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Google apps : une solution collaborative bien pratique

mar 19, 06:00 par Paul Fabing

Google a mis en place Google apps avec l'objectif affiché d'offrir aux entreprises une alternative en ligne à Microsoft exchange ou Lotus Note. Mais comme toujours dans la philosophie Google, le même service, à peine réduit, est offert aux associations. Du coup depuis 2 ans, il est l'outil de travail central de l'équipe de RésOT-Alsace... et nous sert aussi au delà à gérer la communication avec l'ensemble des 250 agents du réseau des OT alsaciens.

Bien sûr on peut déjà partager ses agendas, des documents, etc..., mais là vous le faites sous votre nom de domaine et avec des fonctions de partage plus puissantes. Un autre avantage par rapport à Exchange, tout est en ligne... adieu les problèmes de maintenance et de sécurisation du serveur, les attaques de spams, etc. (là j'en vois qui jubilent !!!). Bien sûr, on peut objecter que Google "voit" tout ce qui se passe chez vous... mais de toute façon, personne ne conseillera d'utiliser Internet pour partager des données hautement confidentielles !

Alors comment se lancer ? Vous ouvrez un compte et vous transférez votre nom de domaine (juste la partie messagerie), ou plus simple, vous créez votre nom de domaine dans Google. Ensuite vous pouvez créer au minimum 200 adresses mails (nous on en est déjà à 290...) avec la possibilité de renvoyer sur des adresses existantes et de faire des adresses-listes de diffusion (très utile !).
Vous pouvez aussi bien sûr mettre en place et partager des agendas, des documents mais aussi des sites intranets ou publics avec un outil de création simple mais rudement efficace.
Tout ceci vous offre un environnement complet et très pratique pour gérer votre équipe et des groupes de projet transversaux par exemple. Vous pouvez même monter votre extranet de manière totalement intégrée et sans connaissance informatique particulière ! Et il y a encore sans doute plein d'autres avantages que je n'ai pas encore explorés.

Bref un outil impressionnant par ses fonctionnalités parfaitement adaptées au travail collaboratif en réseau, et par la puissance de l'environnement Google. Pour tous ceux qui gèrent des équipes ou un réseau d'acteurs disparates, c'est une solution vraiment intéressante... et gratuite !

tags : google image tags

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La roue magique de Google

mar 8, 06:00 par Jean-Luc Boulin

Sur la page web la plus lue du monde, celle de Google, vous avez la possibilité d’activer la fonction “+ d’options”, qui permet notamment de rechercher sur le web, dans l’actu, les blogs, les images, etc.
C’est là que j’ai découvert la fonction “roue magique” dans le menu latéral. Lorsque l’on tape une requête, la roue magique donne sous la formes de branches les termes connexes les plus présents sur le web. Regardez ci-dessous un exemple en faisant une requête sur “Cévennes” :

Cette roue est basée sur le nombre de publications présentes, et non sur les recherches effectuées par les internautes, comme le fait par exemple Google insights, que nous avions présenté dans ce billet.
D’ailleurs, les résultats sont totalement différents, dans le cas de notre recherche.
A noter que si l’on clique sur une subdivision de la roue magique, on obtient alors au centre la subdivision et les subdivisions de celle-ci, comme illustré ci-dessous.

Cette fonction me semble intéressante pour faire une veille sur sa destination, en terme de présence sur le web.
Comme sont utiles d’ailleurs d’autres fonctions de recherche présentes dans ce menu latéral :

  • requête dans l’actualité par date (dernières 24 heures, dernier mois, etc.)
  • les recherches associées, qui renseignent sur la perception qu’ont les internautes de la destination
  • la chronologie, qui affiche les pèriodes les plus traitées sur la requête dans les pages web.

Bref, quelques options intéressantes qui valent une visite régulière…

tags : google, recherche, roue magique image tags

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Cahier des charges site Internet (9)

fév 23, 06:00 par Pierre Croizet

[… Suite]
Billet écrit à quatre mains par Pierre Croizet et Ludovic Dublanchet

Voir aussi les articles précédents : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7 ;
8.

Cahier des charges site Internet, office de tourisme, web, etourisme

Une fois le cahier des charges de votre site internet élaboré, il ne vous reste plus qu‘à trouver le prestataire le plus à-même de le concevoir.

Se posent généralement à vous de nombreuses questions :

  • Comment communiquer mon cahier des charges auprès d’un maximum de créateurs de site internet ?
  • Comment éviter néanmoins d’avoir à éplucher de trop nombreuses réponses à ce cahier des charges ?
  • Faut-il que je donne mon budget ?
  • Quels éléments puis-je demander aux agences de création de site internet pour juger des réponses à mon cahier des charges ?
  • Sur quels critères puis/dois-je juger les propositions qui me sont faites ?

9.1 – Appel à candidatures avant appel d’offres

De l’expérience que nous pouvons avoir sur quelques assistances à maîtrise d’ouvrage, je préconiserai de passer par un appel à candidatures, d’adresser votre cahier des charges à quatre prestataires de création de site internet, que vous recevrez lors d’une audition.
Cette procédure prendra un peu plus de temps, mais comme nous le verrons, elle vous permettra de disposer de réponses plus travaillées (si par ailleurs vous laissez au prestataire le temps de l‘élaborer !), et évite de passer inutilement du temps sur un dossier, à vous (en termes d’analyse de propositions), comme aux prestataires (en terme de réflexion et de réponses à un cahier des charges complet). Vous partez sur un projet de développement de plusieurs mois, pour un site internet qui doit durer quelques années, de même qu’une relation avec le prestataire que vous aurez choisi. Ne précipitez donc pas cette étape pour gagner une ou quelques semaines que vous pourriez regretter par la suite !

Lors d’une première étape d’appel à candidature, les “candidats à la candidature” vous adresseront un dossier présentant leurs compétences techniques, leurs ressources humaines et financières, leur références (ainsi que les budgets de ces références), l’environnement technologique dans lequel ils évoluent, et notamment les outils qu’ils peuvent éventuellement utiliser, ainsi que les capacités de ces outils (en termes de gestion de contenu par exemple).
Il s’agit généralement de présentation type, qui ne requièrent pas un gros travail de la part des candidats.

Vous pourrez préalablement alerter certaines agences de création de sites internet que vous souhaitez voir candidater (car vous appréciez leurs références), et une publication au BOAMP, sur divers supports que veillent les agences de création de site internet.
Chacun des dossiers sera analysé et noté selon votre appréciation des capacités techniques, financières, des références des candidats, avec une notation et une pondération qu’il vous incombe de déterminer.

Vous pourrez ainsi objectivement retenir 4 candidats (les candidats en sont informés préalablement) à qui vous adresserez votre cahier des charges complet. La grille d’analyse vous permettra de justifier aisément, et en toute transparence aux autre agences votre décision de les écarter.

9.2 – Le temps de la consultation est le temps de la réflexion

Vous avez fixé la date limite de rendu des propositions, ainsi que la date d’audition des quatre prestataires (une journée complète à y consacrer, avec votre équipe, vos élus principaux, d‘éventuels partenaires).
Attardons-nous sur un point capital : les agences de création de sites internet savent qu’elles ont une chance sur quatre d’obtenir le marché. Elle seront donc prêtes à fournir un travail plus conséquent que dans une procédure plus ouverte : encore faut-il leur en laisser le temps !!! Quatre semaines minimum sont nécessaires pour vous fournir une proposition de qualité : encore une fois, vous vous lancez sur un projet de plusieurs mois, ne mettez donc pas en péril cette phase de sélection en étant trop impatient de découvrir votre futur site internet !
Donnez deux semaines aux prestataires pour vous posez des questions complémentaires au cahier des charges. Spécifiez que vous rassemblerez l’ensemble des questions/réponses, qui seront adressées à tous les prestataires.

De votre côté, prévoyez une bonne semaine entre la date de réception des réponses au cahier des charges et l’audition des prestataires de création de sites internet : les dossiers sont volumineux, et il vous appartient d’en faire une analyse complète pour bien préparer votre choix, de déterminer les questions à approfondir leur de l’entretien. En adressant votre cahier des charges, vous prendrez soin de préciser le déroulement de l’audition : 1h de présentation (outil de gestion de contenu, proposition graphique, présentation de quelques modules prioritaires à vos yeux, méthodologie et calendrier, …), 30mn de questions/réponses, puis 30mn d‘échanges au sein du jury.

9.3 – Des critères de notation pour une appréciation sereine et collective

Le cahier des charges fourni comprend les critères de décision, ainsi que la pondération : reprenez les rubriques du cahier des charges évoquées dans les articles précédents, attribuez une note sur 10 à chacune et affectez les notes d’un coefficient (1, 2 ou 3). Ca vous rappellera votre baccalauréat !
Et puis, là encore, il sera plus simple de délivrer votre décision, notamment quand elle est négative !

L’audition vous permettra probablement de renforcer votre analyse des dossiers, mais soyez ouverts : vous y obtiendrez peut-être des réponses plus claires, une démonstration de l’ergonomie de l’outil de gestion, et surtout une méthodologie, un feeling positif, ou négatif vis-à-vis de l‘équipe en charge du projet. Exigez de ce point de vue la présence de la personne qui sera votre principal interlocuteur lors de l’audition !
Ne vous focalisez pas sur la proposition graphique qui vous sera éventuellement faite ! Votre brief n’a peut-être pas été suffisant lors du cahier des charges, le travail de l’agence pourra être approfondi par la suite, tandis que les outils utilisés, la capacité technique ne s’acquièrent pas du jour au lendemain. De nombreux membres de votre jury risquent de fonder leur appréciation principalement sur cet aspect, d’où l’intérêt d’une grille d’analyse objective et pondérée.

A l’issue de l’audition, vous pourrez alors adresser à chaque candidat une liste de questions complémentaires. Laissez décanter une bonne semaine avant de faire votre choix. C’est aussi le temps de négociation ! Un module optionnel très intéressant, mais un peu trop coûteux, une prestation identique qui prend trois jours de développement chez l’un contre six pour un autre, une facture annuelle d’hébergement surdimensionnée… Il peut y avoir de bonnes raisons à ces écarts, à vous d’en juger !

9.4 – Communiquer son budget… ou pas ?

LA question souvent abordée : dois-je céder à la demande des prestataires et donner mon budget dévolu à la création du site internet ?
Il n’y a pas, de mon point de vue, de réponses toute faite. Si vous estimez disposer d’un budget confortable pour réaliser votre site internet, nul besoin de l’indiquer dans votre cahier des charges. Vous observerez que les prestataires se tiennent généralement dans une fourchette très étroite. Les propositions trop faibles, ou trop élevées seront probablement le fait d’une incompréhension de votre cahier des charges, ou de coût de structure du prestataire de création de sites internet trop importants.
Si par contre votre cahier des charges paraît bien ambitieux au vu de votre budget “site internet”, vous prenez le risque de recevoir quatre dossiers dont aucun ne répondra de ce point de vue à vos critères. Mieux vaut prévenir dans ce cas les candidats, qui pourront alors se désister, rechercher des solutions de développements moins coûteuses (vive les web 2.0 !), ou vous proposer un phasage de développement, des options, vous permettant de respecter vos contraintes.

Un cahier des charges complet et précis grâce au précieux travail de Pierre, une procédure de sélection qui doit vous permettre de sélectionner le bon prestataire, grâce à Ludovic, la mise à disposition de ressources humaines suffisantes pour gérer le contenu et la mise à jour de votre site internet, vous voilà prêt, on l’espère, pour encore mieux communiquer !

[Fin]

Retrouvez ce plan guide sur google doc à l’adresse suivante, librement partageable : Guide pratique cahier des charges selon etourisme.info

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Cahier des charges site Internet (8)

fév 18, 07:00 par Pierre Croizet

[… Suite]
Voir aussi les articles précédents : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6 ; 7.

E-tourisme, cahier des charges site internet, office de tourisme, site web

Avant-dernier article de ma série sur le cahier des charges de site Internet.
Les ultimes chapitres n’en sont pas moins stratégiques.

8.1 – Hébergement du site

L’hébergement peut faire l’objet d’une consultation séparée, ou d’un lot à part.
Je recommanderai de l’intégrer au cahier des charges du site Internet. Cela simplifiera les choses tout au long de la vie du site, notamment dans le cas où vous faites héberger vos boîtes mail : en cas de pépin, un seul prestataire vaut mieux que deux.
Dans le cahier des charges, à vous d’indiquer vos préférences :

8.1.1 – Hébergement sur un serveur mutualisé

Un serveur mutualiséé, comme son nom l’indique, héberge plusieurs sites Internet.
Par conséquent, il est moins cher, puisque le coût de stockage et d’accès aux données est divisé entre plusieurs clients.
Consultez les prix sur les sites des principaux hébergeurs, comme amen ou ovh par exemple. Prenez le temps de lire les offres dans le détail. A chaque prix correspond un niveau de prestation, bien entendu.
Les offres mutualisées correspondent bien à la plupart des sites du tourisme, à audience faible à moyenne (donc peu de besoin en bande passante) et densité de contenu assez faible (hélas).

8.1.2 – Serveur dédié

Le “serveur dédié”:http://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_dédié, signifie que vous êtes seuls à occuper le disque dur d’hébergement.
C’est forcément plus cher, à prestation égale.
La différence avec le serveur mutualisé, c’est que les possibilités d’administration sont plus étendues.
Pour un site riche en contenus de toutes sortes et générant une audience moyenne à forte (300 à 500 000 visites par an), c’est une bonne option.

8.1.3 – Sécurité

Une des préoccupations majeures liées à l’hébergement relève de la sécurité des données. La quasi totalité des solutions du marché propose une sauvegarde qui peut être quotidienne ou hebdomadaire.
Une fois que l’on a dit cela, on n’a pas tout dit : le fait que vos données soient sauvegardées signifie juste qu’elles vont être stockées sur un disque de secours. Si le serveur principal sur lequel est hébergé votre site tombe en panne, alors plus personne n’accédera à votre site… tant que le raccordement au site de rechange n’aura pas été fait !
Autrement dit, c’est comme pour une roue de secours : elle ne permet à la voiture de rouler à nouveau que lorsque quelqu’un l’aura installée !
Ce point est tout sauf un détail, car il explique que le tarif avancé par votre prestataire Internet soit très supérieur aux offres d’hébergement que l’on trouve en ligne. Il vous facture l’hébergement (pas cher) mais aussi le dépannage en cas de pépin (beaucoup plus cher).

Sachez qu’il existe un système appelé IP Fail Over, qui permet de basculer le site sur le serveur de secours en quelques secondes, garantissant ainsi la continuité de votre service.
Vous pouvez le demander dans votre cahier des charges. Prévoyez une option, car le budget sera peut-être trop important pour vous.

De manière générale, les taux de disponibilité des serveurs sont excellents. Dites-vous qu’un site web tourne 24h/24 et 7j/7. Une indisponibilité de 72h correspond donc à une performance de 99,2 % et à un impact de 0,8% sur votre audience… Cela laisse de la marge :-)

8.1.4 – Environnement

Oui, il existe des serveurs verts. Si vous avez une politique stricte en matière d’environnement, demandez, dans le cahier des charges, que votre site soit hébergé sur des serveurs écologiquement corrects.
Il existe divers labels. En voici quelques uns.

8.2 – Maintenance du site

Ce que contient généralement un contrat de maintenance dans le etourisme :

  • Corrections d’erreurs bloquant le bon fonctionnement du site ;
  • Modification du code html de certains contenus non administrables (dans le cas d’un site dynamique) ;
  • Disponibilité téléphonique et mail en cas de problème d’utilisation ;
  • Sauvegarde et maintenance du serveur ;
  • Maintenance du serveur de mail et création d’adresses ;
  • Création d’adresses pour les prestataires.

Tout le charme d’un contrat de maintenance réside dans les délais d’intervention prévus.
Je vous conseille de prévoir deux cas de figure :

  • Le dysfonctionnement est bloquant (le site est inaccessible) : demandez une intervention sous 24h maxi et un rétablissement sous 72h maxi. Attention : tenez compte du fait que votre prestataire sera peut-être dépendant des délais d’autres acteurs (hébergeur) en fonction de la panne ;
  • Le dysfonctionnement n’est pas bloquant (bug sous certains navigateurs par exemple) : demandez une intervention sous 72h maxi.

Bien sûr vous pouvez être plus exigeant. Mais serez-vous à payer le prix ? (Les interventions le dimanche, c’est plus cher…).

8.3 – Modalités de livraison du site

8.3.1 – Livrables

Il est important de pouvoir disposer des éléments suivants :

  • Arborescence détaillée du site ;
  • Fichiers informatiques source ;
  • Notice descriptive du site et de son fonctionnement ;
  • Version du code HTML utilisé et des versions des navigateurs compatibles ;
  • Preuves des déclarations effectuées ;
  • Identifiant et mot de passe pour accéder au serveur.

Faites les figurer dans le cahier des charges.

8.3.2 – Recette de vérification du bon fonctionnement

La recette), c’est la réception du site.
Elle donne lieu à un procès-verbal et, surtout, à une vérification, offre et cahier des charges sous les yeux, que le produit livré est conforme à la commande exprimée dans le cahier des charges.

8.3.3 – Recette en service régulier

Ca c’est le must ! Vous procédez d’abord à la première recette, puis, trois mois plus tard, quand le site est bien installé, vous en faites une seconde, pour vous assurer que tout va bien.
Notez que les contrats de maintenance sont censés démarrer au jour de la signature du PV de réception.

8.3.4 – Formation du personnel

Indispensable ! A bien mentionner dans le cahier des charges !
En général, une journée suffit à y voir clair. Cependant, lorsque votre demande est complexe, ne mégotez pas sur le budget formation.
Veillez ensuite à entretenir un partenariat de qualité avec votre prestataire pour qu’il accepte de bonne grâce (= gratuitement) des contacts téléphoniques très fréquents au début de la vie de votre site.

[A suivre][Dernier article très bientôt !]

Retrouvez ce plan guide sur google doc à l’adresse suivante, librement partageable : Guide pratique cahier des charges selon etourisme.info

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"Mobile First !" dixit Google ce 16 février... 2010 plus que jamais mobile !

fév 17, 07:00 par Pierre Eloy

Le salon des professionnels du mobile se tient depuis le 15 février 2010 à Barcelone, le MobileWorldCongress 2010. C’est le rendez-vous annuel des "lourds" du marché mobile. Cette année 2010, si vous en doutiez encore, est sans doute l’année du smartphone. Alors que les ventes de mobiles classiques sont annoncées en baisse par les spécialistes du mobile, le smartphone est toujours en pleine croissance. Et pour vous convaincre de l’intérêt croissant des Apple, Nokia et autre Google pour les mobinautes, je vous ai repris un propos d’Eric Schmidt, Google (16 février 2010, Barcelone), qui annonce tout simplement la stratégie Google pour 2010, c’est Mobile, Mobile, Mobile :



Voir l’article complet à son emplacement d’origine : mobilebusinessbriefing.com

Dans ce contexte, vous comprendrez notre insistance les articles liés à la mobilité. Vous pensez comme moi, que tous les OT devraient avoir un Iphone, un Google Nexus One et un Nokia pour réaliser une vraie veille mobinauto-touristique ;-) ? En attendant que ce soit le cas, nous vous proposons un petit tour d’horizon des applications ou services mobiles, que vous pourrez soit tester sur votre smartphone (veinards…) soit découvrir pour proposer des services sur ces sites/applications web touristiques. Avant de développer votre application, il y a certainement de quoi faire par ici :


Dismoioù : Ce site d’avis d’utilisateurs semble trouver un second souffle. Le nombre d’avis clients est conséquent et l’application Iphone proposée est très simple à utiliser pour donner un avis en 2 clics. De plus sur le site web, vous trouverez une sympathique connexion avec votre compte Facebook, ce qui fait entrer ce site dans le monde communautaire par la grande porte… Sur ma page d’accueil, je vois tous les avis de mes "friends" Facebook. Professionnels, je vous invite à visiter les pages PRO pour vérifier que vos structures sont présentes et pour tous les OT, regardez ce qui se dit sur vos adhérents.


Comuto : L’application de co-voiturage à proposer sur vos sites web. Proposée par la société Covoiturage.fr, je vous invite à découvrir leur très bon widget de covoiturage à personnaliser pour un événement sur votre territoire.


Tumblr : poster une photo depuis son téléphone sur un photo-blog. Pour une communication instantanée, aussi bien vers les touristes que pour votre communication pro avec vos adhérents (photos du nouvel hébergement du territoire, premières neiges et ouverture de la station, reportage photos lors d’un festival de musique sur une journée… les applications sont illimitées. Tumblr, c’est aussi un photoblog directement accessible et administrable via son site web.


Worldview : webcams du monde entier avec webcams.travel…Quoi, votre territoire n’est pas encore équipé d’une webcam ??? et du coup, votre webcam qui n’existe pas encore, n’est pas référencée sur webcams.travel et donc vous ne figurez pas dans cette application ? Et encore plus grave, sachez que ces webcams référencées sur webcams.travel sont reprises sur Google Maps ! Faîtes un petit tour des webcams présentes sur la Google Maps de la France… il y’a vraiment un joli coup à faire pour un OT !


Lonely Planet French Phrasebook : Pour vos touristes étrangers, pourquoi ne pas leur proposer de télécharger ce service de Lonely Planet, tout fraîchement mis en ligne, les mots des vacances en français


Everytrail : Nous vous en avons déjà parlé ici. C’est une application iphone fort pratique pour tracer, mobile dans la poche, vos parcours de pêche, de randonnées, vos tours de ville en prenant de temps en temps une photo qui sera automatiquement géolocalisée et placée sur votre carte Google Maps. Everytrail, c’est aussi un site Internet sur lequel vous pouvez construire vos cartes personnelles, utiliser vos photos stockées également sur flickr et intégrer tout cela dans votre site Internet.


Chirp ! : Le bonus bucolique pour vos randonneurs, l’application Iphone qui reconnait les chants des oiseaux, le Shazamdes oiseaux (application qui retrouve le titre d’une chanson à partir d’une simple écoute depuis son smartphone)


Et aussi… à connaître, à découvrir, à tester et à trifouiller :


  • View2ski : webcams dans les stations de ski.Un formulaire existe pour inscrire sa station.
  • Postman : créer une carte postale virtuelle personnalisée depuis son lieu de vacances et la « socialiser », c’est à dire la partager via facebook, twitter, email…en complément aux classiques MMS, là vous réalisez un mini-montage visuel avant envoi.
  • Wikitude : Nous en avons déjà parlé ici. La réalité augmentée touristique à portée de main, sa source d’informations principale… je vous le donne en mille… Wikipédia. Inutile de vous rappeler l’importance d’avoir vos sites touristiques clairement présentés sur Wikipédia.
  • Nomao : Entre Google et Dismoioù, moteur de recherche géolocalisé depuis son iphone. La réalité augmentée est active également dans cette solution.


Nous avons également aimé les articles de blogs suivants :



Et pour finir, faîtes un petit tour par les sites d’applications des grandes marques :

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Créer un plan de ville avec OpenStreetMap

fév 16, 07:00 par Sébastien Gonzalez

Si vous lisez de manière assidue le blog, vous savez sûrement que l’on a déjà parlé du projet d’OpenStreetMap dans cet article.

Pour résumer, OpenStreetMap est un projet destiné à réaliser une carte du monde, sous licence dite “libre”. Cela signifie que tout le monde est libre d’utiliser, d’améliorer, de distribuer ou d’effectuer des travaux dérivés à partir des cartes [à condition que tous les travaux produits soient sous la même licence], donnant ainsi une liberté bien plus grande que les solutions déjà existantes, telles Google Maps.

Aujourd’hui, je souhaite vous montrer un exemple d’utilisation des données d’OpenStreetMap pour réaliser un plan de ville, celui de Cognac.
Ici, vous pouvez voir le plan de la ville tel qu’il a été dessiné par plusieurs contributeurs. Il a particulièrement été bien renseigné, y figurent même les parkings, services publics (commissariat, bibliothèque municipale, écoles…).


Ensuite, si vous vous rendez sur MapOSMatic vous pouvez très simplement créer un plan de ville dont les données sont issues d’OpenStreetMap. Vous devez juste préciser soit une zone administrative (nom de la commune), soit délimiter une zone géographique. Et c’est tout !
Après, en 3 clics, vous obtenez gratuitement au format PDF, PNG ou SVGZ :

Ce fichier peut ensuite être envoyé à votre agence qui pourra intégrer ce fond de carte à vos outils de communications.
Mais n’oubliez pas, pour être conforme à la licence et aux droits d’utilisation, si vous effectuez des modifications, vous devez publier vos travaux sous la même licence. Pour plus d’infos sur la licence…

Dans le même esprit, on peut aussi embarquer la carte depuis OpenStreetMap en html dans son site, avec un iframe, comme suit :


Voir une carte plus grande

Je vous entends d’ici dire que c’est super… oui, mais évidemment il faut avant tout que les données cartographiques soient publiées… alors, qu’attendez-vous pour acheter un GPS et commencer à publier sur OpenStreetMap ?

tags : cartographie, logiciel libre, openstreetmap, plan de ville image tags

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Cahier des charges site Internet (7)

fév 9, 06:00 par Pierre Croizet

[… Suite]
Voir aussi les articles précédents : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6

Cahier des charges site internet, office de tourisme, nom de domaine, référencement, statistiques

Parmi les questions les plus abordées en matière de e-tourisme, figurent tout ce qui touche au choix du nom de domaine, au référencement et aux statistiques.
Les trois sujets sont liés.
Voilà comment je propose de les évoquer dans le cahier des charges de votre site Internet.

7.1 – Nom de domaine

Trois cas de figure se présentent :

a) Nom de domaine à créer

Beaucoup de choses sont possibles. Ce n’est pas parce que votre nom de domaine est génial que vous serez mieux vus par Google. Ce n’est pas parce qu’il est nul que vous serez invisible.
Regardez les comportements des internautes : la plupart des gens passent par un moteur de recherche pour accéder à un site. La part de ceux qui tapent directement l’adresse dans la barre d’url est faible…
Par conséquent les recommandations à faire sont assez limitées :

  • Essayez d’introduire le mot “tourisme” dans votre nom de domaine, pour signifier votre appartenance au secteur et suivre le mouvement engagé par les institutionnels ;
  • S’il s’agit d’un site thématique, essayez de mettre en avant le mot clé le plus important : “randonnée”, “golf”, “familles”…
  • N’hésitez pas à déposer plusieurs noms de domaine : cela ne coûte que 12 € HT par an par nom de domaine et votre prestataire organisera des re-directions. Veillez à protéger votre nom en le réservant dans la plupart des extensions (.com, .fr, .eu, .net, etc.) et attention aux orthographes multiples (mont-st-michel, montstmichel, montsaintmichel…)
  • Tirets ou pas tirets : peu importe, les moteurs savent interpréter.
  • Disponibilité des noms de domaine : allez voir sur gandi.net ou who.is.

b) Nom de domaine à transférer

C’est le cas de figure où vous comptez changer de prestataire ou d’hébergeur : vous transférez la gestion du nom de domaine.
Indiquez le simplement dans le cahier des charges. Votre prestataire comprendra qu’il aura à effectuer les formalités d’usage.

c) Nom de domaine à récupérer

Un tiers a acquis LE nom de domaine qu’il vous faut.
Une seule solution : négocier avec lui pour récupérer le nom de domaine.
Les organismes gérant les noms de domaine peuvent servir d’intermédiaire. Il arrive d’ailleurs que des noms de domaine soient affichés comme étant “en vente” pour un prix déterminé.

7.2 – Référencement

7.2.1 – Référencement naturel

Le prestataire web que vous allez choisir aura pour mission d’optimiser les codes de développement pour faciliter l’indexation de vos pages web.
C’est la base de votre commande.
Si vous souhaitez qu’il aille plus loin, indiquez clairement que vous attendez un accompagnement : conseils sur les mots clés à valoriser, techniques de rédaction, suivi du référencement. Cette compétence est assez spécifique : peut-être vous faudrait-il consulter des sociétés spécialisées ?

Dans le cahier des charges, votre commande peut se focaliser sur les points suivants, pour démarrer :

a) Optimisation du code
Le prestataire devra prévoir à minima qu‘à travers le code html des pages (statiques ou dynamiques) le code soit “SEO friendly” c’est-à-dire facilement compréhensible par les moteurs de recherche : respect des balises de hiérarchie pour les différents niveaux de lecture, création de textes alternatifs pour les images, construction de liens hypertexte optimisés, présence de meta balises etc.
b) Optimisation des url
Une page web est unique et ce qui la définit c’est un contenu, un titre et une adresse. Cette adresse, partiellement composée du nom de domaine peut contenir des expressions qui deviendront des mots clefs. Ex. : http://monsite.com/hebergements/hotels/liste.html vs http://monsite.com/heb.php?type=2&tri=liste
c) Indication des dispositions prises pour faciliter la gestion des mots clés par le client
Si le site internet doit disposer d’un gestionnaire de contenu, il doit vous permettre d’interagir le plus possible avec les optimisation du code effectuée au point a). C’est le moyen de garder, par l‘éditorial, le contrôle sur le message à faire passer aux moteurs au moment de leurs passages.

7.2.2 – Déclaration du site auprès des moteurs de recherche

Il est souhaitable pour accélérer le référencement, de déclarer le plan de son site auprès des moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing). Normalement, tous les prestataires sérieux le font. Indiquez le quand même dans le cahier des charges.
Plus que la déclaration d’existence du site, il s’agit d’indiquer l’adresse de la page de plan du site au format sitemap (page qui liste et classe l’ensemble des urls d’un site).
Voyez ce site, riche en informations sur le sujet.

7.2.3 – Indexation de données syndiquées (webservices)

Vous avez des flux xml à faire gérer (au format Tourinfrance par exemple), alors signalez-le au futur prestataire.
Et demandez à ce qu’une procédure de référencement des données syndiquées soit mise en place. Prévoyez que la donnée ne soit pas accessible uniquement à travers un moteur de recherche interne (= un barrage pour les robots en charge de l’indexation)

7.2.4 – Plan de nommage des pages

Cela rejoint l’optimisation des url.
Prévoyez, dés le cahier des charges, un moment, dans le planning de réalisation, à consacrer à l‘écriture du nom/titre de chaque page.
Idéalement, chaque nom doit être soigneusement choisi, en partant, par exemple, d’un travail basé sur les résultats du générateur de mots clés de Google Adwords.
L’objectif est de placer, dans les noms des pages, des mots correspondant à des requêtes fortes, c’est-à-dire très régulièrement tapées dans le moteur de recherche.

7.2.5 – Organisation du référencement

Le référencement naturel concerne autant le prestataire que vous.
Une fois le site lancé, la progression de votre site dans le “SERP” dépendra très fortement de votre capacité à animer votre site : à travers le contenu éditorial (choix des textes, légendes des images, utilisation des sites communautaires), à travers les échanges de liens avec d’autres sites (liens entrants) et à travers la maîtrise de votre CMS (titrage, liens internes & navigation transversale…).
Il faudra donc s’assurer que le maintien du référencement initial est possible et à votre portée une fois le site livré.

Cependant, avant le lancement du site il est nécessaire de planifier avec le prestataire une liste de mots clefs et expressions qui devront êtres mis en avant pour le référencement naturel.
Dites-vous que, pour la grande majorité des sites du tourisme institutionnel (dont les audiences sont faibles à moyenne), un “simple” travail de rédaction rigoureux axé sur la densité de certains mots clés suffit à enregistrer de belles percées en termes de référencement…

Enfin, prévoyez l’installation d’outils statistiques pour connaître la provenance de vos visiteurs (via quels moteurs ? et quelles expressions ?) et pourquoi pas des outils d’alerte ou de suivi automatique sur le positionnement hebdomadaire de vos pages sur une liste de mots clefs stratégiques pour vous.

8 – Statistiques

A minima, la solution proposée devra proposer :

  • nombre d’accès visiteurs uniques,
  • mots clés tapés par les internautes,
  • moteurs et annuaires de provenance,
  • nombre de visites,
  • pages visitées,
  • provenance géographique des internautes,
  • jours et tranches horaires des visites,
  • types de navigateurs utilisés,
  • fournisseurs d’accès d’origine…

Autrement dit, exigez Google Analytics ou AnalyzerNX (anciennement Xiti) ou Estat, ou tout autre système fiable et efficace.
N’oubliez pas cet outil dans votre commande : sans statistiques votre site ne sert rigoureusement à rien !

[A suivre][Plus que 2 articles]

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Bornes Internet : des solutions pas chères pour les OT

fév 8, 06:00 par Jean-Luc Boulin

L’Ipad d’Apple à peine sorti, je connais nombre de directeurs d’Offices de Tourisme qui se sont demandés comment installer ce bijou technologique dans leur local d’accueil. Car finalement, l’Ipad peut facilement se transformer en une borne d’accès Internet pour les clients, et ce à un prix très abordable!
Outre le navigateur Safari installé de série dans la tablette Apple, de très nombreuses applications diverses peuvent être rajoutées. Le produit a un design très sympa, et deux ou trois Ipad devant le comptoir, ça jette!
Mais pour un accueil d’Office de tourisme, l’Ipad a aussi ses limites :

  • Les applications accessibles sont uniquement celles de l’Appstore. Donc, si le territoire dispose d’une applicaiton Iphone, c’est très bien. Mais sinon, pas facile d’installer une vidéo ou un diaporama accessible depuis l‘écran d’accueil
  • La seconde limité de l’outil est la taille de l‘écran : avec un peu moins de 10 pouces de diagonale, cela reste petit.
  • Enfin, il faudra prévoir un système assez sécurisé qui protège l’Ipad pour l’accrocher au mur de l’office sans que le premier visiteur ne l’emporte…

Au niveau du prix, l’Ipad démarre à 500 euros, ce qui est très abordable.

Mais d’autres solutions existent : ainsi Patrice, du Pays Touristique des Bastides, en Dordogne, nous explique comment, après avoir longuement réfléchi à la meilleure solution pour équiper ses OT de bornes internet (bornes internet intégrées, PC dédié…) il a opté pour la solution la plus simple et la plus économique, et à mes yeux la plus efficace : le petit dernier d’Asus, l’EEE Top, à voir ici http://www.asus.fr/eeetop.

Il s’agit d’un PC tactile tout en un a design plutôt sympa. Tout est dans l‘écran, pas d’unité centrale à caser donc. . L’ordi fonctionne soit avec le clavier et une souris, soit de façon tactile (au doigt ou au stylet). Il est en plus équipé d’une webcam.
Nous avons acheté les nôtres cet été et il n’y avait qu’un format (15 pouces). Nous les avons donc installé dans les OT en wifi avec un coût d’utilisation au 1/4 d’heure. Les touristes les ont utilisés sans problème cet été et certains OT ont été surpris car ils ne pensaient pas en avoir la demande… Quand l’offre crée le besoin… Le coût des bornes était cet été de 520 €. Pour le moment tout le monde en est satisfait.

Un nouveau modèle 21 pouces est sorti depuis au prix de 750 euros.

tags : accueil, apple, borne internet, office de tourisme image tags

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Cahier des charges site Internet (6)

fév 5, 07:00 par Pierre Croizet

[… Suite]
Voir aussi les articles précédents : 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5

Cahier des charges site Internet, ergonomie, design, accessibilité, office de tourisme

Aaahhh ! Enfin !
Je vais vous parler de webdesign (ouais !), d’ergonomie (mouais…), d’accessibilité (bof).
Généralement c’est LE sujet qui préoccupe le plus les conseils d’administration et les rédacteurs de cahier des charges : le graphisme.
Il faut les comprendre : lire une offre de services Web est extrêmement fastidieux. On n’y comprend goutte ; c’est austère et les prestataires Internet ne savent pas écrire deux lignes sans placer un mot en anglais. Bref, on s’ennuie.
Alors que, si l’on a pris soin de demander une maquette de site (voire plusieurs !), tout s‘éclaire !
La couleur envahit les pages; on peut se livrer au petit jeu du “j’aime, j’aime pas”, casser du sucre sur les “moches”, les “farfelues”, les “non, non, ça ne nous correspond pas du tout” et marcher joyeusement sur la tête des trames fonctionnelles et autres rugosités méthodologiques.
Et c’est ainsi qu’on accède à ce dont on rêve : un site barbouillé en rose foncé, truffé de bannières clignotantes et de photos moches, nombriliste et immobile, à l‘étroit dans un gabarit en cinq colonnes à la une.
Au secours !

Soyons sérieux. Car l’interfaçage c’est sérieux. Il en va du plaisir de l’internaute et du niveau des ventes à la sortie.
Je propose d’organiser les choses en quatre parties, dans le cahier des charges.

6.1 – Interface et charte graphique

Hypothèse 1 : vous n’avez pas de charte.
Laissez un peu de liberté au prestataire. Mais aidez-le. Comment ?
En dessinant (oui, vous avez bien lu !) votre idée de l’interface.
Normalement, si vous avez bien organisé votre trame fonctionnelle, cela ne présente aucune difficulté.
Essayez de proposer un schéma pour la page d’accueil, pour la page hébergement et pour une page de détail.

Hypothèse 2 : vous avez déjà une charte graphique.
Communiquez-la dans votre CCTP, surtout si vous attendez des maquettes.
En revanche, veillez à ce que votre charte, si elle a été dessinée pour du papier, ne soit pas “bloquante”. Je m’explique : les codes couleurs du papier ou certaines polices de caractère, par exemple, ne sont pas forcément duplicables sur le Web.
Par ailleurs, si possible, essayez d’alléger vos gabarits : l’animation de l’interface viendra des photos et vidéos que vous posterez et pas des aplats en fond d‘écran.

Hypothèse 3: vous avez une agence de com.
Alors ne demandez pas de maquette dans le cahier des charges. Le prestataire web et l’agence se mettront en relation une fois l’affaire signée.
Et veillez à ce que le prestataire web ait le dernier mot, en cas de choix d’interfaçage difficiles, car il aura naturellement tendance à privilégier la fluidité de la navigation.

De manière générale, je serais tenté de vous déconseiller de demander une maquette dans le cahier des charges. Vous ne pouvez pas en effet être sûrs que votre commande va être parfaitement comprise, donc que le prestataire va partir sur des bases stables. D’autant plus qu’il n’est pas possible d’envisager tous les cas de figures à développer, lors de la rédaction de l’offre de services. Vous risquez donc, et le prestataire avec vous, de vous embarquer dans des choix d’interface inadaptés dont il sera difficile de sortir.

6-2 – Navigation

Les règles d’or dont il faut demander le respect, sont, à mon avis, les suivantes :

  1. Présence d’un fil d’Ariane) ;
  2. Trois clics maxi, pour accéder à l’information recherchée ;
  3. Recours minimal aux menus déroulants : opinion purement personnelle, mais à l’usage, je finis par me dire que ces menus permettent de régler trop facilement les problèmes d’arborescence qui se posent au maître d’ouvrage, au détriment du confort de navigation de l’internaute (qui ne voit pas l’info au premier coup d’oeil, qui pourra avoir du mal à positionner son pointeur, qui pourra être confronté à des problèmes de compatibilité avec son navigateur…).

6-3 – Accessibilité
Lancée par le W3C (World Wide Web Consortium) en 1997, l’initiative sur l’accessibilité du Web WAI a pour mission de proposer des solutions techniques pour rendre le Web accessible aux personnes handicapées et, de manière plus générale, à toute personne, sans nécessiter de pré-requis particulier.
Ces recommandations sont rassemblées dans un document : le W.C.A.G 2.0.
En France, la labellisation est assuré par des experts regroupés dans le Groupe de Travail Accessiweb.
La labellisation argent (ou AA) est facilement accessible. Il s’agit de respecter des 92 conseils de manière plus ou moins forte.
La plupart de ces conseils sont déjà inscrits dans les normes comme le HTML 4 mais elles n’ont pas dans ce cadre de caractère obligatoire.

Donc WAI ou ne pas WAI, telle est la question.
Sur le principe c’est sympa, en pratique c’est plus cher.
A vous de voir.

6-4 – Les sites que vous aimez bien

On en apprend souvent beaucoup plus sur vos souhaits réels, à travers des exemples de sites que vous aimez bien, qu’au moyen d’explications laborieuses.
De plus, l’identification de sites “de référence” ne peut être faite par une seule personne.
C’est donc l’occasion d’animer un petit groupe (élus, prestataires locaux, membres de l‘équipe) pour partager la vision commune que l’on peut avoir de son site.
Par ailleurs, ce petit exercice permet de concrétiser l’idée de chacun sur le résultat final à produire, autrement qu’avec des “j’aime, j’aime pas” ou “ma couleur préférée à moi, c’est vert améthyste, avec des reflets dorés”.

Dans mon prochain article, j’aborderai la question du nom de domaine et du référencement…

[A suivre][Plus que 3 articles]

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Cahier des charges site Internet (5)

fév 3, 07:00 par Pierre Croizet

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Voir aussi les articles précédents : 1 ; 2 ; 3 ; 4

Cahier des charges site Internet, animation éditoriale, office de tourisme

Indiquer à un prestataire qu’on veut tel ou tel CMS, selon telle ou telle trame de fonctionnalités, c’est bien.
Mais, dés la rédaction du cahier des charges, il faut penser à la suite. Autrement dit : qui va animer le site ? Comment ? Avec quels contenus ?
Ce point là aussi concerne votre futur prestataire, ne serait-ce que pour des questions de souplesse de la charte graphique, de gestion des droits d’administration des contenus, et de mise en place d’un partenariat longue durée.

5.1 – Organisation de l’administration des contenus : qui fait quoi ?

On ne conçoit pas forcément un site de la même manière selon que l’on a affaire à une équipe dynamique ou à un seul webmaster éditorial perdu dans son coin.
De même, il est parfois bon, avant qu’il ne soit trop tard, d’anticiper la puissance de l’outil dont on va s‘équiper.
A quoi cela sert-il de financer lourdement un CMS armé pour faire de la Web TV, des articles quotidiens, des interrogations de bases de données, que sais-je encore ?, si on est deux agents à pouvoir l’alimenter, à mi-temps ?
Remplissez donc la grille ci-dessous, pour y voir plus clair, sur vos capacités réelles :

Cahier des charges site Internet, offices de tourisme, animation éditoriale

Bien sûr, vous n‘êtes pas obligés de remplir les cases avec les noms de personne appartenant à votre structure. La maintenance du site échoit ainsi en général au prestataire Web. La gestion des bases de données peut très bien être de son ressort, ou de celui du CDT.
Retenez simplement ceci : des ressources humaines suffisantes sont-elles mobilisables pour faire vivre le site de manière pérenne ? Les rôles des uns et des autres sont-ils clairement établis ?
Et pensez à cela : les rédacteurs multimédias peuvent aussi être vos internautes. C’est le fameux web 2.0 ou CGU (Contenu Généré par les utilisateurs)

5.2 – Type de contenus et rythme de mise à jour

Cela fait aussi partie de la commande que de préciser ce qu’on entend placer comme contenus dans son site : vidéos, textes, bannières, photos, sondages, jeux…
Là encore, si vous avez correctement établi votre trame fonctionnelle, pas de surprise pour les développeurs.
En revanche, les webdesigners auront besoin d’anticiper votre manière d’alimenter l’interface, qui, en conséquence, sera plus ou moins contrainte.
Allez donc voir l’interface du site I love New-York : elle est minimaliste (encore que beaucoup plus travaillée qu’il n’y paraît) parce que ce sont les contenus (des bannières très souvent mises à jour) qui animent le site.

5.3 – Accompagnement éditorial

L’accompagnement éditorial est un nouveau service qui vise à aider les clients insuffisamment dotés en ressources humaines à :

  • Rédiger des articles ;
  • Réaliser des reportages et des contenus multimédias ;
  • Monter des opérations de communication et de buzz ;
  • Animer des communautés d’utilisateurs…

A vous d’indiquer vos besoins !

[A suivre][Plus que 4 articles]

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_Crédits photos bannière chapitre 5 : dreamstine.com

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