques clairement présentés sur Wikipédia.
- Nomao : Entre Google et Dismoioù, moteur de recherche géolocalisé depuis son iphone. La réalité augmentée est active également dans cette solution.
Nous avons également aimé les articles de blogs suivants :
- http://www.codablog.fr/guide-de-voyage-sur-iphone-le-comparatif/
- http://www.blog-etourisme.com/mobilite/zevisit-pour-iphone-balade-audio-geolocalisee-1016
Et pour finir, faîtes un petit tour par les sites d’applications des grandes marques :
- Apple : www.apple.com/iphone/apps-for-iphone
- Google Android Market : www.android.com/market/
- Windows mobile market place : www.microsoft.com/windowsmobile
- Nokia OVI : store.ovi.com/#/applications
Commentaire [7]
Bornes Internet : des solutions pas chères pour les OT
fév 8, 06:00 par Jean-Luc Boulin
L’Ipad d’Apple à peine sorti, je connais nombre de directeurs d’Offices de Tourisme qui se sont demandés comment installer ce bijou technologique dans leur local d’accueil. Car finalement, l’Ipad peut facilement se transformer en une borne d’accès Internet pour les clients, et ce à un prix très abordable!
Outre le navigateur Safari installé de série dans la tablette Apple, de très nombreuses applications diverses peuvent être rajoutées. Le produit a un design très sympa, et deux ou trois Ipad devant le comptoir, ça jette!
Mais pour un accueil d’Office de tourisme, l’Ipad a aussi ses limites :
- Les applications accessibles sont uniquement celles de l’Appstore. Donc, si le territoire dispose d’une applicaiton Iphone, c’est très bien. Mais sinon, pas facile d’installer une vidéo ou un diaporama accessible depuis l‘écran d’accueil
- La seconde limité de l’outil est la taille de l‘écran : avec un peu moins de 10 pouces de diagonale, cela reste petit.
- Enfin, il faudra prévoir un système assez sécurisé qui protège l’Ipad pour l’accrocher au mur de l’office sans que le premier visiteur ne l’emporte…
Au niveau du prix, l’Ipad démarre à 500 euros, ce qui est très abordable.
Mais d’autres solutions existent : ainsi Patrice, du Pays Touristique des Bastides, en Dordogne, nous explique comment, après avoir longuement réfléchi à la meilleure solution pour équiper ses OT de bornes internet (bornes internet intégrées, PC dédié…) il a opté pour la solution la plus simple et la plus économique, et à mes yeux la plus efficace : le petit dernier d’Asus, l’EEE Top, à voir ici http://www.asus.fr/eeetop.
Il s’agit d’un PC tactile tout en un a design plutôt sympa. Tout est dans l‘écran, pas d’unité centrale à caser donc. . L’ordi fonctionne soit avec le clavier et une souris, soit de façon tactile (au doigt ou au stylet). Il est en plus équipé d’une webcam.
Nous avons acheté les nôtres cet été et il n’y avait qu’un format (15 pouces). Nous les avons donc installé dans les OT en wifi avec un coût d’utilisation au 1/4 d’heure. Les touristes les ont utilisés sans problème cet été et certains OT ont été surpris car ils ne pensaient pas en avoir la demande… Quand l’offre crée le besoin…
Le coût des bornes était cet été de 520 €. Pour le moment tout le monde en est satisfait.
Un nouveau modèle 21 pouces est sorti depuis au prix de 750 euros.
tags : accueil,
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Retour sur les codes 2D
jan 29, 06:00 par Ludovic Dublanchet
On a déjà eu l’occasion d’aborder le sujet, à travers les initiatives bordelaise et sarladaise notamment, ou plus récemment à propos des voeux du Doubs. L’actualité est à nouveau fortement marquée par les QRcodes (norme notamment utilisée en Asie), le Datametrix (la norme européenne), et chez nous les flashcodes (la norme dérivée de Datametrix mise en oeuvre conjointement par les trois opérateurs mobiles nationaux, cherchez l’erreur…). Les bugs qui peuvent survenir de cette multiplicité de normes sont d’ailleurs évoqués avec ironie dans ce billet.
A Toulouse, la société Connecthings a mis en oeuvre avec la Mairie le concept de Mobulles, avec plus de 3000 flashcodes disséminés dans la ville (abribus, stations vélo, horodateurs, …). Il suffit de télécharger l’application idoine soit par le biais de son AppStore et équivalents chez les concurrents de l’iPhone (OVI chez Nokia, Androïd chez Google, …) ou tout simplement en envoyant un sms. Cette application va lancer l’appareil photo de votre téléphone, puis interpréter le cliché du code 2D pour effectuer une action : envoyer un sms, passer un appel, se connecter à un site internet qui pourra délivrer une information, mais aussi éventuellement vous fournir un contenu multimédia.
L’intérêt est évidemment d‘éviter à l’internaute de saisir péniblement l’adresse d’un site pour accéder à un contenu, en l’incluant tout simplement dans ce code barre, facile à créer, puis à apposer. Pour l’instant, on obtient des infos cartographiques, transports publics et petites annonces locales, en attendant une extension vers des infos touristiques et patrimoniales.
La RATP est allée encore plus loin : 20 000 flashcodes sont positionnés sur l’ensemble des arêts, et vous permettent de connaître en temps réel l’heure prochaine d’arrivée du bus/tramway (ben oui, finalement, ce n’est qu’une adresse url renvoyant vers une donnée dynamique que possède la RATP). Evidemment, cela coûte bien moins cher que l’affichage digital, et pourquoi pas, relancera les discussions entre utilisateurs des transports publics ?
Autre exemple à Venise, qui a expérimenté le projet TagMyLagoon de juillet à novembre dernier. L’objectif, fournir des circuits et des informations hors des sentiers classiques, pour permettre à une partie des touristes de s‘écarter de la horde des 20 millions de visiteurs annuels de la Cité des Doges. Aspect très intéressant du projet, la ville a investi dans un réseau wifi couvrant l’ensemble du territoire, afin d‘éviter les problèmes de “roaming” pour la clientèle étrangère. La plupart ne disposant pas d’un forfait data international, l’utilisation de la connexion en mobilité coûte souvent très cher. En passant par le wifi, le mobinaute s’exonère de son opérateur, pour un coût ici relativement modique (5€ la journée, 15€ la semaine). Un principe intéressant. J’ai questionné par mail les promoteurs de l’opération pour connaître les suites données à l’expérimentation, le coût de l’investissement pour le wifi, est-il également disponible pour les habitants, mais sans réponse pour l’instant…Nombre d’observateurs pensent que les codes 2D, qui nécessitent une application et plusieurs manipulations ne sont qu’une phase transitoire vers l’usage généralisé de téléphones NFC (Near Field Communication), que nous évoquions dans ce billet il y a un peu plus d’un an. Il s’agit d’un dispositif intégré au téléphone portable permettant de communiquer avec des objets en passant à proximité : le téléphone devient ainsi un terminal de paiement, permet l’ouverture d’une chambre d’hôtel, d’une voiture, le ticketing, le délivrance d’informations diverses. Largement utilisée à Tokyo, la ville de Nice se veut être le premier terrain d’expérimentation grandeur nature de cette technologie en France, avec 3000 cobayes d’ici le printemps 2010. A suivre…
Etes vous sur Google Street View?
déc 16, 06:05 par Jean-Luc Boulin
Google Street View, service que nous présentions dans cet article a étendu sa toile de façon impresionnante.
Alors qu’au mois de mars dernier, une trentaine de villes étaient couvertes, le territoire national a été largement photographié et indexé sur les moteurs de Google, comme on peut le voir sur cette carte :

Les villes sont couvertes, ainsi que les autoroutes, les routes principales mais aussi dans certaines régions, les routes secondaires, voire les chemins!
Ainsi, une grande partie du patrimoine, même rural est indexé sur Google Maps et visualisable à 360°.
Exemple avec le Pays de Monfort en Brocéliande en Bretagne, qui dans sa page “patrimoine” nous parle de l‘église du petit village d’Iffendic. L’internaute pourrait la retrouver sur Google Street View :

C’est une fonctionnalité qui est sans doute à exploiter sur les sites Internet des Offices de Tourisme.
(-merci à Renaud, de Geoinweb-)
tags : google,
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Le Louvre sur iPhone, Digne sur vidéoguide : adieu chers vieux audioguides ?
nov 10, 06:17 par Pierre Croizet
La messe n’est pas encore dite, mais on entend déjà sonner les cloches…
En moins de 10 jours, deux nouveautés viennent bousculer le paysage de l’audioguidage, déjà bien secoué par les applications iPhone du Grand Palais (25 000 téléchargements) et du Musée de Cluny.
La première concerne le Musée Gassendi de Digne-les-Bains. Discret mais remarquable, ce Musée est internationalement reconnu pour sa muséographie étonnante, alliant oeuvres anciennes et contemporaines. Dans les deux genres, les plus grandes signatures se côtoient avec bonheur.
Dans le cadre de la mise en oeuvre du visioguide de la Réserve Géologique de Haute-Provence, avec l’office de tourisme de Digne-les-Bains et mes amis de GPtO (pardonnez-moi si, pour une fois, en 3 ans, je parle d’une de nos réalisations : c’est plus de l’actu-promo, parce que je suis très fier de ce qui a été fait), le Musée Gassendi s’est doté d’un vidéoguide pour sa visite.

C’est le premier du genre en France, 100% vidéo, en 6 langues + la langue des signes. Et oui, la vidéo, ça permet aussi de s’adresser aux sourds et malentendants, en complément des boucles magnétiques.
Pourquoi c’est intéressant : parce qu’on peut enfin montrer ce dont on parle (le détail d’une oeuvre, une mise en perspective, un élément particulier de compréhension…), qu’on peut aussi montrer les artistes et leur faire présenter leur oeuvre, resituer leur travail par par rapport à un environnement extérieur filmé; bref… élargir ainsi la palette des moyens de médiation. Ce produit, proposé sur place aux visiteurs et également en téléchargement sur une plateforme dédiée, préfigure certainement la nouvelle génération “d’audioguides” (qu’il faudra rebaptiser…).
La seconde nouvelle a trait à l’application iPhone lancée par le Musée du Louvre.
Gratuite, elle est téléchargeable sur l’AppStore.

Elle relève d’une logique différente : pas d’iPhone à louer sur place, au Musée, mais un outil “dans les nuages” dont on se dote, ou pas, selon son envie et ses moyens, avant la visite.
Jouant à fond sur les canons ergonomiques et esthétiques d’Apple (notamment le système cover flow), l’appli du Louvre est, certes, bien jolie, mais elle m’a un peu déçu. La raison en est que les contenus multimédias sont très pauvres : les vidéos consistent en de longs travelling commentés, il n’y a pas d’animations particulières, les textes relèvent plus de la lecture des cartels qu’autre chose.
C’est un début. Compte tenu de ses moyens considérables, Le Louvre va certainement investir dans les vidéos. Pourquoi ne pas négocier, par exemple, les droit de l’excellente émission D’art D’art, de Frédéric Taddéi ?
En conclusion, si les audioguides traditionnels vont probablement demeurer encore quelques temps, l’avenir est clairement du côté de la vidéo et des médias riches (avec, par exemple, de la musique, parent pauvre de l’audioguidage actuel, et des vraies bandes sons).
La question clé sera, à mon avis : faut-il continuer à louer des appareils sur place ou miser sur le téléchargement ?
Qu’en pensez-vous ?
tags : audioguidage,
musées,
tourisme culturel,
vidéoguides,
visioguides ![]()
Un widget pour les playlists de vidéo
oct 15, 07:00 par Ludovic Dublanchet
Celui de Youtube ne vous satisfait pas pleinement ?
Alléluïa, Embedr est arrivé. Merci à Loïc Haÿ (avec qui je travaillais mardi sur les prochaines Rencontres Nationales du etourisme institutionnel) pour cette découverte.
De façon extrêmement simple, et en 30s chrono, vous créez votre playlist embarquable. Arrivés sur le site, cliquez sur “Build a playlist” ; l’option “standard” vous permettra de la créer à partir de sources hétérogènes, du moment que vous fournissez l’adresse de la vidéo ; l’option “smart” vous donne la possibilité d’embarquer les vidéos d’un “user” ou d’une “playlist” de Youtube, et hop, le tour est joué !
Un exemple ci-dessous créé à partir du username “tourismemidipyrenees” qui contient 17 vidéos concernant les Grands Sites (prestataires et institutionnels midi-pyrénéens et d’ailleurs, n’hésitez pas à l’embarquer vous même à partir de cette adresse, et vous pouvez personnaliser la couleur de fond ainsi que la taille du lecteur !).
L'Office de Tourisme Star Wars
oct 9, 07:00 par Jean-Luc Boulin
Nous avions beaucoup entendu parler des locaux de l’office de tourisme de New York, notamment dans un article du blog de Karine Miron intitulé “l’office de tourisme du futur”. Nous avons donc voulu aller vérifier par nous même si ces innovations étaient vraiment réelles.
Je confirme : l’office de tourisme de New York, c’est bluffant. Imaginez un local design, clair et épuré, à deux pas de Times Square, le centre névralgique de Manahattan.
A l’intèrieur de la pièce, quatre tables Google Maps interactives accueillent le visiteur. L’utilisation est simple : vous récupérez un disque, format DVD, et le posez au centre de la table. Vous choisissez la catégorie (restaurants, attractions, etc.), et vous surfez sur la carte, façon “minority report”. Il n’y a même pas besoin de toucher l‘écran, la carte se déplace toute seule si vous faites un mouvement quelques centimètres au dessus. Chaque item qui vous intéresse peut-être sauvegardé dans votre disque.
A la fin, l’ensemble peut vous être adressé par email, par SMS, ou imprimé sur place. Vous repartez ainsi avec votre Google Maps sous le bras, et la liste de vos bookmarks affichée!
En plus, le personnel est sympa, comme le sont d’ailleurs tous les New Yorkais. Cet office de tourisme du futur est le fruit d’un partenariat avec Google et A&T. A voir absolument lors d’un déplacement à New york.
Wikipedia, l'iPhone, et nous...
oct 5, 07:07 par Pierre Croizet
“Pourquoi s’intéresser autant à l’iPhone, alors qu’il ne représente qu’une part infime du marché des téléphones et de l’audience du web ?“, demandait récemment un journaliste au patron d’AT&T.
Réponse : “C’est vrai que l’iPhone c’est 0,5% de part de marché, mais 99,5% de l’industrie de l’information est en train d’essayer de le copier.“
Donc, il n’y a pas trop de question à se poser.
Ce qui fait la différence avec ce joujou, c’est, bien sûr, son interface tactile, mais aussi, et de plus en plus, sa bibliothèque d’applications, disponible sur l’appstore.
Rien que pour le monde du voyage, on compte aujourd’hui environ 15 000 apps’ (comme on dit) : guides touristiques, outils GPS rando ou routiers, traducteurs, éditeurs de photos, comparateurs de prix, localisation de services, etc.
Mais, plutôt que se focaliser sur les chiffres, j’ai choisi de vous parler d’une nouveauté, qui me semble assez étonnante et qui pourrait amener une toute nouvelle manière de découvrir nos destinations (merci à Marshall Kirkpatrick, du New York Times pour son article de test).
Ca s’appelle wikitude. Initialement disponible sur Android, ça fonctionne aussi sur iphone 3GS (celui avec la boussole), depuis vendredi.

L’interface de wikitude.me
Le principe est simple : vous balayez l’horizon qui vous entoure avec la caméra de votre téléphone, et des données viennent se surimposer à l‘écran. Par exemple : le nom des sites avoisinants.
C’est ce qu’on appelle la Réalité Augmentée.
Vous me direz OK, c’est sympa comme info, mais en quoi est-ce qu’un OT, un CDT, ou un CRT peut être concerné ?
Peut-être en ceci :
- Les données utilisées par Wikitude proviennent de Wikipedia (et aussi de Qype). Si vous alimentez l’encyclopédie en ligne, vos infos seront reprises dans les outils de RA;
- Wikitude propose par ailleurs un outil gratuit wikitude.me, qui permet à tout un chacun d’alimenter le système en Points d’Information (POI);
- Pour peu que l’usage se généralise, c’est un nouveau champ de médiation environnemental, culturel et ludique qui est en train de s’ouvrir.
En conclusion, pas la peine de se stresser outre mesure. Avant qu’un client débarque dans l’OT grâce à un POI dégoté sur Wikitude en vous disant : “Bonjour, à quelle heure ouvre le dolmen de Locmariaker ? Mon iphone me dit que c’est vous qui avez la clé…”, il va se passer un peu d’eau sous les ponts.
Néanmoins, je parie que les outils de RA vont diffuser progressivement. Avec eux, l’enjeu des contenus va s’accentuer. Et sur ce terrain là, les acteurs institutionnels du tourisme, pour ce qui les concerne, ont une belle partie à jouer…
Et vous, ça vous plairait d’alimenter des bases de données pour la RA ?
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