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Autofinancer son site site web ? Trois pistes à essayer...
jan 22, 07:00 par Pierre Croizet
Peu de chances que l’année 2009 voit les élus disposer de nouvelles marges de manoeuvre pour le tourisme. La lucidité impose de se dire que les budgets des OT, CDT, CRT et consorts vont stagner.
Le web va en pâtir, comme le reste, mais il dispose d’un ressort puissant : l’audience générée par les sites institutionnels.
Comme pour tout média (télé, radio, journal…), l’audience d’un site web a une valeur marchande car elle permet à des annonceurs d’accéder à une vitrine dont la visibilité est vitale pour leur commerce.
Pour les prestataires touristiques ce principe est évidemment valable. Il est temps qu’il le reconnaisse pour deux raisons :
- Leurs sites individuels, à part quelques rares campings, sont devenus quasi-invisibles sur Internet, faute d’audience et de moyens. Sans les sites portails payants, point de salut. Désolé, mais c’est la réalité de 2009. Point de salut, sauf à compter sur les offices de tourisme.
- Sur Internet, l’isolement tue et le collectif sauve. Web, ça veut dire “toile” en anglais. Il ne faut jamais l’oublier car c’est un principe fondateur. Ce jeu collectif mérite d’y consacrer quelque argent. Plus, en tous cas, que les modiques cotisations souvent acquittées chaque année, en rechignant.
Or donc, il est temps que les OT fassent payer la visibilité qu’ils amènent à leurs prestataires, pour mieux l’entretenir et la développer. ll ne s’agit pas de remettre en cause le service public, car seules certaines prestations ont vocation à être rémunérées, mais de mobiliser des leviers que la collectivité ne peut plus fournir.
Question de survie, quoi !
Je suggère trois moyens, non exhaustifs :
- Commercialiser des bannières sur le site officiel : sur le principe, tout le monde est d’accord. Mais en pratique ? Pour gagner un peu d’argent, il faut veiller à respecter quelques recettes : les bannières ne valent que sur les pages à forte fréquentation (accueil, hébergements, webcams, météo… en général); elles doivent occuper un espace suffisant pour être valorisantes mais ne pas gêner la navigation ou la lisibilité (donc pensez à les prévoir lors de la refonte de votre site); leur tarif doit être mesuré pour ne pas rendre trop risqué le retour sur investissement (entre 80 et 150 euros par mois, par exemple); être simple à gérer (évitez la facturation au clic, soyez prudents sur la gestion dématérialisée à la Google : elle coûte souvent très cher en relation clientèle); renouveler le genre en vendant des espaces privilégiés (le bandeau du haut, pourquoi pas ?) ou des espaces vidéos temporaires. Voir l’exemple ci-dessous, plutôt malin, sur le site de l’office de tourisme de Dinan

- Proposer des pages prestataires personnalisées : la plupart des sociétés qui gèrent vos sites proposent des modules de création de ces pages. En général, vous avez à payer le prix du module au départ, puis libre à vous de revendre les pages au prix que vous voulez autant de fois que vous voulez. Faites vos comptes, à 100 ou 200 euros la page x 50 prestataires, pour un coût initial de 3-4000 euros…
- Si votre audience est vraiment significative (> 500 000 visites annuelles), tentez les affiliations. Autrement dit, introduisez des services de type “location de voiture”, “vente de billets de train ou d’avion”, “assurances météo”, “billetterie”… Les petits ruisseaux feront les grandes rivières.
Avec tout ça, vous n’autofinancerez peut-être pas votre site web, mais vous récupérerez quelques milliers d’euros. Ca couvrira les frais d’hébergement et l’achat de mots clés sur Google…
Sans lâcher vos chiffres, avez-vous des exemples de bonnes pratiques ?
Commentaires fermés pour cet article
«La mobilité, enfin ? Les résultats de l'enquête de satisfaction des 4èmes Rencontres du etourisme institutionnel »


Sur tourisme-alsace.com nous avons mis en place depuis 2 ans un programme d’affiliation Amazon dans l’idée de générer un petit revenu. Les résultats sont finalement assez décevants : cela nous permet de payer quelques noms de domaine. En revanche le taux de clics sur les livres nous donne de précieuses indications sur les attentes des internautes, et cela nous conforte dans notre stratégie !
— Cyrille jan 22, 10:46 #
Bonjour,
Et félicitations pour les articles toujours pertinents publiés sur votre blog (bien en vue sur mon Netvibes!).
Je rebondis sur votre suggestion de vente d’espaces pour financer la communication internet des acteurs touristiques.
Nous avons fait cette même analyse au cours de nos entrevues avec nos prospects ou clients et elle semble s’imposer plus encore dans ces temps difficiles pour les budgets communication.
Comment investir dans du nouveau contenu à forte valeur ajoutée, nécessaire pour se démarquer et répondre aux attentes des “touristonautes”, tout en maintenant ou réduisant les budgets?
Le résultat de nos études réalisées de concert avec nos clients, est la mise sur le marché d’une variante de notre outil de communication standard.
Lequel leur permet désormais de s’armer d’un média de séduction haut de gamme, tout en générant des revenus nouveaux.
Nous avons simplement ajouté à nos visites virtuelles haute définition Flash, une enveloppe html permettant d’inclure des bannières ou tous types d’informations liées à la base de données de nos clients.
L’exemple suivant permet de voir le résultat obtenu :
http://snurl.com/panocom
L’accueil obtenu par cette nouvelle solution nous conforte dans nos choix et vient aussi illustrer votre analyse.
Bien cordialement;
Rémi Fauconnier
Dirigeant Showaround
— Rémi Fauconnier jan 22, 13:14 #
“évitez la facturation au clic”
Mais le business modèle est le CPA et le CPC
Cost Per Action
Cost Per Clic
Toute l’industrie marche comme çà et de + en +
Pourquoi voulez-vous que les OT, CDT, CRT découvrent ou appliquent un autre business modèle.
Ou alors il faut vraiment prouver que vous envoyez des “leads” très qualifiés, voir plus qualifiées que les très très nombreux portails privés, etc….
Un peu plus de concurrence sur un marché hyper agressif au niveau mondial ;-)
Bon courage
— Claude jan 23, 06:37 #
Merci Claude pour ce commentaire. Si je suggère d‘éviter la facturation au clic, c’est simplement parce que la plupart des OT : n’ont pas les moyens de se payer ne serait-ce qu’une petite plateforme publicitaire à la Google (ça viendra, mais ce n’est pas encore le cas); ont des centaines d’adhérents avec qui ils entretiennent un rapport humain très proche (donc de toute façon, même avec des systèmes CPA ou CPC, on est sûr de se prendre les prestataires au téléphone dans la demi-heure); sont malheureusement dans l’incapacité de se gérer un mécanisme de facturation et de compta ultra souple (à nouveau nécessité d’une plateforme d‘édition des factures, sinon il faut le traiter à la main et là on se tire une balle !); vont passer deux siècles et demi à faire avaliser par leur CA la tarification au clic…
Evidemment, dans un contexte d’hyper concurrence tout ça pourrait conduire à baisser les bras. Ton “bon courage” est donc particulièrement bien vu ;-))
— pierre jan 23, 09:32 #
@Claude : Oui tu as raison, mais ce n’est pas si simple. Doit-on s’orienter sur ce modèle. A vrai dire je ne suis pas sûr, mais a-t-on pour l’heure une véritable alternative…
— Philippe Fabry jan 26, 11:13 #
L’OT de Montbrun les Bains (petit office de tourisme de la Drôme) a mis en place un système de page internet personnalisé pour ses adhérents:texte illimité, 4 photos, accès a un espace privé qui permet la mise en ligne des disponibilité, de promotions et la mise à jour de données. ce service est facturé 100 € par an. La première année, certains adhérents se sont montré réticents mais depuis 2 ans 70 % de nos adhérents on pris cette page internet. cela apporte une source de revenu non négligeable pour l’association.Il faut cependant proposer un service et une visibilité intéressante, et surtout chaque année rappeler l’importance du site internet qui n’est pas encore entré dans tout les esprits
— Vautrelle Lucie fév 13, 19:21 #