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Les petits plus des applications Iphone
19 aoû, 2010 par Jean-Luc Boulin
L‘été a apporté son lot d’applications IPhone dans les destinations touristiques. De plus en plus liées à des systèmes d’information touristiques, les apps “généralistes” présentent toutes des fonctionnalités communes. Elles permettent une présentation de l’offre touristique avec géolocalisation.
Nous en avons repéré deux qui présentent des fonctions originales.
Ainsi le CDT de l’Isère a sorti son app Isere Tourisme. L’app puise ses informations dans la base de données régionale SITRA avec une bonne présentation de l’offre du département. Mais le petit plus est le bouton carte postale en bas à droite de l‘écran. Développée en partenariat avec Oopost, dont nous parlions ici, l’app permet d’envoyer des vrais cartes postales imprimées à partir des photos prises par le touristonaute avec son IPhone.
Autre nouveauté, au Pays Basque. L’application MaCoteBasque a été développé par tous les offices de tourisme du littoral, ce qui est déjà une nouveauté dans l’organisation locale…
Elle s’appuie sur le flux de syndication de Tourinsoft, base de donnée régionale et départementale pour les infos “froides”. Pour les consultations de disponibilités d’hébergement, c’est l’API du CDT qui fonctionne.
L’application Iphone cohabite avec un site web mobile.
Grâce à la création d’un compte, le mobinaute se verra proposer des informations particulières selon ses goûts et sa position géographique.
Mais le “plus” de l’app Iphone, c’est la réalité augmentée intégrée à chaque fiche. Ainsi, lorsque l’on consulte le plan d’un équipement ou d’un hébergement, un bouton “réalité augmentée” déclenche l’appareil photo et permet de positionner l‘établissement sur l‘écran. Testé à 179 km, ça fonctionne…
Avez-vous testé des extras sympas dans des applications Iphone touristiques?
Commentaire [1]
Les 7 clefs du site touristique institutionnel
18 aoû, 2010 par Paul Fabing
J'ai lu avec intérêt cette présentation de l'agence Dagobert qui "conseille et accompagne les marques dans la définition, la création et le déploiement de leur stratégie digitale".
La présentation concerne plutôt les sites des collectivités, mais l'analyse peut aussi s'appliquer aux sites touristiques. En effet les 7 clefs du site institutionnel de demain correspondent bien aux principes développés et expliqués ici par l'équipe de ce blog pour vous aider à améliorer vos sites. Jugez-en plutôt :
Clef n°1 : Intéressez-moi !
Clef n°2 : Guidez-moi !
Votre site permet-il aux touristonautes de trouver facilement ce qu'ils cherchent ? Sans se perdre ? Prend-il en compte les attentes des touristes ?
Un conseil : testez tout ça avec de vrais internautes et analysez sans a priori les réponses obtenues.
Commentaire [3]
Y a-t-il un moteur de recherche interne idéal ?
17 aoû, 2010 par Pierre Croizet
La plupart des institutionnels du tourisme ont des bases de données assez impressionnantes. Et même quand elles représentent seulement quelques centaines d’objet, la manière de proposer des résultats aux internautes à travers un moteur de recherche interne est souvent un casse-tête.
La difficulté vient ce qu’on ignore par quel chemin le client va formuler sa demande.
- Requête géographique d’abord, parce qu’il sait précisément où il va aller en vacances ? Mais avec quel niveau de précision ? Et au moyen d’une carte ou d’un listing ?
- Type d’hébergement en premier ? Mais comment nomme-t-il une offre de “meublés” (certainement pas “meublés”) ?
- Services discriminants pour lui : animaux acceptés, piscine, climatisation, parking surveillé ?
- Disponibilités ?
- Prix ?…
La difficulté vient ensuite de l’affichage des résultats : sur une carte avec des infobulles ou de simples pictos, sous forme de liste succincte avec des “en savoir plus”, sous forme de liens “à la Google” ?
Quelques enseignements se font jour à travers diverses bonnes pratiques :
- Evitez de trop contraindre la recherche, lancer la recherche à partir d’un seul champ renseigné, quel qu’il soit
Les “non-choix” bloquants provoquent le rebond. Ex. : “Veuillez préciser vos dates de départ et d’arrivée”. Sauf si on est au stade de la résa, cette exigence place l’internaute en situation d‘échec lorsqu’il est simplement en quête d’informations préalables. Le fait d’ajouter un bouton “Voir toute l’offre” peut corriger cette question mais cela reste insatisfaisant. A quoi bon un moteur de recherche si c’est pour se voir proposer toute l’offre ?
Exemple : le moteur de Homelidays.com - Evitez les allers-retours “listing-moteur, moteur-listing”
Le découplage de la page moteur et de la page liste ralentit la navigation et peut conduire à des messages de type “renvoyer le formulaire” selon le navigateur utilisé.
Il est généralement préférable de tout avoir sous la main.
Exemple : le site du tourisme en Wallonie Picarde, avec son moteur extrêmement réfléchi en amont.

Ce type d’interfaçage est particulièrement intéressant lorsque les choix sont multiples, comme cela est souvent le cas pour les institutionnels, à la différence des annuaires d’hébergements. - Simplifiez la lecture de la localisation
Pour cela, le choix de l’interface carto-centrée s’impose. Exemple par le site viamichelin.fr, avec une interface axée sur les listes déroulantes à clics et les infobulles cliquables.

- Fluidifiez l’interrogation de la base et l’affichage des résultats
Là on pense à Ajax, c’est-à-dire l’actualisation instantanée des résultats en fonction des critères sélectionnés ou du niveau de renseignement du champ principal du moteur.
Ca donne ça, sur le site des gîtes de France du Pays Basque

Bref, faites simple, lisible et rapide; ce qui suppose d’accorder un temps de réflexion important à la conception du moteur, avant de créer ou de refondre son site.
Et pour tenter de répondre à la question du titre, je vous invite à consulter cette enquête de Google sur le moteur idéal.
Et pour vous le moteur idéal c’est quoi ?
tags : base de données,
moteur de recherche interne ![]()
Quand Internet devient le premier fournisseur de clients...
16 aoû, 2010 par Jean-Luc Boulin
Pour cette rentrée de la rédaction, voici une petite information qui fait du bien pour ceux qui prêchent l’importance d’Internet dans le tourisme.
Ca y est! Internet est devant, en ce qui concerne le tourisme : Le “journal du net” publiait la semaine dernière son étude sur le ecommerce.
Une information intéressante : 50% des internautes ont acheté en agence au cours des six derniers mois, contre 58% qui ont acheté directement en ligne. certes, il s’agit des internautes, et non pas de l’ensemble des partants, mais cela montre que l’on est vraiment entré dans une ère de maturité du commerce de voyages en ligne.
Si 37% des internautes utilisent le web pour acheter leur billet de train et 24% d’autres titres de transport, ils sont quand même 28% à réserver leur hôtel et 23% leur location de vacances. Et 17% des internautes achètent des séjours en France!
Il faut également savoir que le tourisme représente à lui seul près de la moitié du chiffre d’affaires du ecommerce (45% exactement, d’après Benchmark Group) et il arrive en tête des achats!
Web mobile, ou appli Iphone? [2]
13 aoû, 2010 par Jean-Luc Boulin
Je poursuis ma réflexion comparative sur les solutions à adopter pour un office de tourisme qui souhaite développer un service en mobilité.
Suite à l’article du 1er mars, Dominic Gagnon, un blogueur canadien nous a fait part de ses réflexions par rapport à une application Iphone développé à Québec sans stratégie. Je vous conseille de lire son post sur ce sujet.
Pour poursuivre, j’ai donc testé deux services en mobilité qui viennent de sortir. A ma droite, l’appli Iphone de Saint Brieuc : Saint Brieuc Bay. Et à ma gauche, Leslandes.mobi, site web mobile.
L’application de Saint Brieuc est la première de mobitour. Ce système d’applications Iphone est intégralement basé sur un SIT (système d’information touristiques) dont il récupère les données. Une bonne nouvelle, parce que ça évite à l’office de tourisme de re-saisir les données une nouvelle fois pour l’appli Iphone.
Mais, en conséquence, n’apparait dans l’application Iphone que ce qui est saisi dans la base de données. Et on connait malheureusement la pauvreté de certains objets de nos bases; la première crêperie que je cherche à découvrir m’amène à une phrase laconique type “bar, brasserie, pizzéria”, une photo, un numéro de téléphone et rien de plus…
L’application Mobitour propose de donner son avis au consommateur. Espèrons qu’il y aura beaucoup de participation pour enrichir certaines fiches. Ceci dit, la géolocalisation fonctionne parfaitement : je suis à 480,52 km exactement de la crèperie citée plus haut.
L’application propose plusieurs fonctionnalités assez intéressantes : l’itinéraire, l’envoi par email ou SMS de la fiche. Mais il faut à chaque fois quitter l’appli pour aller dans une autre fonctionnalité du téléphone.
Et puis surtout, ma principale critique sera la non autonomie de Mobitour. L’appli ne fonctionne pas sans accès Internet, Edge, 3G ou wifi. Les données ont besoin de cet accès pour s’afficher. Cela contrarie le principal avantage de l’application autonome, notamment pour les étrangers : se passer d’un accès internet au coût prohibitif.
Le site du CDT des Landes, leslandes.mobi est totalement web. Il est basé sur la base de données Tourinsoft qui équipe le SIT aquitain. Même remarque que pour Saint Brieuc donc, sauf que lorsque le SIT est bien renseigné, avec de bons textes et de bonnes images, le résultat de l’extraction est beaucoup plus satisfaisant. Et, sans être chauvin, il est vrai que la base landaise donne des résultats performants.
Les fonctions de géolocalisation existent aussi sur le site mobile des Landes, ainsi que la possibilité de donner un avis. A noter : la présence intéressante d’un moteur permettant d’affiner la recherche. Pas mal, lorsqu’on est en présence d’une grosse base, comme celle des évènements.
L’approche par cartographie est aussi un plus à ce système. Le tout en fait un site web mobile complet et pratique.
Finalement, la différence entre les deux systèmes est pour moi assez ténue. Simplement, l’application Saint Brieuc de Mobitour se limite aux possesseurs d’Iphone; mais elle peut être téléchargée sur l’App Store : est-ce un signe distinctif positif?
Alors que le site des Landes sera accessible à tout possesseur de téléphone connecté à Internet, et s’adapte du coup aussi aux Iphone.
Resterait à connaitre les budgets respectifs des deux systèmes car c’est sans doute là que se fait la différence!
tags : iphone,
mobilité,
site mobile ![]()
E-tourisme et design : séduire pour vendre
12 aoû, 2010 par Stéphanie Giraud
Rien de tel qu’un magnifique design pour immerger vos touristonautes dans leur futur lieu de villégiature. Le graphisme est l’un des éléments essentiels des sites web touristiques : vous ne pouvez pas, en effet, séduire et inviter un visiteur potentiel à rester sur votre site, le consulter et lui donner envie de venir dans votre région ou dans votre établissement si d'emblée, la phase de séduction ne fonctionne pas.
Le site web est un support rêvé pour la présentation des d’offres touristiques, mêlant photos, vidéos, illustrations… mettant en scène des promesses de vacances en devenir. Il joue un rôle primordial dans le processus de décision de ces touristes virtuels car avant de devenir réels, ceux-ci souhaitent voir exactement où ils vont passer leur séjour.
Ne ratez donc pas cette étape pour présenter vos offres sous leur meilleur jour, la capacité de transformation de votre site est en jeu !
Concevoir le design d’un site web touristique n’est pas forcément une tâche aisée. Si votre territoire dispose d’un point d’intérêt particulier (le ski, le golf, la thalasso…), le graphisme s’imposera de lui-même. Par contre, pour d’autres sites recensant une multitude de richesses, attirant différents types de publics, il peut être plus difficile de réaliser une maquette représentative de votre territoire et qui plaise à chacune des cibles.
S'ils sont bien pensés, le graphisme mais aussi (n'oublions pas !) la navigation, le contenu, l'ergonomie, les fonctionnalités... concourent à faire vivre à l'internaute une expérience de visite plaisante et propice à le décider.
Pour éclairer ces propos, suivent quelques cas de pratiques, sources d'inspiration, en matière de sites touristiques (sites de villes, de régions, d’états, d’hôtels…) :
- Une tendance récurrente : la partie supérieure du site occupée par un grand header qui capte le regard ou un bandeau où de belles photographies, de ce qu'il est possible de faire/voir sur place, se succèdent :
Et aussi : Denver (Colorado, USA) | Sweden | Washington (USA) | Bermuda | Montana (USA) | Hunter Valley Wine Country (Australia) | Australia’s Official Tourism Website | Dara’s Garden | Orchid Bay Belize | Grand Hotel Tremezzo | ...
- D'autres utilisent une palette graphique très colorée et gaie vendant une image dynamique et active de leur territoire :
- Certains personnalisent de façon très réussie leur design par rapport aux spécificités de leur région ou de l'époque de l'année (tourisme balnéaire, saison d'hiver, tourisme vert...) :
Et aussi : Puerto Rico | Finger Lakes Wine Country (New York, USA) | San Antonio (Texas, USA) | Cottonseed Oil Tour | Baja Vacations | Visit Idaho | Lancaster County (Pennsylvania, USA) | Fall for Tennessee | ...
- des idées de navigation qui rompent un peu avec les schémas habituels avec :
- Une mise en avant du moteur de réservation et/ou des disponibilités et promotions dès la page d'accueil pour les sites d'hôtels :
Et aussi : Wodfin Hotel (San Diega, USA) | Waldorf Astoria | Swissotel | Sofitel | 41 Hotel London | ...
- Pour finir, des interfaces plus conventionnelles (à noter, l'apparition, de plus en plus régulière, de liens vers les sites de réseaux sociaux dès la page d'accueil) :
Et aussi : Utah Travel | Raffles | Hotel Grand Pacific | Trent Cruising | Trapp Family Lodge | ...
Impossible de lister ici toutes les interfaces ! Vous retrouverez plus d'exemples dans les liens ci-après.
Sources :
Showcase of City Tourism Website Designs
Showcase of Some of the Most Inspiring Travel & Tourism Websites
37 of the Best Web Designs from the Travel Industry
Checking in Hotel Web Design: 50 Cosy Hotel Websites and Trends
Vous avez deux ans pour alléger vos sites (signé Google)
11 aoû, 2010 par Pierre Croizet
Ca y est. Le trafic en provenance des téléphones mobiles commence à se voir dans les statistiques d’audience.
Ca reste modeste mais je peux vous assurer que c’est bel et bien parti pour monter haut.
Dans une intervention récente à Anglet, j’estimais, au pif, que le trafic mobile représenterait au moins 10% de votre audience d’ici 2013. Je confirme. Cela pourrait même se voir encore plus, pour peu que vous continuiez de développer des gammes de services adaptés aux touristes en séjour (notifications évènementielles, guides touristiques géolocalisés, hébergements de dernière minute, etc.).
D’ores et déjà, il me semble qu’il convient d’anticiper tranquillement certaines évolutions, dont certaines vont être, à court terme, très lourdes d’implications.
Les sites web du tourisme sont beaucoup trop lourds, graphiquement parlant.
L’accumulation de bannières flash, de bandeaux photos, de widgets en tous genres, de flux, de galeries, de mises en page hétéroclites… nuit considérablement à la rapidité de chargement des pages.
L’intention est louable : séduire. Mais le Web est le royaume de la vitesse, du survol, du zapping. Or, souvent, en voulant bien faire, on recourt à des tue-l’amour. Je cite pêle-mêle : les bandeaux démesurés, les photos non retaillées et compressées, les cadres enjolivés, les polices spéciales, les trucs qui clignotent, les “boutons-images”, les pubs.

Australia.com, le meilleur site du monde selon une info relayée par tourmag.com.
Essayez de le visualiser sur votre smartphone et on en reparle. J’aurais pu aussi prendre l’exemple de voyages-sncf.com, c’est le même raisonnement : les versions mobile sont plus agréables à utiliser.
Il faut imaginer une autre manière d’amener l’information aux clients, sinon l’audience se dégradera du fait de forts taux de rebonds (trop lent à charger sur mon smartphone, je passe…).
Il y a un mois à peine, Google a prévenu tout le monde dans un article de son blog, le fameux Googlewebmastercentral : la rapidité d’affichage des pages sera désormais prise en compte dans le référencement des pages.
Il n’est pas directement question de mobilité, mais de confort d’utilisation : plus un site est lent, moins le visiteur s’attarde. Par ailleurs, les questions de lisibilité, que l‘écran de consultation soit grand ou petit, deviennent primordiales.
Quelles solutions ?
Il faut d’ores et déjà changer de fusil d‘épaule en matière de développement et de webdesign. Je me permets de conseiller deux choses :
- Mettez plus de textes noir sur blanc (Ok, ça oblige à faire de l‘éditorial, mais ça fait un moment qu’on vous le dit, non ?)
- Mettez moins d’images inutiles. Les images inutiles c’est tout ce qui est censé “faire joli”. Regardez les interfaces des sites à la mode (Facebook, wikipedia, copains d’avant, tripadvisor…). C’est pas “joli”, mais ça fonctionne quand même. Profitez de l’espace laissé vacant par le fait d‘ôter les ornements, pour amener plus d’images “utiles” : des vraies belles photos de votre destination, par exemple, ou des photos plus grandes des hébergements…
- Passez progressivement au HTML 5. Vous n’imaginez pas tout ce que cette évolution rend comme service…
En attendant, je relaie à nouveau l’article de Google qui suggère plusieurs outils pour évaluer la vitesse de votre site… Allez-y c’est gratuit.
Alors, prêts à abandonner le web “flashy” ?
tags : html 5,
m-tourisme,
mobilité,
référencement ![]()
Appli Iphone ou site mobile?
10 aoû, 2010 par Jean-Luc Boulin
On a tant répété à nos lecteurs que le tourisme en mobilité était LA révolution de maintenant, que je connais nombre de responsables de destination qui se disent : maintenant, faut y aller! De plus, il ne se passe pas une semaine sans que deux ou trois sociétés passent la porte de l’Office de Tourisme pour proposer une solution en mobilité.
Mais, au milieu de tout cela, comment choisir : appli smartphone, type Iphone? Site mobile? Ou encore autre chose? C’est vrai que nous n’avons pas beaucoup de visibilité sur les premières applications Iphone tourisme, pas plus que sur l’utilisation des sites mobiles.
On peut par contre tenter de dresser l’inventaire des caractéristiques de chacune des solutions, sachant que pour moi, on n’aura pas la même approche selon la touristicité et l‘équipement de son territoire, et le profil de ses clientèles.
Première solution : un site mobile web?
Je reprend la définition de Pierre dans son maintenant fameux cahier des charges. Pour faire simple, un site web mobile est un site Internet optimisé pour une consultation via un réseau GSM, sur une marchine généralement dotée d’un petit écran et d’une navigation tactile.
Réaliser un site Internet adapté au mobile est aujourd’hui relativement facile. Cela peut être une déclinaison de votre site (à intégrer au cahier des charges).
Sinon, des services gratuits existent, comme Wirenode, le jimdo du mobile.
Mais, si la réalisation peut être simple, le site web mobile nécessite que votre territoire soit bien pourvu en couverture téléphonique 3G, ou en couverture wifi, comme Venise, mais ça, c’est pas pour demain. En effet, le mobinaute devra être connecté au web pour consulter les pages.
Si la proportion de clientèle étrangère est importante sur la destination, sachez que les coûts prohibtifs de connexion la détourneront rapidement de cette solution!
Dernier point : un site web mobile n’a pas la géolocalisation intégré, et si par exemple le mobinaute trouve sur votre site l’adresse d’un restaurant, il devra aller ensuite sur son application GPS pour en chercher l’adresse.
Précision : en fait un certains nombres de sites web-mobiles offrent la possibilité de géolocaliser le mobinaute.
Deuxième solution : une application smartphone?
Je reprend aussi la définition de Pierre. Une application smartphone est, pour faire simple, un logiciel-outil qui peut se passer d’une connexion et qui maximisent les fonctionnalités de la machine sur laquelle ils sont installés (téléphone, puce GPS, boussole, lecteur multimédia, grille-pain, brosse à dents…).
Il y évidemment de sacrés avantages :
- plein de fonctionnalités supplémentaires, très utiles
- la possibilité d’avoir l’application “en dur” sur le téléphone donc sans besoin de connexion internet : impeccable pour les clientèles étrangères, et les zones mal desservies en couverture réseau.
- la géolocalisation est assurée
- l’appli Iphone ou androïd, c’est fun et sexy. De plus c’est l’effet de buzz assez garanti.
Alors pourquoi se priver de l’appli Iphone, si c’est si bien?
Pour pas mal de raisons, selon d’abord :
- votre budget : le coût d’une appli est beaucoup plus important qu’un site web mobile : de quelques milliers d’euros à beaucoup plus.
- la visibilité de votre application : 150 000 applications dans le magasin d’Apple, 20 000 dans l’Androïd Market de Google (source Iphon.fr), les deux leaders du marché. Pas facile de retrouver votre guide touristique local. Ou bien votre destination a une forte notoriété, ou bien l’appli ne sera utilisée par les possesseurs de smartphone que lorsqu’ils seront sur place.
- le nombre d’utilisateurs potentiels : certes les ventes d’Iphone connaissent une croissance à deux chiffres, mais pour le moment, cela représente deux millions de personnes. Tout dépend là encore de la proportion de clients que vous pourrez satisfaire.

En illustration, la récente application Iphone de l’OT de Saint-Brieuc
Troisième solution : investir les services mobiles existants
Au risque de se répéter, pourquoi ne pas déjà améliorer la visibilité de la destination et de son offre là où c’est possible, et gratuitement!
Les applications “stars” d’Iphone ou de Google dans la catégorie “voyage” sont développées avec de la géolocalisation. Elles permettent au voyageur de voir ce qui existe à proximité.
- Prenez Places Directory. Cette application de Google, va chercher la base de ses informations dans Google Maps, donc dans le Local Business Center, qui vous est ouvert pour y inscrire votre offre.
- Chez locly, l’application anglosaxonne favorite de Iphone, les informations sur le patrimoine proviennent de la version anglaise de Wikipédia.
- Enfin, dernier exemple, l’apllication “dismoiou”. Reliée à un site Internet, elle sollicite les avis de la communauté. Là encore, l’inscription de l’offre touristique locale est gratuite sur le site et sur l’application. Plus elle sera notée et commentée, plus elle apparaitra en haut de la liste lorsque le mobinaute cherchera restaurants, hébergement, ou services à proximité.
Ces applications “stars” équipent la majorité des smartphones. Il y a donc une vraie possibilité pour rendre visible l’offre de sa destination sur les principales applications, ou sites en mobilité. Et le tout est gratuit, à part une denrée chère dans nos DMO : du temps, du temps, et du temps…
Il n’empêche : cela peut être une première étape sur la route de la mobilité.
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mobilité,
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Google Agenda, le Mac Giver des disponibilités en ligne
09 aoû, 2010 par Pierre Eloy

Un animateur numérique de territoire, cette nouvelle espèce darwinienne de l‘évolution du professionnelus touristicus nous a demandé de lui reparler d’une petite "bidouille" qui permet de proposer à des prestataires sans budget "Gestion des disponibilités en ligne" une solution fort pratique. Nous nous sommes dit que notre réponse aurait largement sa place dans ce blog destiné aux institutionnels du tourisme qui sont en relation avec les prestataires d’hébergements.
Je vais donc vous illustrer la mise en place d’un système de disponibilité géré à partir de Google Agenda, service gratuit accesible après création d’un compte Google (par ici). L’idée est de détourner l’usage premier de l’outil Calendrier de Google qui vous permet de suivre de n’importe votre agenda, de créer plusieurs plannings et de les partager avec qui vous voulez, vos collègues… ou vos clients. Avec ces ingrédients, nous avons tout pour faire de notre agenda Google un superbe planning des disponibilités du Domaine de Tartampion (fictif bien sûr) et ce, pour chacune des 4 chambres de la maison d’hôtes.
Etape 1 : Création d’un agenda pour chaque chambre
Une fois connecté(e) à votre espace Google Agenda, vous allez créer 4 agendas en plus de celui installé par défaut correspondant à votre compte Google. Pour cela, vous trouverez, après avoir passé votre espace Google Agenda en français (Cliquer sur Settingsen haut à droite), un lien nommé "créer" à gauche de la page, dans le bloc Mes Agendas.
Vous allez donner le nom d’une de vos chambres à chaque nouvel agenda et veiller à bien cocher "Rendre cet agenda public" et "Afficher uniquement ma disponibilité"
Etape 2 : Créer une réservation express pour la chambre jaune
Maintenant vos agendas sont visibles sur le côté gauche de la page, vous pouvez modifier leur couleur en cliquand sur la petite flèche à droite de chaque agenda dans le bloc "Mes Agendas". Insérons maintenant une réservation pour 3 nuits pour Monsieur Marcel Pagnol qui séjournera dans la chambre jaune.
Pour insérer des journées complètes, pensez à cliquer dans la zone bleue au dessus des plages horaires, comme dans la capture ci-dessous. Nous mettons donc le nom de notre client dans la partie Objet et surtout, maintenant, vous allez cliquer sur "Modifier les détails de l‘événement".
Nous allons ainsi pouvoir préciser que la chambre jaune est OCCUPEE pour ces 3 nuits, du 17 au 20 mai.
Et voici le rendu final de ma réservation qui entre temps a été déplacée d’un simple "glisser" avec ma souris de 2 jours
Etape 3 : Exporter mes agendas de chambres pour les intégrer dans mon site Internet
C’est là que ça devient marrant. Vous allez pouvoir exporter vos agendas dans votre site Internet sans afficher le détail des réservations, précisant juste à l’internaute qui navigue sur votre site si à telle date, la chambre jaune, verte, bleue… est occupée. Sachant que c’est un pas de géant dans la stratégie commerciale d’une structure d’hébergement de mettre cette information à disposition des touristonautes. Avec ce genre de pratique, vos hébergeurs vont voir réduire le nombre d’emails de demandes de dispo qui polluent la journée, car le taux de retour est très faible quand un prestataire répond à ce genre d’email. Ici, plus besoin d’emails, l’internaute a la réponse sous les yeux et même si vous ne proposez pas de réservation en ligne, vous avez fait le principal !!! Alors voyons comment cela se passe.
Vous allez cliquer sur la petite flèche de votre première chambre listée dans le bloc "Mes agendas", vous découvrez le lien "Paramètres de l’agenda" :

Une large fenêtre s’ouvre et vous permet de modifier les paramètres de cet agenda, dans notre exemple, la chambre bleue. Vous allez trouver le bloc en capture ci-dessous vous permettant de copier-coller le code HTML à inclure dans votre site Internet. Vous ne copiez surtout pas ce code, malheureux !!! Soyez toujours curieux, si vous voyez comme ici un lien permettant de "personnaliser" l’intégration de votre élément dans votre site Internet, cliquez dessus sans réfléchir, il en va de même pour Google Maps, Flickr, Youtube, Calaméo et les autres :
Alors… vous auriez eu tord de passer à côté. Vous voici dans l’espace de personnalisation que vous allez pouvoir triturer dans tous les sens. Vous allez pouvoir donner un titre global à votre module Agenda qui sera exporté, ici, j’ai mis "Disponibilités Château de Touristic". Ensuite, libre à vous de cocher ou décocher les éléments à afficher pour naviguer dans vos plannings de disponibilités. L’astuce technique du jour, elle est en bleu dans la capture. Je vous conseille de remplacer la largeur en pixel pré-paramétrée par une valeur relative, ici 100%. Cela veut dire qu’une fois intégré dans ma page web, ce module Agenda prendra 100% de la largeur disponible dans ma page. C’est parfaitement intégré ainsi. Faites également commencer la semaine un lundi, ce sera mieux pour voir les disponibilités du week end :)
Encore quelques efforts et c’est bon. Enbas à gauche de cette page de personnalisation, vous allez pouvoir choisir les agendas à afficher dans votre page Web. Libre à vous de choisir une seule chambre si dans votre site, votre planning est affiché dans une page de détail de la chambre jaune par exemple. Sinon, une page Disponibilités fera l’affaire, alors, nous cocherons toutes les chambres, vous avez le rendu en direct sur votre page de personnalisation.
Vous avez terminé la personnalisation de votre agenda à exporter, il est temps maintenant de remonter tout en haut de la page et de copier-coller le code HTML que nous allons maintenant emmener sur votre site Internet.
Etape 4 : Intégration dans un site Internet, illustration avec un site Jimdo
Vous avez 36 versions différentes d’accéder à l’administration de votre site Internet, parfois, vous ne le pourrez pas, c’est votre prestataire qui fera cette dernière étape. Pour faciliter la démonstration, j’utilise un site réalisé avec Jimdo dont nous vous avons déjà parlé ici plus d’une fois pour sa facilité de création. Je vais donc aller sur une page "Disponibilités" et y ajouter un nouvel élément de contenu Jimdo, je choisis le plus neutre : WIDGET/HTML :

Je viens alors coller mon code html toujours en mémoire depuis que je l’ai copié sur ma page de personnalisation Google Agenda :

Et le tour est joué !
Etape 5 : Contemplation, champagne et par ici les réservations !
Si vous êtes, vous-même et uniquement vous, connecté à votre compte Google, vous verrez alors le nom des clients dans le module de disponibilité intégré dans votre site Internet :

Vos internautes, qui par définition ne sont pas connectés à votre compte google et heureusement, ne verront que la mention Occupé. Elle est pas belle la vie ?
Informations pratiques et concrètes
Et si vous voulez voir fonctionner le système pour de vrai, découvrez le Domaine de Larchey, chambres d’hôtes à côté de Bordeaux qui utilise ce système et qui a réduit de façon considérable le volume d’emails de dispos reçus chaque jour… et souvent ses emails de dispos sont aujourd’hui des emails de confirmation : Page de présentation et de disponibilité de lachambre Cambodgienne

Bonne mise en pratique et bonne sensibilisation auprès de vos prestataires !
Cahier des charges site Internet (1)
06 aoû, 2010 par Pierre Croizet
A l’heure où il est question pour certains acteurs d’un basculement complet des stratégies de promotion et d’information sur le Web (les purs joueurs du E-Tourisme), il m’a semblé intéressant de refaire un feuilleton “cahier des charges”.
Voilà ce que je propose : en cinq ou six articles, je vais dérouler un cadre de cahier des charges. Ce cadre sera déposé au fur et à mesure sur Google Docs.
C’est un outil inspiré par celui que j’ai mis au point dans le cadre du Programme Régional de Formation des Acteurs du Tourisme du Limousin en 2009.
Intro de la démarche
Il n’y a pas de modèle de cahier des charges pré-rempli. C’est à vous de dire ce que vous voulez vraiment. Toute tentative de recopiage est généralement vouée à l‘échec car la réflexion n’est pas suffisamment mûre de votre côté et le prestataire n’a pas assez d‘éléments pour comprendre la commande.
Donc, se rappeler que : le cahier des charges sert uniquement à dire clairement ce que l’on attend !

Notez que je n’aborderai pas les aspects contractuels et juridiques. Là dessus, chacun peut se débrouiller. J’en profite cependant pour insister : une commande claire permet de disposer d’offres de services claires. Elle suffit généralement à garantir le bon déroulement de l’opération.
Chapitre 1 : Présentation du maître d’ouvrage

Ce point est souvent oublié, or ayez à l’esprit que les gens à qui vous envoyez votre cahier des charges, ne vous connaissent pas. Indiquez donc :
1.1 – Le nom exact de votre structure et son statut
1.2 – Taille de votre territoire : nombre de lits, nombre de prestataires, chiffre d’affaires ou budget, carte géographique).
1.3 – Vos partenaires incontournables : CDT, CRT, centrales de résa, etc. Autrement dit : tout organisme dont il va falloir tenir compte au moment de réaliser le site.
1.4 – Le nom de votre chef de projet : ce point est crucial. Avec la complexité croissante des sites et du E-Tourisme en général, il est primordial de désigner en interne, un chef de projet, c’est-à-dire une personne qui sera l’interlocuteur privilégié du prestataire Web. Les trois quarts des problèmes de gestion de projet viennent de clients insuffisamment organisés (pas de gestion de planning, défaut de suivi, absence de préparation des comités de pilotage…).
Chapitre 2 : Présentation du projet – Vos objectifs

2.1 – Pourquoi un nouveau site ou une refonte ?
En quelques mots, expliquez les raisons qui vous ont poussé à passer cette commande : changer de partenaire web, augmenter votre audience, passer à une version mobile, développer votre chiffre d’affaires, adapter une nouvelle charte graphique, etc.
Evidemment, des objectifs chiffrés (audience, ROI, CA…) apportent un vrai plus. Il faut savoir en effet que créer un site dans une logique d’audience inférieure à 20 000 visiteurs uniques par an est fort différente d’une optique visant à dépasser les 200 000 annuels, par exemple.
Un petit conseil : faites des schémas ! Vous vous casserez moins la tête à écrire un roman et vous vous ferez mieux comprendre :-)
2.2 – Quelles sont les cibles de clientèle visées ?
Un site web est un outil, au service d’une mission de service public et/ou d’une stratégie marketing. Plus les cibles sont claires, plus le travail est facilité. Des cibles claires, cela signifie que vous devez en identifier 2 ou 3 principales, maximum. Si vous n’y parvenez pas, pensez à segmenter votre site (ou créez des mini sites). L’absence de cibles claires conduira immanquablement à une architecture fourre-tout, encombré, illisible et difficilement interprétable par les moteurs de recherche.
[A suivre]… 2ème article lundi.
Retrouvez ce plan guide sur google doc à l’adresse suivante, librement partageable : Guide pratique cahier des charges selon etourisme.info
Merci d’avance pour vos commentaires et suggestions.
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