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De l'importance des outils d'aide à la décision...
fév 1, 06:00 par Paul Fabing
Je vous faisais part dans ce billet de mon désarroi devant un site remarquable par ses fonctionnalités et son érudition... mais qui m'avait obligé à prendre un guide papier pour préparer mon périple au Québec faute de propositions simples et claires.
C'est vrai qu'on oublie trop souvent qu'une part significative des touristonautes ne connait pas nos destinations. Les "accroches" concrètes sous forme de propositions de circuits ou de séjours correspondant à leurs centres d'intérêt ou leurs contraintes constituent à l'évidence un atout pour déclencher la décision de venir.
Cette approche est systématique dans les guides papier, car bien souvent c'est à partir d'un des itinéraires proposés que l'on construit son séjour... Pourtant, sur les sites officiels du tourisme, on présente la destination avec un foisonnement d'informations et d'illustrations qui donne souvent un sentiment de confusion et d'égarement. "L'annuaire" ou "la vitrine de l'offre" l'emporte sur "le guide de voyage", comme si cette fonction était réservée au papier... ou aux sites communautaires.
Certains institutionnels ont bien compris l'intérêt de proposer des circuits thématisés et utilisent les avantages d'Internet pour offrir des outils à la fois ludiques et efficaces pour répondre aux demandes variées des touristonautes. En voici trois pour illustrer le propos :
- l'Irlande : une approche simple avec 18 circuits de durées variables, bien décrits et illustrés. On peut regretter la difficulté pour trouver l'outil (retournez sur la page d'accueil et cherchez... pas facile !), l'impossibilité de se créer un doc imprimable, et la rigidité pour l'utilisateur car on ne peut pas composer son circuit personnalisé. On est finalement assez proche d'une version papier... et c'est déjà bien !
- Hong-Kong : outil de construction du séjour très complet, fonctionnel, ergonomique et efficace avec de vraies possibilités de composer son programme au gré de ses envies. Dommage que les "briques" de base correspondent à des journés entières. Là aussi, bizarrement, l'accès à l'outil est on ne peut plus confidentiel ("Préparez votre voyage" -> "Itinéraires interactifs") alors que c'est une fonctionnalité majeure pour l'attractivité du site... Bref un outil remarquable !
- l'Australie : sans conteste le plus beau ! Accessible dès la page d'accueil, le "walkaboutplanner" australien est vraiment impressionnant au niveau de sa réalisation : cartographie animée, galeries photos, rédactionnels sympas, etc. Puisqu'il faut critiquer un peu... notons que l'envoi d'un pdf se limite aux fiches descriptives des lieux (pas de carte, ni d'itinéraire...).
Une réalisation très aboutie et bien mise en valeur dans le site.
Sur la plupart de nos sites, on nous vante la nature, le patrimoine, l'art de vivre, le bien-être, etc., soit en nous montrant plein de châteaux, de musées, de sites naturels et j'en passe.., soit en essayant de nous vendre quelques séjours "tout compris"... qui ne correspondent que très rarement exactement à ce que l'on cherche...
Alors qu'avec de tels outils les touristes trouvent là de quoi se décider et commencer à préparer leurs séjours en toute connaissance de cause grâce une feuille de route convaincante. Et c'est bien là l'objectif central des sites institutionnels du tourisme... Qu'on se le dise et même se le répète !
tags : australie,
circuits,
hong-kong,
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Les Ch'tis et les réseaux sociaux
jan 27, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Le CRT du Nord Pas de Calais affiche désormais fièrement, en haut de sa page d’accueil, les logos Twitter et Facebook. On retrouve d’ailleurs en bas de page des invitations plus détaillées à rejoindre ceux deux réseaux, modestement composés de 548 fans et 212 abonnés pour l’instant.
On remarquera néanmoins un effort notable dans l’alimentation régulière de l’un et l’autre, Twitter alimentant par ailleurs la page Facebook, comme en attestent les “hashtags” dans les messages.
Alors vous me direz, OK, un de plus qui se lance dans le web social, rien de neuf sous le soleil. Mais ce qui a attiré mon attention, c’est le message invitant à rejoindre un autre groupe sous Facebook, sobrement intitulé “UN PARISIEN A DIT QUE JE POUVAIS PAS REUNIR 200 000 chtis EN MOINS DE 48H” et illustré par une canette de bière.
Créé mi-janvier, a priori par trois personnes cumulant à peine 500 amis, ce groupe n’a pas tenu toutes ses promesses, puisqu’il lui a presque fallu une semaine afin de réunir un peu plus de 205 000 membres !!! Evidemment, ça fait causer dans le landernau et dans le poste, et l’objectif est aujourd’hui de rassembler un million de Ch’ti et assimilés.
Cela montre encore une fois que les démarches “identitaires” sous FB (rien à voir avec le débat national…) rencontrent un succès particulièrement impressionnant, et pose aussi question quant à nos angles d’attaque, et/ou notre capacité à susciter l’expression des internautes dans nos espaces.
Qu’en pensez-vous ?
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Animer une Fan Page sur Facebook pour promouvoir sa destination
jan 22, 06:00 par Mathieu Bruc
Facebook réunit désormais plus de 40% d’internautes Français !
Voilà une information qui vient à point nommé pour mon 1er article sur etourisme.info ! En effet, depuis le 11 janvier, selon Marshable France, le site communautaire Facebook a franchi la barre des 15 millions d’utilisateurs actifs en France (c'est-à-dire ceux ayant utilisé leur compte dans les 30 derniers jours). Un chiffre à relativiser avec le générateur de publicités de Facebook indiquant pas loin de 15 millions de Profils en France (tous âges confondus) mais sans préciser s’ils sont bien actifs.

Ceci dit, en nombre d'utilisateurs Facebook se place encore loin devant le populaire et médiatique Twitter qui laisse entrevoir un fort potentiel de développement avec 128 000 utilisateurs actifs en France (Source : By Sysomos Inc. – Janvier 2010).
Un « Profil » pour les individus, une « Fan Page » pour les organismes.
Au vu de ces chiffres, Facebook apparaît aujourd’hui comme un média incontournable notamment pour la promotion de son activité ou celle d’une destination. On assiste d’ailleurs régulièrement à l’arrivée de nouveaux organismes du tourisme sur le site avec une stratégie parfois risquée. En effet, on ne rappellera jamais assez (n’est ce pas Ludovic :-) que selon les règles d’utilisation de Facebook : « Les Profils Facebook sont prévus pour représenter des individus. Aucun organisme, quelle que soit sa nature, n’est autorisé à posséder un compte à son nom ».
Rien à voir avec le tourisme mais pour ces mêmes raisons, la respectable Fondation Abbé Pierre a ainsi été délogée fin 2009 par un modérateur de Palo Alto certainement peu soucieux de ce que pouvait représenter l’association outre-Atlantique et vraisemblablement averti par un système d’alerte suite aux centaines d’ajouts « d’amis » considérés comme suspectes par le site en peu de temps.
Autrement que pour la rime,
entre vie privée et vie publique,
il n’y a qu’un clic !
On comprend aisément qu’avec un développement aussi exponentiel, il devient de plus en en plus difficile, voire impossible pour Facebook de contrôler l’utilisation qui est faite de leur site même avec ces systèmes d’alertes bien peu suffisants face aux millions voire milliards d’interactions quotidiennes. D’autant qu’aujourd’hui, malgré la bonne volonté des utilisateurs, les innombrables fonctionnalités de Facebook et les nombreuses applications tierces en font une véritable « usine à gaz » pour les néophytes comme pour les plus avertis...
Sur Facebook, entre vie privée et vie publique, il n’y a désormais qu’un clic ! En effet même Mark Zuckerberg, le jeune patron de Facebook, s’est fait piéger par les nouveaux paramètres « de confidentialité » du site en rendant près de 300 photos subitement publiques depuis son compte, dont certaines pouvant être considérées comme compromettantes dans un contexte professionnel. Un comble suite à une refonte permettant justement de régler plus précisément les paramètres de confidentialité! Soit dit en passant les associations de défense de la vie privée jugent cette nouvelle fonctionnalité trop compliquée pour les utilisateurs et cette mésaventure ne leur donne pas tellement tort (Source Le Monde).
Avec un « Profil », vous pouvez facilement accéder à des informations privées de vos « amis », la plupart des Facebookers n’ayant pas (encore) conscience d’ouvrir la porte de leur vie personnelle à n’importe quel « Ami », bien attentionné… ou pas ! Et de la difficulté de Facebook de se développer en toute souveraineté dans certains pays où les droits des utilisateurs et la protection de leurs données personnelles sont strictement légiférés.
Mieux vaut prévenir que guérir.
Ainsi pour la promotion de sa destination et afin d’éviter de rentrer en conflit avec les règles d’utilisation de Facebook au risque de se voir fermer son compte définitivement avec tout le travail d’animation réalisé en amont (dont les « Fan Page » administrées avec ce Profil, sic !) il est préférable d'associer une « Fan Page » avec un administrateur faisant référence à un « Profil » d'individu, voire même un « Profil Entreprise » qui donne accès seulement à la « Fan Page » et à aucune autre fonctionnalité du site. Vous y gagnerez au change, la « Page Fan » reste plus adaptée pour les professionnels en donnant accès à de nombreuses fonctionnalités qu’il est impossible d’utiliser via un « Profil » (applications, statistiques des interactions, gestionnaire ciblé de publicités, etc.). Certainement que toutes les évolutions pour une utilisation professionnelle de Facebook se feront avant tout au niveau des « Fan Page ».
Sans être pour le moment alarmiste et ne pas jeter la pierre (j’admets volontiers que la lisibilité des possibilités et règles sur Facebook n’est pas toujours très claire et en perpétuelle adaptation) on peut légitimement penser que tous les organismes qui utilisent un « Profil » pour la promotion de leur destination pourraient bien connaître un jour le même sort que la malheureuse Fondation Abbé Pierre.
D’autant que depuis la semaine dernière, la fonction « Mark You Don’t Know » serait en béta test pour certains utilisateurs afin de dénoncer en un clic les « faux amis » (ceux qui font des demandes d’ajouts intempestives). Et dans le même but, les modérateurs de Facebook pourraient être soutenus prochainement par un « Facebook Community Council » composé d’utilisateurs comme vous et moi pour évaluer la conformité des contenus selon plusieurs critères (Source Marshable).
Et vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas ! Chez Palo Alto on se souciera guère de fermer quelques centaines de « Profils » d’organisations touristiques « frauduleux », une paille parmi les désormais 15 millions d’utilisateurs en France voire beaucoup plus d’ici peu.
Pour vous lancer dans votre « Fan Page » et parce qu’il est sans doute plus compliqué de fédérer des « Fans » que d’ajouter des « Amis » (quoique les « Applications » peuvent se révéler très concluantes à cet effet) je vous conseille pour démarrer de lire l’article de Jean-Luc (de fin 2008 mais toujours d'actualité) et par ailleurs ces 25 conseils, de bonnes bases pour faire des émules de votre destination touristique tout en évitant les foudres de Facebook !
Le must c’est qu’avec plus de 100 Fans, vous pourrez-même personnaliser votre adresse sur Facebook (ex: www.facebook.com/madestination) ce qui vous permettra de communiquer plus facilement auprès de vos touristonautes© mais aussi profitable pour le référencement à l’heure du web « temps réel » dans lequel vont progressivement piocher les moteurs de recherches et avant de vous faire subtiliser votre extension par un cyber squatteur 2.0.
Pour finir le top 50 des Pages Facebook d'entreprises qui peuvent être sources de bonnes idées dans le tourisme pour séduire vos prochains Fans !
Facebookez-bien, animez-bien !
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facebook,
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Commentaire [12]
Le CDT du Doubs adopte le web-papier
jan 19, 07:00 par Pierre Croizet
En ouvrant ma boîte aux lettres l’autre jour, surprise !
Un magazine promotionnel en papier glacé et quadrichromie, venant du CDT du Doubs. Je croyais que ça n’existait plus.
Une fois la petite bouffée nostalgique passée (du genre : retour vers le 20ème siècle), un détail attire mon attention : la couverture est imprimée à mon nom :-)

Bien que peu sensible au marketing affectif, je n’en suis pas moins assez admiratif : quel meilleur moyen de donner envie de lire la promo du Doubs que de personnaliser le magazine ?
S’il ne s’agissait que de cela, on serait dans la vieille recette de cuisine, mais le CDT va plus loin en adoptant résolument ce que j’appelle la stratégie “web-papier”.
Comment ?
Avec des flash codes en une et en dernière page.


Gonflé comme approche car peu de gens savent se servir des tags 2D.
Mais l’intention est là : coupler le papier, média cher et lourd à gérer, mais dit “lent” (c’est-à-dire qu’il a un pouvoir de persistance très fort : on va le faire traîner dans la maison et plusieurs personnes vont le lire, pensez à la table de salle d’attente chez votre dentiste !), avec Internet (notamment la centrale de Résa…).
Damien Mouchet du CDT du Doubs, sollicité par Ludovic, nous a communiqué quelques infos intéressantes, dans un esprit très 2.0, de partage et de diffusion des connaissances. Qu’il en soit sincèrement remercié ici :-)
- La personnalisation de la couverture a été réservée à 200 “partenaires” et relayeurs d’info dans le genre d’etourisme.info. Ca a coûté 2,5 € HT à l’unité. Doubs Mag a été tiré au total à 100 000 exemplaires ;
- L’opération a été réalisée dans le cadre de la refonte complète du magazine (nouveau format, ligne éditoriale remaniée, etc.) ;
- Les flashcodes sont le produit d’un partenariat avec France Télécom. Conférence de presse mardi prochain. A suivre… FT a fourni la plateforme de création des flashcodes et le webmaster du CDT a posté le contenu. Il est prévu de généraliser les flashcodes sur l’ensemble des outils promo : éditions, annonces presse, 700 000 sets de table diffusés en été, salons…).
D’autres idées sont également dans les tuyaux du dynamique CDT du Doubs !
Ca vous inspire ?
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Commentaire [6]
A Brive, on a le web gaillard!
jan 15, 06:00 par Jean-Luc Boulin
Comment créer un buzz rapide sur le web, pour développer son réseau social et créer une communauté autour de sa destination?
C’est le pari qu’a fait l’office de tourisme de Brive la Gaillarde en lançant le mois dernier sa campagne de communication “100% gaillard!”. Un slogan qui fait référence à l’identité de la cité corrézienne, son amour du rugby et de la bonne chère : des brivistes conviviaux et qui ne se prennent pas au sérieux. Le logo “100% Gaillard” est une sorte de “label de qualité”, et le slogan “réveillez le gaillard qui est en vous”.
La campagne s’organise tout d’abord avec la création d’une page Facebook 100% Gaillard.
Une première vidéo est postée le 8 décembre annonçant que quelque chose va se passer. 4 jours après un spot est diffusé lors du match de rugby pour lancer le groupe Facebook. Cela est suivi deux jours après du lancement d’un t shirt “I love BG” (pour Brive la Gaillarde).
Le résultat est vite là : en 24h, le groupe accueille plus de 300 fans. Une semaine après, la vidéo a été vue 800 fois. Au bout d’un mois, le page recense 1640 fans, et plus de 4000 € de T shirts ont été vendus. Le concours “I love BG around the world”, avec des photos postées par les fans, pour lesquelles ils posent avec le t shirt de Brive partout sur la planète commence à fonctionner.
Comment ce buzz organisé va t’il continuer? Le 19 février prochain, à l’occasion des rencontres du etourisme à Sarlat, Stéphane Canarias, directeur de l’OT de Brive présentera les résultats du buzz 100% Gaillard, deux mois après le démarrage de l’opération.
tags : brive,
buzz,
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Destinations et industrie touristiques
jan 12, 06:00 par Philippe Fabry
J’aimerais revenir sur les rencontres du etourisme 2009 et plus particulièrement l’intervention de Claude Bénard sur la commercialisation. Je vous laisse le soin de relire sa présentation excessivement riche en informations et d’écouter l’interview de Claude (retenez bien le multicanal, il n’y a que ça de vrai !).
Quelques idées sont néanmoins à souligner sur la place des organismes de gestion de destination (Destination Management Organization – DMO en anglais), ou plus simplement les institutionnels du tourisme. Dans les différents commentaires des professionnels présentés par Claude, on voit bien que la problématique centrale est sur la manière de valoriser un territoire et de présenter autrement l’offre. La notion d’aide, les planificateurs de voyages par exemple, est en filigrane. Comment offrir du conseil dans la jungle des offres ? Comment apporter du service en ligne, bref comment se démarquer des agences en ligne ?
L’industrie touristique offre des opportunités réelles de partenariats entre institutionnels du tourisme et les opérateurs par exemple. L’industrie en ligne est complexe, peu peuvent se permettre d’y aller seul ou de maîtriser toute la chaîne touristique. Le fameux partenariat public privé (PPP) va trouver vite son sens. Les agences en ligne n’ont pas par exemple les moyens de disposer d’une information touristique de qualité. A l’inverse les institutionnels touristiques ont une bonne connaissance de leurs territoires. Ne peuvent-ils pas devenir des “fournisseurs” de contenus qualifiés ?
L’idée est que les organismes de gestion de destination doivent s’ouvrir à une distribution de leur contenu vers d’autres sites et d’autres écosystèmes. Il faut donc penser multicanal et ne pas s’enfermer comme le souligne Claude Bénard dans une logique en “silo”. Les contenus ne doivent pas être visibles que sur les sites des DMO.
Cela n’est possible qu’à partir du moment où on respecte des normes pour les données touristiques. C’est le cas d’Open Travel Alliance pour l’industrie anglo-saxonne, XFT en France afin de permettre la communication entre les systèmes : interopérabilité, agrégation des contenus…
Claude a développé aussi la problématique des réseaux sociaux et des contenus générés par les utilisateurs. Bref le Web 2.0. On en parle beaucoup ici, mais c’est une vraie dynamique mondiale qu’il faut prendre en compte dans sa stratégie et ses actions emarketing avec un marketing plus participatif. L’exemple de l’Autriche est intéressant car ce pays se positionne comme un “content broker”, c’est-à-dire en fournisseur de contenu pour la destination et alimente différents sites Internet et partenaires. L’Autriche propose un environnement pour favoriser les conversations et la création de contenus par les Internautes en s’appuyant sur une base d’informations qualifiées et surtout “contextualisées”. Inversement l’Autriche n’hésite pas à reprendre des contenus venant d’autres sites Web.
Le Tarn, un cru 2.0 09 de qualité, 2010 tout en mobilité !
jan 8, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Lors des dernières Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, nous avons distingué le CDT du Tarn pour sa stratégie concernant les usages et outils 2.0.
Ce Trophée récompense un investissement de longue date sur le sujet, matérialisé par l’implication de plusieurs salariés au sein du CDT, dont un spécifique sur ces nouveaux outils.
Certes, on y retrouve, comme sur de nombreux sites dorénavant, la batterie impressionnantes des logos/services incontournables :
- Tripadvisor et ses commentaires,
- la page et les groupes Facebook (et non le profil, qui doit être personnel et physique, répétons-le encore une fois !)
- les albums photos sous Flickr,
- les vidéos sous Youtube et Dailymotion,
- les brochures sous calaméo,
- les carto Google Maps, dont celle sur le mini-site balade et randonnées
…
Mais au-delà, c’est bien une stratégie de communautés et de d’appel à la participation qui trouve ici son expression, comme en témoignent la création du blog des ambassadeurs il y a quelques années qui trouve son prolongement dans un groupe Facebook, ou encore l’initiative conjointes de quatre salariées de monter un groupe “Coups de Coeur des Mamans du Tarn !”.
Alors certes, reste à concrétiser en termes de participation plus actives des touristonautes (notre problème à tous), mais la toile est bien tisser, les objets éparpillés, la sensibilisation et l’information des prestataires et institutionnels locaux actives (en atteste la tenue depuis 7 ans maintenant des Rencontres Tourisme & Internet du Tarn). Nombreux parmi eux utilisent eux aussi ces outils du web, récupèrent les flux RSS, ressources photos et vidéos mises à disposition par le CDT pour promouvoir leur région.
Et cette fin d’année 2009 a été l’occasion pour le CDT de réfléchir à la mise en oeuvre pour 2010 à la présence en mobilité, avec l’accompagnement d’un prestataire sur une formation action rassemblant sur quatre jours élus, direction et techniciens. D’ici la saison estivale, vous devriez donc pouvoir télécharger une application iPhone, mais aussi surfer sur un ou deux sites mobiles pour connaître les derniers bons plans, vous orienter et effectuer divers parcours touristiques, connaître l’actualité ou encore sélection une prestation, une activité.
Le contenu est ROI
jan 6, 06:00 par François Perroy
Jean Luc vous invitait avant hier à séparer le contenant des contenus dans vos stratégies numériques. Je partage son point de vue et je rebondis à l’instant à la lecture d’un article du blog de Francis Pisani qui révèle une information capitale dans son billet du 2 janvier (laborieux le Pisani !) : le jour de Noël, Amazon a vendu plus de livres électroniques que de livres papier ! Vraie information ou effet d’annonce, échange de cadeaux par des déçus… peu importe. Le principe est là : relevant le fait que “les appareils comptent moins que les services comme l’illustre, par exemple, l‘émergence de la réalité augmentée”, Francis Pisani observe qu’enfin, les journaux américains semblent accepter que le Web devient l’axe autour duquel ils doivent organiser leurs stratégies. Il serait temps que tout le monde le comprenne (vieux media, pros du tourisme, politiques…) et apprenne à consacrer aux contenus la part qui leur revient. Le Web n’est pas l’avenir, il est devenu un déterminant essentiel de la vie en société.
Mais développer des solutions techniques ou faire du buzz fait appel à d’autres compétences que celles requises par la production de contenus. L’ancien contrat de lecture a rapidement changé puisque nous sommes passés d’une offre vers une demande qui n’avait pas la parole selon un axe vertical, à une circulation plus… circulaire et accélérée des informations. Si l’expérience et le partage priment, on a cependant toujours besoin de talents dédiés en matière de productions éditoriales, tant en texte, iconographie que vidéo.
Si le contenu est ROI (ce n’est pas de moi et je le regrette), alors il faut le payer au juste prix pour guider le lecteur dans le dédale de l’information (lire à ce sujet l’entretien du Monde le 24 octobre 2009 avec le philosophe Marcel Gauchet), pour lui faire prendre la distance aussi avec tout ce qui est publié. Si chacun veut devenir un auteur (comme c’est le cas actuellement) avant d‘être un lecteur attentif, je vous le dis clairement, c’est le grand bazar numérique qui s’annonce. A qui faire confiance ? Selon quels critères ? Comment hiérarchiser les informations ? Quels parti-pris et quelles justifications ? Emmanuel Hoog, PDG de l’INA, évoque lui “l’inflation mémorielle” à propos de l‘épanchement numérique.
Aux droits des auteurs et des lecteurs du Web, s’ajoutent donc aussi des obligations. Pour transmettre des savoirs aux autres, il faut apprendre les techniques de choix des informations et de construction du récit : le narratif, parce qu’il inclut de l’inattendu capte l’attention et enclenche un processus d’appropriation.
Alors ?
1 – Le contenu est ROI : il faut donc, en plus du partage qui a déjà une grande place, s’appuyer sur des compétences dédiées pour produire de manière qualitative (vérifiée, apportant une mise en perspective, si possible pérenne).
2 – Le contenu est ROI : on n’a pas le droit de produire n’importe quoi alors que l’on peut se former et gagner en autonomie. A ce sujet, quelques excellentes productions de bons conseils en matière de rédaction sur le Web réunies ici par Strategeek.
3 – Le contenu est ROI : c’est lui qui crée l’audience, aussi bien par l‘écrit, la vidéo que le son. Le contenu génère du retour sur investissement.
En conclusion : soignez vos contenus, votre audience sera moins aléatoire que si vous confiez votre référencement aux seuls robots.
Un dernier mot, aujourd’hui c’est Epiphanie, alors bonne galette des ROIS !
Commentaire [2]
Tourisme Montréal : le virage 100% Web
déc 24, 06:00 par Philippe Fabry
Aux Rencontres du etourisme de novembre dernier, Guy Raffour évaluait à 7 milliards les ventes effectuées directement sur Internet, et à 10 milliards d’euros les ventes “générées“par la recherche en ligne. Ce sont plus de 160 millions d’Européens qui ont préparé leur voyage en ligne en 2008, et près de 90 millions ont réservé au moins une prestation en ligne.
Bref le consommateur utilise désormais de manière importante Internet pour préparer ses vacances. Il est indispensable d’affecter une part de plus en plus croissante de son budget de promotion à Internet. On constate un léger retard en la matière en France… En avril 2009, Tourisme Montréal avait retenu mon attention en annonçant consacrer 100% de ses budgets pub à Internet.
Le 25 novembre 2009, Infopresse a organisé une conférence sur Stratégie et créativité web – Comment développer des sites web efficaces et créatifs ?, où Emmanuelle Legault, directrice, communications et publicité, de Tourisme Montréal, et Anik Decoste, directrice des contenus de Sid Lee, ont présenté la stratégie web de Tourisme Montréal.
Je vous laisse regarder la vidéo, mais on peut noter :
- La campagne web 2.0 n’est qu’un élément de la stratégie web. A noter les taux excellents de transformation de 30 % des bannières. On ne voit pas cela souvent !
- Accepter que sa communication vous échappe, le fameux “lâcher prise”. J’ai beaucoup aimer la remarque d’Anick Decoste, “une stratégie bouddhiste”.
- L’augmentation de la fréquentation du site web 12 %. Cela permet de rappeler que l’objectif d’une bonne stratégie web 2.0 est aussi de faire converger vers le site web de la marque.
- La campagne web avec les 5 bloggeurs de Montréal qui véhiculent le message de la ville.
- “Plus personne ne veut être un touriste”. Il recherche des “expériences authentiques à saveur locale”. Le site web en est déjà une manifestation car il joue sur l‘émotion et le rêve. Je pense par exemple aux vidéos dès la page d’accueil.
- Il faut oublier les outils. Une bonne stratégie web, c’est avant tout des contenus de qualité et authentiques comme le rappellent les 2 conférencières. La fameuse expression de Jakob Nielsen “Content is King” (le contenu est roi) disait déjà ça il y a quelques années, et c’est ce que recherche en majorité l’internaute.
- Bon visionnage, car le contenu mérite de s’y attarder ! ;-)
- Et merci à Paul Arseneault de Réseau de Veille en Tourisme pour m’avoir envoyé la vidéo. Si vous ne connaissez pas encore, c’est l’occasion de découvrir l’excellente veille de nos amis Québécois.
Anik Decoste et Emmanuelle Legault – Tourisme Montréal: Une stratégie 100% Web from Infopresse on Vimeo.
Noël, l'Alsace et les communautés d'internautes...
déc 23, 06:00 par Paul Fabing
Dans cet article, Jean-Luc Boulin, le vénéré rédac'chef de ce blog nous avait parlé des concours photos sur Facebook en nous parlant de celui de Cévennes tourisme et en citant l'exemple de Noël en Alsace.
En tant qu'Alsacien, la région capitale de Noël (si, si, c'est marqué dans les brochures) je ne pouvais que vous parler du succès de ce concours photos organisé via Facebook. Le principe est classique et identique à celui déjà décrit dans l'article sur Cévennes tourisme.
Plus de 500 photos ont été envoyées par les internautes via mail pour éviter le n'importe quoi sur le mur Facebook de l'opération (même Jean-Luc en a envoyé une...) et près de 200 retenues pour le concours. Il est vrai que les lots à gagner sont intéressants et nombreux : 2 nuits en demi-pension dans un bel établissement, des croisières lunch à Strasbourg, des places pour l'Opéra, des kilos de Winachtsbredele, etc.
Toute l'opération s'inscrit dans une démarche très active du CRT vers les "touristonautes", orchestrée par le jeune Jérémie Massaux, "Community Manager" (c'est plus chic que "Gérant de communautés"...) au CRT Alsace. Je lui ai posé quelques questions pour mieux cerner cette stratégie offensive :
Jérémie, pour un CRT, pourquoi une démarche de "gestion des communautés" ?
C'est une approche assez nouvelle dans la promotion institutionnelle du tourisme. Il est pourtant indispensable de prendre la mesure de l'e-réputation d'une destination compte tenu de la prépondérance de plus en plus forte d'Internet pour la promotion touristique. Les objectifs centraux sont :
- analyser l'e-réputation
- gérer et susciter l'envie de la destinantion
- faire parler de la région
Quelle est ta méthode ?
Bien sûr il faut construire et animer les réseaux sociaux, suivre et intervenir sur les blogs et les forums parlant de l'Alsace (susciter l'envie et créer les discussions), mais aussi créer des contenus de qualité et les gérer partout où l'on peut capter l'attention du futur touriste.
... et cela se concrétise comment ?
- 2 pages Facebook : alsace.region et noel.alsace avec respectivement 16 554 et 11 997 fans à ce jour.
- 1 compte Twitter tourismealsace avec 602 abonnés aujourd'hui.
Je produis également des contenus pour différents sites communautaires et bien sûr, je crée aussi des rédactionnels sur le site Alsace et ses mini sites.
Belle réussite ! Quelles sont les points-clefs pour parvenir à ces résultats ?
La recette est à la fois simple et difficile : proposer des contenus intéressants pour les communautés visées. Le concours photos de Noël en est un bon exemple. Et pour cultiver cette relation étroite avec les communautés Internet, il faut encore développer par exemple les pages "éphémères" sur Facebook (des pages dédiées à des évènements ponctuels où s'engage le dialogue avec les internautes) et réussir à créer des liens "off line" (invitation à des évènements par exemple) pour se voir en vrai !
Merci Jérémie et encore bravo !
Je suis sûr que d'autres destinations sont déjà aussi très actives. Leurs témoignages seraient instructifs. Alors n'hésitez pas, contactez la rédaction.
Ici en Alsace, l'Avent se termine en douceur (après les -16° enregistrés samedi soir...), et il me reste à vous souhaiter à tous un très joyeux et paisible Noël.






